‹ Le Songe d'une nuit d'été, opéra-comique en trois actesChapitre 35 sur 83 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

JÉRÉMY.

S'il voit tant de monde chez moi, A cette heure, d'après la loi, Je vais être mis à l'amende !

A Latimer.

En grâce, je vous le demande, Emmenez-les !

LAT1MER, à Falstaff.

Partons !

FALSTAFF

Non pas, ma foi...

Montrant Jérémy.

A moins que ce coquin ne verse dans mon verre Une bouteille de madère !

TOUS, à Jérémy.

Allons, allons, remplis mon verre t

JÉRÉMY.

Et, tous, vous partirez après?

FALSTAFF

~e le promets.

TOUS

Je le promets.

Jérémy va ouvrir un bahut dans lequel il prend des bouteilles. Elisabeth, qui a reparu en observant tout, à la porte de la chambre, avec Nelly, fait si-no à celle-ci, qui place un billet au fond du frand verre qhe FftUUff vittAt rciidre tur ta drei»**"-

ELISABETH, à part.

Je viens d'accomplir mon projet...

Elle rentre dans la chambre.

JÉRÉMY, revenant avec des bouteilles, à FalslafT. Dépêchons !,..

FALSTAFF, tendant son verre.

Verse i allonj !

Apercevant l'écrit.

Qu'est-ce ? que signifie ?

Dans mon verre, un billet!...

Avec fatuité.

Encor quelque Yénus.

Qui veut m'arracher à Bacchus ?

Dépliant l'écrit.

Lisons!

Frappé de surprise.

Ciel !

LATIMER

Qu'avez-vous ?

FALSTAFF, tremblant, à lui-même.

Il y va de ma vie.

Si je n'obéis pas!...

LATIMER, s'avançant. Cet écrit ? ce billet ?

FALSTAFF, reculant.

Mylord, mylord, c'est un secret!.,.

A part, lisant l'écrit avec effroi et montrant le banc où est Shakspeare.

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