‹ Le sonChapitre 83 sur 143 · TUYAUX FERMÉS · texte numérisé non relu

TUYAUX FERMÉS

notes pins élevées, leurs vitesses de vibration seraient représentées par la suite des nombres impairs 7, 9*, 11, 13, 15, etc.

Un instant d’attention suffira pour vous convaincre que telle doit être la loi de succession des sons. En effet, la durée d’une vibration dans c ou d est celle qui convient à un tube fermé par un bout et de longueur xy\ et parce que cette longueur n’est que le tiers de la longueur du tube total , ses vibrations doivent être trois fois plus rapides. De même, la durée des vibrations dans e et f est celle d’un tube fermé de la longueur x'iy' ; et parce que cette longueur est le cinquième de celle du tube total, le mouvement vibratoire doit être cinq fois aussi rapide. Nous obtenons ainsi la suite 1, 3, 5, et ce même mode de raisonnement s’étendrait à la série entière des nombres impairs.

Cette fois encore, nos affirmations recevront la sanction de l’expérience. Voici deux tubes, dont l’un est trois fois plus long que l’autre. Faisons rendre au plus long la note fondamentale, et la note immédiatement au-deksus. Les nombres de vibrations de ces deux notes, comme nous l’avons vu, sont entre eux dans le rapport de 1:3. La seconde doit donc être précisément la note fondamentale du tube le plus court. Et, en effet, embouchés à la fois, les deux tubes rendent des sons identiques.

Tout le monde comprendra qu’il suffit d’assembler une série de tubes de longueurs décroissantes pour former l’instrument primitif qu’on nomme la flûte de Pan, et que vous connaissez tous si bien.

Les divisions successives d’une verge fixée à l’un de ses bouts et les relations entre ses tons harmoniques (décrites page 171) sont identiquement celles que nous venons de constater pour la colonne d’air d’un tube fermé à l’une de ses extrémités.

LEÇON V

Passons des tubes fermés à une extrémité, et que nous appellerons simplement pour abréger tabes fermés , aux tubes ouverts à leurs deux extrémités, que nous nommerons tubes ouverts. En comparant d’abord un tube fermé avec un tube ouvert, nous trouvons que la note du second est l’octave de la note du premier. C’est un résultat général. Un tube ouvert rend toujours l’octave de la note émise par un tube fermé de même longueur. Dans cette collection de tubes ouverts, choisissons-en quatre qui soient à l’unisson avec nos quatre diapasons. Chacun de ces tubes ouverts est double en longueur du tube fermé qui sonne àl’unisson du même diapason . Pour qu’un tube ouvert rende la même note qu’un tube fermé, il faut que sa longueur soit deux fois plus grande. Et, puisque la longueur d’un tube fermé rendant sa note fondamentale est le quart de la longueur de son onde sonore, la longueur du tube ouvert est la moitié de celle de l’onde qu’il produit.

Il n’est pas facile d’obtenir une note musicale soutenue en soufflant à l’extrémité d’un tube ouvert; mais un souffle suffit à une oreille exercée pour reconnaître le ton du son rendu. C’est toujours la note d’un tube fermé moitié moins long que le tube ouvert.

Il est divers moyens de mettre l’air en mouvement aux extrémités des tuyaux et des tubes, de manière à faire vibrer la colonne d’air intérieur.

On y parvient dans les tuyaux d’orgues, en lançant une mince couche d’air contre un bord tranchant. Il en résulte un frémissement, dont certaines pulsations se convertissent en un son musical par la résonnance de la colonne d’air qui lui est associée.

Vous comprendrez sans peine, avec l’aide de la figure 90, la construction de ce tuyau d’orgue ouvert, dont une face a été enlevée pour que vous puissiez voir son intérieur. L’air parti du réservoir où il est comprimé traverse le tube t et ar-

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