‹ Le Songe d'une nuit d'été, opéra-comique en trois actesChapitre 60 sur 83 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

FALSTAFF

Majesté?

ELISABETH

Avancez donc...

FALSTAFF, avançant

J'attendais l'ordre de ma souveraine.

ELISABETH

J'ri précisément un ordre à vous dicter.

A moi?

ELISABETH, désignant une tablé.

Placez-vous là.

FALSTAFF

J'obéis.

Il va se placer devant la table et y dépose sa toque. ELISABETH.

Et mettez-vous en mesure d'écrire.

FALSTAFF

Oui, reine.

ELISABETH, bas, à Olivia.

Rien qu'à son air, le duel n'a pas eu de suites funestes-- \e le connais.

OLIVIA, à derai-voix

Oh! quel bien vous me faites, Madame î

ELISABETH, à Falitaff.

C'est un ordre que vous exécuterez vous-même, après y avoir fait apposer la signature du grand shérif,

FALSTAFF

C'est un honneur pour moi !

ELISABETH

Yêtes-vous?

/ALSTAFF.

J'y suis, Majesté!

ELISABETH, dictant.

« Nous, grand shérif de Londres, de par la reine, ordonnons à sir John FalstafT...

FALSTAFF, à part.

Je suis en faveur, c'est clair...

ELISABETH, dictant.

» De rechercher et de trouver, pour le faire pendre... a

FALSTAFF, a part.

Il s'agit de faire pendre quelqu'un par mon intermédiaire! J'ai les bonnes grâces de ma souveraine... C'est évident. (Haut, répétant.) Pour le faire pendre...

ELISABETH, dictant.

« Un des gouverneurs des châteaux royaux... dont on y> ignore le nom, qui ne ménage pas les chevreuils de Sa » Majesté, sous prétexte que Sa Majesté ne les compte » pas... »

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