‹ Le soprano; comédie-vaudeville en un acteChapitre 186 sur 211 · LES MÊMES, ARMAND · texte numérisé non relu

LES MÊMES, ARMAND

ARMAND, parlant.

Eh! mais... quel bruit! quel tapage!

TOUS

Dieu ! que vois-je ? c'est Armand.

FRANCJEU.

Le cousin? eli oui, vraiment!

LE SERGENT

C'est Armand, c'est Armand ; Grâce au ciel! il est vivant.

TOUS

Grand Dieu ! quel élonnement!

Quel étrange événement ! '

Oui, vraiment,

C'est Armand, Ce n'esl point un revenant.

VICTORINE

Ahî c'est le ciel qui vous envoie.

LE SERGENT

Monsieur Armand! en êtes-vous bien sûr ?

Oui, sans doute.

LE SERGENT

Silence!... Et vous n'êtes pas blessé?

MATHIEU

Et, parbleu! vous le voyez bien.

FRANCJEU.

Bien vrai, cousin, vous ne vous êtes pas battu avec monsieur ?

ARMAND, souriant.

Non, cousin; non, monsieur le sergent, je ne me suis pas battu, et n'en ai pas envie, surtout avec un homme que j'eslime, que j'honore, {d Mathieu. ) iS'e t-ce pas, mon cher ami? MATHIEU, hésitant.

Certainement, cher ami; c'est clair, vous voyez que nous nous entendons parfaitement, [à part. ) Comme c'est heureu^s; qu'il se soit radouci aussi, celui-là !..

FRANCJEU.

Alors, bas les armes.

LE SERGENT

Et nous pouvons nous retirer. Je suis enchanté que ce soif une fausse alerte ; ( à Mathieu. ) mais que ceci vous serve de leçon, mauvaise tête, et songez qu'à la première escapade de monsieur Blansac, nous aurons la main sur vous. Au revoir, messieurs. ( // sort. )

MATHIEU, à lui-même.

C'est ca, cet autre imbécile n'a qu'à faire quelque sottise , je paierai pour lui !... Décidément je ferai mettre sur ma porte mon nom, mon âge, ma profession et n;ion caractère.

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