‹ Le Songe d'une nuit d'été, opéra-comique en trois actesChapitre 46 sur 83 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

Pour lui, nos belles Les plus fidèles, Les plus rebelles, Perdent l'esprit,

LATIMER

Tu soutiendrais, malheureux!

FALSTAFF

Oui, mon maître...

Je soutiens que le tendre objet Qui m'octroya ce beau bouquet Brûle de me voir apparaître Au rendez-vo'lis...

LATIMER

Un rendez-vous à toi!

FALSTAFF

Un rendez-vous à moi !

LATIMER

Où cela?... Réponds, double traître!

FALSTAFF, faisant le discret.

Oh ! pardon ! oh ! pardon !

LATIMER, le menaçant.

Réponds ! répond !

FALSTAFF

Prcs du château... dans ma propre maison.

LATIMER

A l'instant tu vas m'y conduire.

FALSTAFF

Y pensez-vous ! ah! quel délire!

Mon devoir me retient ici !

L ATI MER, avec égarement Il faut qu'un doute affreux par moi soit éclairci

FALSTAFF

Je n'irai pas !

LATIMER, mettant la main sur son poignard.

Eh bien ! sans grâce, ni merci, Je te tuerai...

FALSTAFF, tremblant.

Je vous suis, Monseigneur...

A part J'en mourrai de frayeur !

ENSEMBLE

LATIMER

De ce parjure, De cette injure, Oui, je le jure, Tu répondras!

Ta persistance Est une offense!

Sans résistance Tu me suivras !

FALSTAFF

Mais quel parjure?

Mais quelie injure?...

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