LES MÊMES, ARMAND
ARMAND, parlant.
Eh! mais... quel bruit! quel tapage!
TOUS
Dieu ! que vois-je ? c'est Armand.
FRANCJEU.
Le cousin? eli oui, vraiment!
LE SERGENT
C'est Armand, c'est Armand ; Grâce au ciel! il est vivant.
TOUS
Grand Dieu ! quel élonnement!
Quel étrange événement ! '
Oui, vraiment,
C'est Armand, Ce n'esl point un revenant.
VICTORINE
Ahî c'est le ciel qui vous envoie.
LE SERGENT
Monsieur Armand! en êtes-vous bien sûr ?
Oui, sans doute.
LE SERGENT
Silence!... Et vous n'êtes pas blessé?
MATHIEU
Et, parbleu! vous le voyez bien.
FRANCJEU.
Bien vrai, cousin, vous ne vous êtes pas battu avec monsieur ?
ARMAND, souriant.
Non, cousin; non, monsieur le sergent, je ne me suis pas battu, et n'en ai pas envie, surtout avec un homme que j'eslime, que j'honore, {d Mathieu. ) iS'e t-ce pas, mon cher ami? MATHIEU, hésitant.
Certainement, cher ami; c'est clair, vous voyez que nous nous entendons parfaitement, [à part. ) Comme c'est heureu^s; qu'il se soit radouci aussi, celui-là !..
FRANCJEU.
Alors, bas les armes.
LE SERGENT
Et nous pouvons nous retirer. Je suis enchanté que ce soif une fausse alerte ; ( à Mathieu. ) mais que ceci vous serve de leçon, mauvaise tête, et songez qu'à la première escapade de monsieur Blansac, nous aurons la main sur vous. Au revoir, messieurs. ( // sort. )
MATHIEU, à lui-même.
C'est ca, cet autre imbécile n'a qu'à faire quelque sottise , je paierai pour lui !... Décidément je ferai mettre sur ma porte mon nom, mon âge, ma profession et n;ion caractère.