SCÈNE XIV
LORD BEDFORD, Puis LUDLOW.
BEDFORD (courant rapidement ouvrir une Dorte à droite). —Ludlow est-il de retour ? (L'apercevant.) Ah! te voici! (77 le prend Par de bras et l'amène sur le devant de la sène.) Ecoute !
LUDLOW (entrant superbement vêtu).—Commence, toi, d’abord par examiner ma tenue. Vois : col brodé... plumes. tes guinées m'ont porté bonheur ; aussi, jen ai, des guinées, tiens ! (11 en tire de ses poches.) Tiens ! (£n heurtant du Pied quelques-unes qui viennent de tomber à terre.) On en a tant, qu’on ne se donne pas la peine d’en prendre... Vive la chance !
BEDFORD.—Oui, remercie la chance … cette lettre que tu m’écrivis est entre les mains du roi.
LurLow.—Hein !
BEDFORD.—Elle a été trouvée chez le sonneur de Saint-Paul, que tu as fait arrêter toi-même, avec ta lettre anonyme, et qui n’est autre sans doute que le chasseur écossais que je croyais avoir tué. Que faire ?
LupLow.-- Nous sommes perdus !
BEDFroRD.—Pas encore... viens, suis-moi, j'ai bien des choses à te dire; viens ! (S’arrétant au fond ef avec réflexion.) Na, Charles IT, dicte la
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sentence, fait dresser l’échafaud, tu ne tiens pas encore William Smith et le sonneur de Saint-Paul n'est pas sauvé ! tu ne sais pas, roi d'Angleterre, que tu as nommé William Smith gouverneur de la Tour de Londres !... Viens! suis-moi, Ludlow !
Au moment où ils vont sortir, ils voient Albinus, soutenant John les yeux bandés, paraître sur le seuil de l'appartement d'Henri, avec les deux lieutenants qui les conduisent en prison.
FIN DU IIe ACTE,