ACTE II , SCÈNE V
che ; redescendant la scène.) Oh ! lord Bedfort ! ta haine ne sera jamais aussi puissante que notre amour.
•rfeCENE V.
LORD HENRI, RICHARD; pm'^ ALBINUS,
puis JOHN.
LE DOMESTIQUE , entrant.
Mylord Henri, deux inconnus demandent à vous parler.
HENRI
A moi ? qu'ils entrent. [A part.) Que peut-on me vouloir ?
ALBiNus, entrant.
Frère, pardonnez.
HENRI
Albinus !
Si j*ose venir jusqu'à vous ; mais j'amène avec moi le sonneur de Saint-Paul.
HENRI
Le sonneur de Saint-Paul ! . . . mais où est-il donc ? {Il monte la scène et aperçoit John, que le domestique conduit.) Le \o'\c'i !...0h ! venez, et dites-moi... quelle nouvelle m'apportez-vous donc ?
JOHN
Aucune, mylord... c'est à votre père que je veux parler ; et je vous prie en grâce de me conduire là où je pourrai lui parler sans témoins.
HENRI
Sans témoins?
JOHN
Oui , mylord ; car vous ne pouvez entendre ce que je dois lui dire.
HENRI
Vous m'effrayez !...
7e LE SONNEUR DE SAINT-PAUL.
JOHN
y Aide et discrétion, mylord, voilà ce que je viens vous demander.
HENRI
Vous serez satisfait.
JOHN
Merci, lord Henri.
Et Marie... ne vous a pas accompagné ?
JOHN
Non, mylord, j'ai pris un autre guide.
ALBINUS
Et ce guide , qui doit vous reconduire dans le quartier Saint-Paul, va vous attendre à la porte de ce palais.
HENRI , V arrêtant.
Entrez ici, dans mon appartement.
(Il en désigne la porte.)
ALBINUS
Si vous le voulez bien, mylord. [Pendant que lord Henri va ouvrir la 'porte , bas à John,) John ! du courage !
JOHN, bas.
J'en aurai.
ALBINUS , bas à John, Je serai là... une porte à droite, vous entendez? Si Bedfort niait, [Henri reparait à la porte,) appelez-moi... je viendrai... j'ai vu, moi...
(Il s'incline devant Henri et entre dans l'appartement^
à droite.)
HENRI , à part.
Que se disaient-ils? [A John,) C'est à lord Bedl|f fort que vous voulez parler.... [Il monte regard^ au fond ; redescendant la scène,) Le voici... il vient lentement de ce côté.