‹ Le sort de l'Empire ottomanChapitre 24 sur 43 · I. RÉFORMES · texte numérisé non relu

I. RÉFORMES

La principale réforme accomplie est certainement le rattachement des tribunaux religieux (du chéri) au Ministère de la Justice. Cette réforme, attentatoire aux privilèges du Cheikh-ul-islamat et accomplie en pleine guerre sainte, ne saurait être expliquée autrement que par le désir de l'Allemagne d'affaiblir l'influence du « clergé » musulman, hostile à toutes les réformes laïques nécessaires pour la prussification de l'Etat turc. Toutes les autres réformes, dans les domaines économique, juridique, administratif ou de l'instruction publique, portent également la marque allemande. Toutes ont été accomplies sous l'impulsion des Allemands, dont le Comité Union et Progrès a tenu à mettre à profit « les aptitudes organisatrices ». Et comme de raison, et comme partout ces aptitudes n'ont profité qu'à Berlin.

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