SCÈNE XXL
LEsMÉMES,GRmi^UD, ROSALIE, M^^dame GIBELET, MAL- VINA, GOGO, Grisettes.
Tors.
Que vois-je I
ANATOLE ET JOSEPHINE, SUnS ICS Voiv,
Reprise, Qu'on est bien là ! etc.
ROSALIE, S* approchant.
Eh bien! eh bien!., il paraît qu'ils sont encore vivans.
GRIMAUD
Qu'est-ce à dire ?
JOSÉPHINE
Vous Toyeï où mène le dégoût de la vie.
MADAME GIBELET, entrant.
Infortunés jeunes gens!
MALVINA
Et cette lettre qui a bouleversé toute la noce ?...
Et ce rendez-vous, rue de la Harpe ?
GRlMAtTD.
Et ce charbon ?. .. c'était donc une farce ?.. .
JOSÉPHINE
C'était une illusion.
GRIMAUD, regardant la table.
Une illusion !.. . ce qui n'en est pas une, c'est mon vin qu'ib ont bu. .. mes provisions ravagées!
ROSALIE
Ils ont donc des appétits à^Annibals.
km uTOLEy un peu échauffé par le vin.
Oui, généreux inconnu... votre homard m'a réconcilié aveo l'existence.
GRiMAtJD, soulevant les débris du homard. Qu'est-ce que ça me fait ?... il ne reste que les pattes de derrière... vous me paierez tout cela, monsieur Anatole.
ANATOLE
Tiens!,., il me connaît, l'inconnu
GRIMAUD
Et pour commencer, vous allez faire vos adieux à ma nièce,
TOUS
Sa nièce!
JOSÉPHINE
Mon respectable oncle de la Charité!....
GRIMAUD
Voilà le mot lâché... oui, ma belle demoiselle aux
grandes passions... i'oncle Grimaud , qui est plus entêté que jamais, et qui va vous donner un bon et brave mari... en échange de ça. ( montrant Anatole. )
ANATOLE, avec dignité.
Ça!... quest-ce que c'est que ça. Monsieur ?... me prenez 1 vous pour un objet inanimé?...
GRIMAUD, à sa nièce.
Allons, donnez -moi le bras, et en route pour Bercy, {il prend le bras dê Joséphine. )
ANATOLE
Eh bien!... elle se laisse faire?... ( bas ) résiste-donc, belle Aspasie.
JOSÉPHINE, à part.
C'est drôle... depuis tout-à-l'heure.. . je ne sais pas... Anatole ne me semble plus si... ah! mais c'est bien drôle ( haut ) Mon oncle, certainement, je tous dois obéissance... mais, franchement, ce Pierre Gouiard est donc bien affreux?...
GRIMAUD
Lui!... un charmant garçon... ( Coulard parait au fond) eh! parbleu ! tu peux en j uger, le voilà.