‹ Le SorghoChapitre 2 sur 81 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

Au commencement de cette étude, il n’est peut-être pas inutile de dire comment j’ai été amené à m'occuper du Sorgho. |

Cinq grains de « Sorgho sucré », qui m’avaient été offerts par mon regretté Maître et ami Louis MaTrucHoT, furent le début de ce travail.

J'avais semé ces grains, multiplié les jeunes plants en les couchant et, finalement, obtenu une bonne récolte.

L'analyse de la farine me fit retrouver le colorant si riche de nuances diverses. Mon regretté ami VALETTE avait l’intention d’en adopter une ou deux pour les Gobelins.

À part les intéressants petits mémoires de Dumas (1906), ‘TRABUT (1910), sur les Sorghos, J. et A. VuizeT (1914) sur leurs pucerons parasites et d’autres opuscules publiés vers 1855 et 1860, il n’était pas facile à un lecteur français d’embrasser rapidement la question. [Iln’existait à ma connaissance, en aucune langue, un ouvrage d'ensemble sur ces importantes Graminées.

L'idée me vint de combler cette lacune. J’ai étudié spécialement la teinture par le colorant des glumes, la composition chimique des grains et de la farine, le sucre, les fourrages, la naissance et la disparition du glucoside cyanogénique, la cellulose et le papier ; et, enfin, trouvant que l’histoire d’une plante propre à l'alimentation humaine avait sa place ici, j'ai développé la partie historique et géographique de cet ensemble.

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