LARVES N° LONGUEUR | LARGEUR LARVES N° LONGUEUR | LARGEUR
La chrysalide est rouge foncé quand elle est nouvelle. Au moment où elle passe à l’état parfait, la tête et les pattes deviennent noires. L’abdomen reste rouge. Souvent un cocon très fin entoure la chrysalide.
Il est très légèrement fixé sur elle et on ne l’a jamais trouvé entourant la chrysalide quand celle-ci a quitté sa position initiale auprès de l’ovaire. Cette enveloppe a une forme elliptique un peu aplatie et une couleur brune. Au microscope, cette enveloppe est semi-transparente. Elle contient une larve entourée d’un protoplasme liquide et transparent. On peut discerner la segmentation de la larve. Le cocon permet aux larves de passer l'hiver, Les larves ainsi enveloppées apparaissent beaucoup plus
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aplaties etsont extrêmement minces et délicates comme structure, En résumé, elles sont semi-transparentes et le protoplasme est
visiblement globuleux.
Vie de l’insecte. — L'éclosion des insectes adultes a lieu pen-
dant l’été aux premières heures du matin, et dans la saison plus fraiche un peu plus tard dans la matinée. L’éelosion se fait depuis le matin jusqu’au soir ; mais elle varie suivant les différences de température. La larve, après avoir passé de sa position initiale, près de l'ovaire, à l'extrémité des barbes, augmente des deux tiers de sa longueur, puis commence à rompre l’enveloppe qui l’entoure.
On peut voir l’abdomen agité d’un mouvement d’avant en arrière, la tête et le thorax agités du même mouvement jusqu’à ce que le cocon soit déchiré dans toute sa longueur. Cette ligne de déchirure n’est pas toujours parfaitement rectiligne. Elle peut être déchiquetée. La tête de l’adulte sort graduellement de l'ouverture et finalement le corps sort tout entier. Ce sont les pattes qui repoussent le cocon. Quand il est sorti de son enveloppe, l’insec-
Fig. 62. — Panicule de Sorgho en état de développement, ensachée et étiqueté? après sa contamination naturelle par le moucheron du Sorgho. Cette méthode est pratique aussi pour protéger les grains des ravages du moucheron, d’après W. Harper Dean.
te est faible et mouiilé. Ii s'accroche aux barbes extérieures. Au
bout de dix minutes, il est devenu plus fort, ses ailes sont suffi-
samment sèches pour qu'il puisse voler. Le cocon reste accroché aux barbes. La proportion des femel'es est trois fois plus grande
que celle des mâles.
Fécondation. — Dès qu’ils sont séchés, les insectes mâles vol-
tigent autour des panicules de Sorgho et guettent Papparition des femelles. Dès que celles-ci sont écloses, la fécondation commence, Puis la femelle pond dans les glumes du Sorgho jusqu’à ce qu'il ne lui reste aucun œuf dans le corps, après quoi elle meurt. Toutes ces opérations sont très rapides. Elles se poursuivent jusqu’à la mort du mâle et de la femelle.
La Ponte a lieu immédiatement après l’éclosion et la fécondation. Elle est rapide. Les insectes femelles se promènent sur les panicules du Sorgho jusqu'à ce qu'elles aient trouvé un endroit favorable à la ponte. Elle commence avant l'apparition des fleurs et se poursuit pendant tout le temps que les glumes restent flexibles, c’est-à-dire pendant cinq à sept jours. Quand elle a
choisi le grain, elle s'arrête à son extrémité, son abdomen se
soulève et pond à l’intérieur du grain. En général, la dissection ne montre qu'un œuf. Il peut cependant arriver que plusieurs femelles pondent dans le même grain.
Piace de l'œuf. — On trouve généralement les œufs près du sommet de l'ovaire. Leur position varie cependant avec l’état de développement du grain. Si la ponte a lieu quand le Sorgho est en fleurs, la femelle dépose l’œuf entre la première et la deuxième glumelles et l'œuf est trouvé tout près du sommet de l'ovaire, collé à l’une des glumes.
