‹ Le sorcier de l'isle de l'Anticosti [microforme]Chapitre 14 sur 34 · LABEUR PENIBLE · texte numérisé non relu

LABEUR PENIBLE

jour-

L'extraction, cependant, est loin d'en être facile. Quand le mineur a choisi, acheté et payé le terrain, il creuse un puits.

La terre ne dégèle jamais durant le court et brû-

lant été du pôle et, la mousse, les détritus de toutes sortes opposent un obstacle au soleil: ii faut allumer un grand feu, enlever au fur et à mesure la

terre et le gravier, puis, les essayer, afin de s s'ils renferment de l'or.

L'hiver entier se passe dans ce pénible labe trou s'élargissant insensiblement, Le mois de survient et lu fonte des nr + permet aux ruiss de quitter leur prison de glace,

Le mineur alors lave le sable retiré du pu consacrant parfois quatorze heures pur jour ; lorsque la boue et les débris de schiste ont disp l'or reste au fond et il peut évaluer son bénéfice.

Certains claims ont donné des résultats ext dinuires, mais à côté de propriétaires subitemen ri his, nous en voyons d'autres, ct un grand non iélas! qui sont aussi Pauvres qu'en arrivant: le lons aurifères ne se trouvant pas dans le lot. o

s'y montrant qu'en de faibles proportions, tout « recommencer,

Il faut s'armer de courage et de patience, c

ser de nouveaux puits, ct Parfois, ne pas obteni: résultat meilleur.

Heureux encore, quand la maladie, et sur L scorbut. ne vient Pas compliquer une situation jà si pénible, et coucher à jamais sur cette terre | cée celui qui était parti avec l'espoir d'y trouve: richesse!

Quand la malchance continue à poursuivre mineur, que les provisions sont épuisées ct qu'il plus d'argent pour en acheter d'autres, il lui r« encore la ressource de s'engager sur d’autres clai dont les propriétaires ont été plus favorisés, ct oucr ses services au prix de dix piastres par je quelquefois plus.

reprend alors pour le compte d'autrui le « travail qui ne lui a pas réussi ; puis, un jour, hà épuisé, il montera sur l’un des bâtiments qui reto nent vers la civilisation, ct il trouvera comme co

de savoir

labeur, le is de mai ruisseaux

lu puits, y >ur ; puis, disparus, néflce.

s extrnorement en- 1 nombre, nt: les fllot, ou ne tout est à

ice, creubtenir un

t surtout ation déterre gla- ‘ouver la

suivre Île qu'il n'a lui reste s claims, és, et de Jar jour,

ii le dur ir, hâve, i retourne com-

Pre aitu, et alé

NO

pagnons de route un grand nombre de malheureux aussi pauvres et nussi muludes que lui,

La terre natale les recevra; muis, que donnerut-elle à ces enfants prodigues? Ils auraient pu, en reslunt sur son sol, en dépensant beaucoup moins d'énergie, acquérir cette aisance cherchée si loin, et qui s'est constamment dérobée devant ceux.

Voilà l'enseignement qui découle naturellement d'un voyage aux mines d'or du Klondyke: les autres y luissent. avec leur santé, le petit avoir des vieux parents.

Sans doute, il est une ambition légitime et permise: celle d'améliorer sa situation: tout homme de cœur la ressent, mais il peut atteindre ce but sans quitter le pays où la Providence l'a fait naître.

n'a qu à employer son intelligence et ses forces à un travail dont Dieu bénira les efforts et les résul-

tats,.

Page 1