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EXAMEN PAR LA LUMIÈRE POLARISÉE

lions qu’on ne lui a pas encore données. Envoyons le faisceau lumineux de notre lampe électrique L [fig. 82) à travers

un prisme B de spath bi-réfringent, et produisons ainsi un rayon de lumière polarisée. Ce rayon rencontre un second prisme de spath n ; mais bien que les deux prismes soient parfaitement transparents, la lumière qui a traversé le premier ne peut plus traverser le second. Et ce que je veux vous faire voir, c’est que, si on place un morceau de vérre entre les deux prismes, et qu’on lui fasse subir une traction ou une pression, la lumière deviendra capable de traverser le système des deux prismes. Nous opérons avec une lame de verre de forme rectangulaire, longue de quinze centimètres. Dans son état naturel, vous voyez qu’elle ne produit aucun effet ; bien qu’elle soit placée entre les deux prismes, sur la route de la lumière, l’écran reste obscur. Avec la seule force des doigts, j’infléchis la lame de verre, constituant ainsi une moitié de sa substance dans un état de dila-

LEÇON V

tation, l’autre moitié dans un état de compression, et voici cjue vous Voyez se produire sur l’écran l’image lumineuse de la lame. "Vous remarcpiez toutefois une bande obscure le long de la partie mitoyenne de l’image : cette bande marque le passage de la traction à la compression,, c’est-à-dire les points qui sont restés à l’état naturel, et qui, par conséquent, ne peuvent avoir d’influence sur la lumière.

Enlevons la lame de verre , et à sa place interposons entre les prismes B et n une bande rectangulaire de verre ss', longue de 2 mètres, large de 5 centimètres, épaisse de 8 millimètres, à laquelle nous imprimerons un mouvement vibratoire longitudinal. Le faisceau lumineux qui part de L traverse la lame de verre près de son milieu, et ce milieu est saisi par un étau c, de sorte que lorsqu’une des moitiés de la lame es sera frottée avec un drap mouillé, le milieu sera un nœud.

Pendant la vibration longitudinale, la partie centrale du verre est tour à tour étirée et comprimée, ainsi que nous *■ l’avons expliqué ; et cette succession de traction et de compression communique à la masse du verre une structure qui : fait sortir la lumière de la condition dont dépendait son extinction par le second prisme n . Soyez attentifs à l’expérience, ij L’écran est entièrement obscur : on passe vivement le drap mouillé sur le verre ; vous entendez un son, et au même instant, vous voyez paraître sur l’écran un disque éclatant de ; \ lumière d’un mètre de diamètre. La vibration est suspendue* aussitôt le disque lumineux s’évanouit, pour briller de nouveau à chaque passage du drap mouillé sur le verre.

La lumière de ce disque nous semble continue, mais elle , est réellement intermittente, car le verre n’est perméable aux i rayons lumineux que lorsqu’il subit les efforts de traction ou de compression. Dans le passage de la traction à la compres- ! sion,ily a un instant où le verre a repris son état naturel, et

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