ACTE TROISIÈME
FALSTAFF
Sans se faire
Le moindre mal.
OLIVIA, avec joie.
Quoi?...
ELISABETH, souriant.
Vous voyez, ma chère, Comme il conte bien !...
Je tache à vous plaire En n'oubliant rien 1...
ELISABETH
Mais Shakspeare ?...
FALSTAFF
Le grand poète?..
Shakspeare, mon ami Shakspeare...
ELISABETH
Abrégez donc!
FALSTAFF
Oui, Majesté... Pardon !...
Shakspeare le croit mort et soudain perd la têle ! Il fuit à travers champs, et buissons, et halliers, Nous échappe, s'égare,
Franchit un mur qui le sépare De la Tamise et tombe à l'eau !... Des bateliers
Le retirent; on le transporte
Évanoui dans sa maison; Je le suis, je le veille, et fais garder sa porte
Jusqu'au retour de sa raison.
U LE SONGE D'UNE NUIT D'ÉTÉ
ELISABETH, bas, à Olivia.
Eh bien?... Il n'a plus rien, je pense, à nous apprendre ? .. C'est à lui maintenant de ne plus rien savoir.
Haut.
Sir John, c'est un plaisir d'entendre
Vos récits, mais il va falloir Revenir au premier.
FALSTAFF, stupéfait.
Plaît-il?
ÉLIS Ali ET II, s'approchant de la table à gauche et mettant la clé dans la toque de sir John.
Oui, son mérite Est d'être le seul vrai; le mensonge m'irrite.
FALSTAFF
Quoi?... Vous voulez?... Comment?...
ELISABETH
Je veux le vrai!... Le vrai seul est charmant!.., Donc, mon beau conteur, pas d'aventurière!...
FALSTAFF
C'est étonnant!...
Le shérif...
ELISABETH
N'était que dans votre verre!
FALSTAFF
C'est surprenant!...
Tirant un papier de sa poche Ce papier...
ELISABETH, prenant le papier et le déchirant. Erreur dont plus rien ne reste !