‹ Le Songe d'une nuit d'été, opéra-comique en trois actesChapitre 27 sur 83 · SCÈNE IX · texte numérisé non relu

SCÈNE IX

LATIMER, gagnant le fond; FALSTAFF, regardant devant liai; puis ELISABETH et OLIVIA, masquée

FA L STAFF, entrant mystérieusement.

Je ne vois plus personne! (a la porte.) Venez, venez!

(Latimer qui allait sortir se retourne et s'arrête. Les deux femmes paraissent.) Vous pouvez ôter vos masques que vous vous êtes

Obstinées à garder. (Elles lui font avec le doigt sur la bouche un

signe de discrétion.) Pas encore? Eh bien, soit... chez moi seulement; mais hâtons-nous, le moment est propice, (n

prend le bras des deux femmes. A part.) Latimer ! OLIVIA, à part, très émue.

Latimer!

Eiïe ôte rapidement le bouquet qu'elle porte à sa ceinture. YAL STAFF, croyant qu'elle veut le lui donner, et le prenant.

Merci ! (n le met soms s» veste, a part.) Elle est folle de moi!

Olivia, accablée d'émotion, tombe sur un siège.

U LE SONGE D'UNE NUIT D'ÉTÉ

LATIMER, s'avançant.

Ah! mon Dieu! celle dame est près de défaillir... Son masque la gène, il faut lui faire respirer...

Il y» pour oler le masque d'Olivia. Elle témoigne qu'elle va mieux. FALSTAFF, à Olivia.

Ça va mieux? (signe affirmatif d'Olivia.) Çava mieux, et nous pouvons sortir...

LATIMER, examinant Olivia avec émotion.

Sortir? Y songez-vous, dans l'état de faiblesse...

FALSTAFF

Il le faut!

LATUIER.

Eh bien, à cette heure avancée de la nuit, deux cavaliers valent mieux qu'un pour protéger ces dames...

FALSTAFF, vivement.

J'y suffirai... (Bas, à Latimer.) Et puisqu'il faut tout VOUS dire, ce sont deux victimes à moi que j'emmène à ma maison de Richmond.

LATIMER

Ah ! (a part, en s'effaçant.) Des maîtresses de Falstaff !

FALSTAFF, bas, aux deux femmes

Nous en voilà débarrassés !

OLIVIA , à part.

Oh! j'ai cru que j'allais mourir!

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