LORD BEDFORD, LORD WESTON
WESsTON.—Oui, milord, j'ai fait prévenir son altesse qu'après avoir éclairci de vagues soupçons et suivi des traces mal effacées, j'ai découvert chez le sonneur de Saint-Paul la preuve de sa complicité dans le meurtre du roi Charles Ier.
BEprorp.—Je vous avoue, milord que je suis très-curieux de savoir...
WESTON ({’énterroïpant). — Milord ! William Smith et son complice sont, pour ainsi dire, entre nos mains. (Bedford reste interdit.) Après avoir brisé un meuble chez le sonneur de Saint-Paul, on y a trouvé un rouleau de papiers soigneusement cacheté, et ce papier, le voici; voyez l’adresse, lisez. (77 lui présente un papier.)
BeororD (Zsant).—“* A William Smith.”
" WESTON.—Et maintenant, lisez ceci... au bas.. là.
BEDroRD (sant avec dissimulation).—“Quant à & Ja cassette du roi, j'en ai brûlé le bois, fondu les “ ornements ; les cent mille guinées sont en route “ pour l'Amérique... Notre rendez-vous est à ‘ Terreneuve.”
WESTON (glorieux). —Vous le voyez, milord, l'entier aveu du crime. |
BEDFoRD.—Oui, mais sur quoi comptez-vous, milord, pour découvrir les coupables ?
WeEsTon.—Sur les révélations du sonneur de Saint-Paul.
BEDFORD (vivement) —Et pourquoi ne pas supposer d'abord que ie sonneur de Saint-Paul est lun d’eux ?