‹ Le Songe d'une nuit d'été, opéra-comique en trois actesChapitre 78 sur 83 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

FALSTAFF, vivement, et avec un sentiment d'effroi.

Je ne l'ai pas vue.

Et la reine ?

FALSTAFF

Non plus !

SHAKSPEARE

Et sir Latimer ?

FALSTAFF

Pas davantage !

SHAKSPEARE

Et William Shakspeare ?

FALSTAFF

Moins que personne !

SHAKSPEARE, avec éclat.

Mais non, c'est impossible !... Et quand j'aurais rêvé tout le reste, il est un détail de cette étrange nuit qui est là présent à ma pensée... je irai pas rêvé que j'ai tué

Latimer !

En ce moment Latimer traverse le théâtre au fond, causant avec un des seigneurs de la cour.

FALSTAFF

Latimer?... regarde !

SHAKSPEARE, voyant passer Latimer.

Grand Dieu!... Mais alors, suis-je certain de ma propre existence. (Avec désespoir.) Ah ! je sens que la raison m'abandonne, et il ne me reste plus qu'à mourir.

H* LE SONGE D'UNE NUIT D'ÉTÉ

FALSTAFF, le regardant avec effroi.

Mourir... lui... mourir!... Ah! courons prévenir la reine!...

Il sort précipitamment par le fond à droite.

Page 1