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contaminées et, en général, la destruction: par le feu des tiges, chaumes et racines du Sorgho qui hospitalisent les parasites. b) Le remplacement, dans les cultures, du gros Mil (Sorghum
Fig. 65. — Puceron vert Fig. 66. — Puceron blanc Fig. 67. — Jeune puceron du Sorgho, Aphis maïdis du Sorgho, Aphis sorghi blanc du Sorgho, Aphis (Fitch), femelle aptére, (Theob.), gross. 18 env. sorghi (Theob.), gross. gross. 19 env. — 45 env.
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Fig. €8. — Siphonophora letcdemire ‘Vuillet), femelle aptère gross. 26 env.
oulgare Pers.), par le « petit Mil» (Pennisetum spicatum ou typhotdeum Rich.). Dans les régions où le gros Mil est particulièrement ravagé, le petit Mil ou Mil à chandelles n’est pas attaqué par ce
parasite, -
IT. — La lutte indirecte, qui complète, consiste en la culture de quelques pieds de Leptademia lancifolia (Decaisne) Asclépiadées. Cette plante, spontanée au Soudan (1), est fréquemment parasitée par un aphidien (puceron) (Siphonophora leptademiæ), qu'on n’a jamais rencontré sur le Sorgho.
Plusieurs coccinelles polyphages vivent aux dépens des pucerons du Sorgho en même temps que des pucerons du Leptademia, comme ce dernier ne s’attaque pas au Sorgho et que le Leptademia, malgré la sécheresse, reste toute l’année en végétation, on
pourrait entretenir et développer les coccinelles ennemies des.
pucerons en permettant au puceron du Leptademia de les ali- .menter pendant la saison sèche. De cette façon, dès que les pucerons du Sorgho apparaïtraient, ils seraient vite décimés par leurs ennemis.
Les charançons attaquent aussi le Sorgho. Ce sont de petits coléoptères de la famille des Rhynchophores (porteurs de becs), type de la famille des Calandrites, qui sont caractérisés par : un rostre cylindrique un peu épais, moins long que la tête et le corselet réunis, portant des antennes de neuf articles, dont les deux derniers seulement forment la massue. Ce groupe renferme un grand nombre d’espèces, la plupart des pays chauds, quelques-unes remarquables par leur grande taille, toutes vivent au dépens des végétaux et il en est de fort nuisibles : la Calandra ou charançon du Blé et le charançon du Riz. :
Le charançon du Blé est long de 3 millimètres, sa forme est allongée, sa couleur d’un brun noir, le corselet est de la longueur des élytres, fortement ponctué, les élytres ont des stries finement ponctuées ; les pattes sont courtes et fortes. On rencontre ce petit charançon dans les greniers, les granges et les magasins où il se multiplie d’un façon prodigieuse. Vers les premiers jours de mai, sous nos climats, plus tôt dans le Midi, la femelle entre dans un tas de Blé, perce un petit trou à la surface du grain et y insère un œuf, puis passe à un autre grain et ainsi de suite. Elle dépose un seul œuf dans chaque grain. Comme sa fécondité est prodigieuse
(1) Les feuilles sont utilisées parfois pour préparer des sauces, les indigènes en font des infusions médicamenteuses. <
une seule femelle suffit pour envahir un tas de Blé. De chaque œuf naît une petite larve sans pieds, longue d’environ 2 mullimètres, à tête écailleuse, armée de deux petites mâchoires cornées.
Elle s'enfonce aussitôt dans le grain où elle trouve vivre et couvert, après avoir soigneusement bouché le trou par lequel l'œuf avait été introduit. Elle vit ainsi dans le grain dont elle dévore la substance jusqu'à ce qu’il ne reste plus que l’enveloppe ou son. Elle s’y transforme en nymphe puis bientôt en insecte parfait, qui sort alors de sa retraite pour aller pondre sur d’autres grains.
Ce fléau de nos magasins et de nos greniers se multiplie d’une facon si intense qu’un couple peut donner en quatre ou cinq mois d'été plus de 6.000 petits charançons. Aussi les dégâts qu'ils causent sont-ils vraiment effrayants. Il faut avoir vu des sacs noirs de ces charançons et lé sol saupoudré de ces maudites bestioles pour se rendre compte du mal qu'ils peuvent faire. J’ai vu des tas de Blé et de Maïs et des sacs de Sorgho dont les grains creux laissaient sortir une poussière grisâtre et ce spectacle attristant pour la fortune française me faisait désirer trouver un remède
pour cette calamité. :
. Destruction du charançon. — On a préconisé divers procédés de destruction. Le sulfure de carbone semble avoir donné d’assez bons résultats. ,
J'ai essayé pendant l’été (1921), l’action du tétrachlorure de carbone qui m’a donné d'excellents résultats à la dose de 200 grammes par mètre cube de capacité et en local clos, bien étanche, fût bondé, silo, etc.
La chloropicrine (1) m’a donné des résultats tout à fait remarquables.
