ACTE I, SCÈNE II
BEDFORT
Parce quilaime cette petite Marie.
LUDLOW
Il faut les séparer sans retard.
BEDFORT
,^Nous sommes d'accord .
LUDLOW
Mais , lord Weston ?
BEDFORT
J'ai son consentement.
LUDLOW
Sa fille?...
BEDFORT
A aussi une passion ; mais elle est docile , el son père ordonnera.
LUDLOW
Il faut qu'Henri perde au plus tôt tout espoir d'épouser Marie.
Mais, le moyen?
LUDLOW
Nous le trouverons plus tard ; songeons d'abord à la disparition de la jeune fille.
BEDFORT
Un enlèvement, n'est-ce pas ?
LUDLOW
Aujourd'hui même : avant de commencer une semblable lutte, nous devons nous assurer que les amants ne pourront fuir ensemble.
REDFORT.
J'avais déjà des idées si semblables que je suis venu ici pour connaître les allures de la maison.
LUDLOW
Peu nous importe la maison. La fille d'un aveugle doit souvent sortir seule , et cela doit nous sul-
fire. Commençons par nous éloigner prudemment avant le retour du père de Marie.
BEDFORT
Viens ! [S'arrctant près de la 'porte ouverte au fond.) Mais, le voici sans doute.
LUDLOW
C'est fâcheux; je voulais éviter qu'il nous vît.
BEDFORT
Tu oublies donc qu'il est aveugle?
En effet. Silence !
(Ils restent immobiles.)