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TUYAUX OUVERTS

rive dans la chambre C fermée à son sommet, à l’exception d’une fente étroite ed par laquelle l’air sort. Ce mince cou-

Fig. 90. Fig. 91.

rant d’air se brise contre le tranchant ab , et produit ainsi le bruit frémissant dont une pulsation spéciale ou sympathique se transforme en son musical par la résonnance du tuyau. L’espace compris entre le tranchant ab et la fente située au dessous est ce qu’on nomme V embouchure. La figure 91 représente un tuyau fermé de même longueur que celui de la figure 90, et rendant par conséquent une note plus basse d’une octave.

Au lieu de déterminer ainsi le frémissement de l’air, on peut appliquer à l’embouchure un diapason vibrant synchroniquement avec le tuyau d’orgue, comme en AB ( fig . 92). Le tuyau résonne. Prenons quatre tuyaux de différentes Ion-

LEÇON y.

gueurs, et quatre diapasons de périodes de vibrations différentes. Commençant par le tuyau le plus long, excitons celui

Fig. 92.

des diapasons qui vibre le plus lentement, et approchons-le de l’embouchure. Le tuyau joar/e avec force. Soufflons maintenant dans ce même tuyau : le son est celui que provoquait le 'diapason. Allons successivement d’un tuyau à l’autre, nous trouverons dans tous les cas que la note rendue par le tuyau, quand on y souffle, est exactement celle produite quand on approche de son embouchure le diapason consonnant. Si nous approchons tour à tour les quatre diapasons d’une même embouchure , ils feront naître des pulsations de quatre ordres différents ; mais entre ces quatre périodes de vibrations, le tuyau en choisira seulement une. Et si, au lieu de quatre diapasons, nous en approchions quatre cents de son embouchure, le tiïyau ferait toujours son choix. Il en sera encore de même si aux pulsations des diapasons nous substi-

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