ACTE III, SCÈNE V
LUDLOW
C'est vrai... Tu ne redoutes pas que Henri re- Tienne cette nuit?
BEDFORT
Il n'oserait s'éloigner de Marie! et, pour plus de sûreté , j'ai fait faire à Windsor une émeute qui doit donner trop d'occupation à la garnison pour que Henri puisse prendre la route de Londres.
LUDLOW
Toutes tes mesures sont bien prises ; et pourquoi ce bal ?
^ BEDFORT
Pour occuper le roi d'Angleterre! j'ai cru prudent de tuer la réflexion.
Et maintenant, que vas-tu faire?
BEDFORT , voyant paraître Richard,
Aller au bal, car on m'apporte ma pelisse et mon masque. {Richard , qui portait la pelisse et le masque , aide Bedfort à s'affubler. Bedfort se rap^ proche de Ludlow , à c?em^-^>o^a?.) Va, Ludlow... vite à Kinsington... Sans la mort d'Albinus... la nôtre sans doute...
LUDLOW, a/^an^ vers la porte.
Qu'il vienne à Kinsington, et...
BEDFORT , près dc la sortie.
Il ira. . . [Il referme la porte sur Jjudlow ; revenant en scène en ajustant son costume.) Et maintenant ^ William Smith, va gaiement faire ta cour au roi Charles II d'Angleterre.
(Il sort au fond à droite ; le domestique ferme la fenêtre , prend la lumière sur la table , et , se disposant à sortir par le fond , il rencontre Albinus qui entre par la porte du fond à gauche.)
lOS LE SONNEUR DE SAINT-PAUL.