Sous tente, à la dose de 10 grammes au mètre cube de capacité, | j'ai obtenu la destruction radicale des parasites sur deux tas de 45 tonnes d’Avoine chacun.
(1) Préconisée par G. Bertrand, Brocq-Rousseux, Dassonville, Veyssière et Piédallu.
J’opérais de la façon suivante :
Les sacs de grain étaient rangés en tas d’environ 2 mètres de haut sur 10 mètres de long environ et environ 3 mètres de large. Sur ce tas je disposais une gouttière de voliges en forme de V ou à plat avec deux petits rebords. Cette gouttière aboulissait à un plateau de bois calfaté à la glaise comme les jointures de la gouttière. La tente, à environ 2 m. 50 d’une extrémité, était traversée par une manche de même tissu qu’elle-même, cette manche dépassait de 30 centimètres en dessus et en dessous et la base de la manche tombait dans la gouttière, lorsque la tente était posée sur les sacs.
Cette tente était soutenue par des arceaux de bois munis d’une perche ou d’une poutrelle de faitage pour les maintenir d’aplomb. La tente recouvrait le tout.
Je versais la chloropicrine dans un bocal de verre à large gou-
lot pour éviter l’entonnoir et je me tenais toujours au bord d’un quai de débarquement pour que les vapeurs lourdes de chloro-
picrine tombent au fond de la dépression et ne me gênent pas.
J’allais ensuite vider le contenu de mon flacon dans la manche de la tente en montant sur un escabeau. J’attendais deux jours et au bout de ce temps, la quantité de chloropicrine restant sous la tente était tellement faible qu’elle était à peine sensible aux yeux. Une aération rapide suffisait pour chasser ce qui restait. Des chevaux nourris avec cette Avoine n’ont jamais été malades. J’ai pu faire toutes ces opérations, en petit, sans masque. Je conseillerai pourtant d'employer soit le masque A. R. S. des Stocks de guerre, soit, mieux encore, le masque Tissot. L'huile d’anthracène du commerce est un bon absorbant de la chloropicrine. Dans ce magasin de 15m, X 25 m. x 4 mètres beaucoup de souris ont été trouvées mortes et aucun dégât n’a plus été constaté. En 1922, j'ai traité efficacement, en magasin et en silos aériens, environ 3.600 tonnes de blés cha. rançonnés.
Il semble qu'avec ces produits actifs on puisse enrayer les dom-
mages causés par ces insectes, qui sont connus depuis la plus.
haute antiquité pour les dégâts qu’ils causent.
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En Afrique occidentale française cette question du charançon est très importante.
La construction de silos et leur désinfection s’ in cent Ces magasins serviraient d’équilibreurs entre les jours d’abondance et les jours de disette que ces grands enfants,.les noirs, ne savent pas prévoir.
Un autre fléau des moissons de Sorgho sont les oiseaux, les perruches et les mange-mil. Au Soudan et au Sénégal tous les enfants des villages sont mobilisés pour servir d’épouvantails vivants. Dès la pointe du jour jusqu’à la nuit, ils frappent dans leurs mains ou sur des instruments bruyants et crient pour effrayer ces pillards de leurs moissons qui, sans cela, ne leur laisseraient pas le moindre grain.
Les moineaux parisiens ne sont d’ailleurs pas moins voraces dès qu’ils ont appris à connaître les qualités de ces grains.
Mes essais de 1917, 1918 et 1919 furent respectés par les moineaux de Vanves. Ayant laissé cette année-là quelques panicules sur pied pendant l’hiver, les moineaux affamés s’y sont d’abord hasardés et ont mangé tous les grains. En 1920 et 1921, dès la maturité des panicules, ils les ont parfaitement reconnues et m'ont dévoré toute ma récolte. À Morée (Loir-et-Cher), au contraire, les moineaux, qui n’ont jamais touché au Sorgho l’hiver, n’y touchent pas au moment de la maturité.
Il y a là, au point de vue de l'intelligence des oiseaux et de l'acquisition des habitudes, un fait curieux qui prouve bien une fois de plus que les animaux s'adaptent sous l'influence de la nécessité. | |
En résumé :
Les parasites végétaux sont sensiblement ceux des autres Céréales : caries, charbons et rouilles. On peut les combattre par des traitements appropriés au sulfate ‘de cuivre et au formol.
Les parasites animaux sont assez nombreux. Outre les oiseaux pour lesquels les champs de Sorgho constituent un fief de premier ordre, les Zépidoptères, les coléoptères, les. hémiptères, les diptêres prélèvent sur les cultures de Sorgho un large tribut qui n’est pas sans, parfois, amener la famine dans certaines régions d'Afrique.
L’acclimatation et la protection des ennemis naturels de ces parasites sont certainement le meilleur procédé de lutter que nous puissions employer, avec la destruction des vieux chaumes et des herbes qui hébergent les parasites pendant la mauvaise saison, |
Pour les charançons, la conservation en silo désinfecté pourrait aussi donner d’intéressants résultats.
Les moineaux parisiens se sont adaptés au goût du Sorgho qu’ils mangent avec voracité.