Lorsque les glumelles sont trop dures, on a pu observer à San- Antonio (Texas), que la ponte se faisait entre la première et la deuxième glumes externes, à égale distance de l’extrémité et de la base de ces glumes. Une dissection de ces grains montre que les œufs se trouvent sur la face interne de la deuxième glume externe. H est très douteux que la larve, naissant dans ces conditions, puisse arriver jusqu’à l'ovaire.
Où se trouve la larve. — Aussitôt après son éclosion, la larve cherche à atteindre l'ovaire. Elle se développe sans changer de place. Elle reste contre l’ovaire la tête dirigée vers l'extrémité des glumes.
Elle vit aux dépens des principes de l'ovaire. On peut remarquer une faible décoloration de l’ovaire/au contact de la larve. Cette décoloration s’accentue à mesure que croît la taille dela larve.
à Are SEN
La chrysalide conserve la même position que la larve, la tête toujours dirigée vers le sommet des glumes.
Nombre de générations. — Difficile à déterminer.
La longueur de la vie de l’insecte adulte est de vingt-quatre heures environ chez le mâle et de quarante-huit heures environ chez la femelle. La longévité est liée au nombre d'œufs qu'elle peut pondre. La dissection montre qu’une femelle peut pondre de 12 à 100 œufs. |
Hivernage. — La vraie forme hivernale de l’insecte est la « larve en cocon » (cocooned larva). C’est la seule forme qui
Fig. 63. — Moucheron du Sorgho. Sorghum midge, « Larve en cocon ». Forme bibernante du moucheron très grossie, d’après W. Harper Dean.
résiste à un froid intense et puisse permettre la continuation de l'espèce. La chrysalide normale sans cocon résiste à une basse température et se transforme en insecte parfait si on la soumet à une température favorable. La «larve en cocon » résiste à l’hiver et donne au printemps la « chrysalide en cocon » et, plus tard, l’insecte adulte. En général, pendant l’hiver on trouve surtout des larves entourées d’un cocon.
Relation entre le « Johnson grass » (herbe de Johnson), Sorgho d'Alep (Sorghum halepense, Pers.) et la vie de l'insecte. — Le « Johnson grass » (Sorgho d'Alep) qui existe dans les champs de Sorgho, porte l’insecte jusqu’au printemps. Cette plante fleurit avant le Sorgho et par suite au moment de la floraison de ce dernier une grande quantité de moucherons sont prêts à infester le Sorgho. Cette herbe est considérée comme un
‘fléau pour la ferme.
Ennemis du moucheron du Sorgho. — Souvent ce moucheron est parasité par un petit hémiptère noir, l'A prostocetus diplo-
Fig. 64. — Aprostocetus diplosidis, Crawf., femelle à gauche, mâle à droite. Hyménoptère parasite du moucheron du Sorgho, très grossis, d’après W. Harper Dean.
sidis Crawf., et par un autre plus petit encore que Crawford a déterminé comme un T'etrostichus sp.
En Louisiane l’ennemi le plus important de ce moucheron est la fourmi d'Argentine, /ridomyrmex humulis, Mayr.
Les remèdes contre le moucheron du Sorgho sont : 10 La destruction de l'herbe de Johnson (Sorgho d'Alep). 20 Le triage des grains après la moisson ;
30 La destruction des premières panicules de Sorgho attaquées ;
49 L’enveloppage des panicules du Sorgho dans des sachets de papier transparent.
Pucerons du Sorgho. — Jean et André Vuillet ont publié en 1914, dans la Bibliothèque du Jardin colonial (Emile Larose, édit., Paris), une étude sur les pucerons du Sorgho au Soudan français : le puceron blanc du Sorgho (Aphis Sorghi, Theobald), le puceron vert du Sorgho (Aphis Maïdis Ficht.).
Ils préconisent : nue