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VIBRATIONS LONGITUDINALES DES VERGES LIBRES

(fig. 80) par le point b situé à égale distance de son milieu et de l’une de ses extrémités, et frottons la petite section a b avec un drap mouillé.

Le point b devient un nœud, et un second nœud d se forme à la même distance de l’extrémité opposée. La tige se trouve ainsi divisée en trois parties vibrantes, savoir : le segment central tout entier bd , et deux demi-segments ab , de. Le son correspondant à cette division de la tige est l’octave de sa note fondamentale.

Yous avez maintenant un moyen de mettre en présence , pour ainsi dire face à face, deux 2 de nos affirmations, et

S de vérifier si elles se

^ contredisent ou s accor-

^ dent entre elles. Car, si

0 le second mode de divi-

Q| sion que nous venons de

décrire donne l’octave de la note fondamentale, et si une verge de demi-longueur donne cette même octave, il faudra que la verge de longueur entière, saisie en un point situé au quart de cette longueur à partir d’une extrémité, donne la même note que la verge de demi-longueur saisie par son

LEÇON V

milieu. Pendant que nous ferons vibrer la verge entière, un aide se chargera de faire vibrer l’autre. Vous entendez les deux sons, leur ton est parfaitement le même.

Fig. 81.

Dans la figure 81 , a et c et d, e et / représentent les trois premiers modes de division d’une verge libre par ses deux bouts et vibrant longitudinalement. Comme toujours, les nœuds sont indiqués par des lignes ponctuées, et le sens de la marche des pulsations par des flèches. L’ordre des sons est celui des nombres 1, 2, 3, 4, etc.

Lorsqu’un tube, ou une verge, vibrant longitudinalement, émet sa note fondamentale, ses deux extrémités sont dans un état de vibration libre, le verre n’éprouvant en ces points ni traction ni compression. Au milieu, c’est tout le contraire qui a lieu : ici, nulle vibration, mais une rapide succession alternative de tractions et de compressions. Lorsque les pulsations sonores arrivent ensemble au centre, elles compriment le verre ; elles l’étirent, quand elles s’éloignent l’une de l’autre. Ainsi, tandis qu’aux extrémités nous avons le maximum de vibration, mais sans aucun changement de densité, au milieu, nous avons la variation maximum de densité, mais sans vibrations.

Yoici que nous avons préparé les voies à une magnifique expérience qui fut faite par Biot, il y a un grand nombre d’années, mais que nous allons reproduire dans des proper-

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