mas segons pora
Lacune considérable, comblée comme suit, d’après les deux manuscrits de Barcelone :
Mas segons la diuersitat dels oficis que la dita anime exercex, es en moites matières iiomeuada. Car viuificant lo cors, es appellade anima; e volent, coratge; sabetit, pensa; remembrant , memoria; justament judicant, raho; e spirauf, spirit. Empero la sua essencia vna sola es e simpla. E entenent fs) ho moll mils que no ho saberen dir non han pogut perfetament explicar, ne jo dément re ( que ) sia cubert daquesta vestedura qtiern veus portar, not hi poria molt mes dir que elles han dit. Car entro (que) sia passât lo temps per noslre senyor a mapenitentiaordonat, obligat son en partida als dcffalliments de aquells, no molt menys que si encara era ajustât a lacarn.Vnacosa tant solament hi pux anadir, quet dich certament, per ç 0 com ho veig en mi niatex, que ço quels doc tors de la Sgleya de Deu han sabut per reuclatio diuinal, e per relatio de molts ressuscitais, dit de la anima racional, es ver. E molts philosoff s e poetes se son acostats assats a la veritat, en quant humanal enginy ho pot compcndre.
— Senyor, digui jo, aytani ne se com ne sabia. No veig
Mais, comme ladite âme remplit diverses fonctions.elle reçoit aussi plusieurs noms. Quand elle vivifie le corps, on l’appelle âme; quand elle veut, cœur; quand elle sait, intelligence, quand elle se souvient, mémoire ; quand elle juge juste, raison; quand elle respire, esprit.
Toutefois, son essence est une et simple. Et tu l’entends bien mieux qu’ils n’ont su le dire et l’expliquer parfaitement. Et moimême, tant que je porterai cette enveloppe dont tu me vois revêtu, je ne pourrai t’en dire beaucoup plus qu’eux. Aussi longtemps, en effet, que ne sera pas atteint le terme que notre Seigneur a fixé à ma pénitence, je suis astreint en partie à leurs faiblesses, à peu près autant que si j’étais encore uni à la chair.
Il n’y a qu’une chose que j’y puis ajouter et que je t’affirme avec certitude, d’après ma propre expérience, à savoir que ce que les docteursde l’Eglise de Dieu ont appris par révélation divine et par le récit de beaucoup de ressuscités, et ont dit de l’âme raisonnable, est vrai.
Maints philosophes et poètes ont approché de la vérité, autant que la chose est accessible à l’entendement humain.
— Seigneur, répondis-je, me voilà aussi avancé qu’aupara-
VARIANTES
que d als sia crescut mon saber apresent , sino de vostre testimont.
— Noespoch, dixell, en tant duplos fet hauer testimoni qui , sens alire miya depos de ceria sciencia; majonnent quels altrcs concordants ab ell(s) sien majors de iota exceptio e irrepcllibles (le ms V. A., irréparables').
— Sia vostre merçe donchs, senyor, quem digats quetv ban escrit los dits doctors, e vos quen scntits per tal que mils ne ro~ manga instruit.
Ladonchs ell baxa los ulls, e ab cara quaix irada, dix:
— A mi coue dir ço quel fara pochfruyt, car aytant poch ho entendras. Pero valrat ço que pora. Entrcls antichs philo soffsy etc.