CHARLES II, LORD BEDFORD, LORD WESTON
CHARLES IT (se parlant à lui-même). —Ah ! messieurs du parlement, vous m’avez accusé de ne pas hâter le procès des traîtres ; vous vous êtes étonnés de ma lenteur à punir ; mais aujourd’hui que je suis sur les pas des deux grands coupables, je m’écrie : vengeance ! je demandé, comme vous, le procès des traîtres, et je veux dicter leur sentence. Lord Bedford, écrivez !
BEDFORD (à part). —Que veut-il faire? (Après s'être assis à une table.) Sjire, j'attends.
CHARLES IT (dictant).—Tous ceux qui seront convaincus du crime de haute trahison envers la personne sacrée de Charles Itr, roi d'Angleterre, d’Ecosse et d'Irlande, seront traînés sur une claie au lieu de l’exécution, et là, leur main droite sera coupée...
BEDFORD.—Ensuite.
CHARLES IT (continuant) —Brulée devant eux ; on leur lira l'acte de proscription et de flétrissure de leur famille tout entière ; leurs têtes seront coupées... et Dieu ait pitié de leurs âmes! (A lord Bedford, après une pause.) Avez-vous écrit ?
BiDFrorD.—Oui, sire.
do DO
CHARLES II {prenant la sentence écrite, à lord Weston). — Vous, lord chambellan, vous soumettrez aujourd’hui même cette sentence au parlement d'Angleterre, et si Dieu le veut, messieurs, dans quelques jours, nous serons tous les trois juges de William Smith. (4 /ord Bedford.) Dieu vous garde, milord ! (27 sort suivi de lord Weston. )