‹ Le sou de la pensée française [microforme]Chapitre 12 sur 12 · Le 13 mai, le président de la Socié · texte numérisé non relu

Le 13 mai, le président de la Socié

Saint-Jean-Baptiste de Montréal écrivait à 1 Adjutor Rivard, président de la Société d Parler français et président adjoint de la S ciété Saint-Jean-Baptiste de Québec:

“J'ai toujours regardé votre Société comm ‘une Académie, qui travaillerait à l'épuratio “et à la diffusion du frinçais, et les Société ‘“Saint-Jean-Baptiste comme des ærganisme “de combat, particulièrement chargés de 1 “défense des droits constitutionnels du frai “çais. Vous avr: jusqu'ici bien rempli votr “rôle; nous avons, à mon sens, mal rempli 1 ‘nôtre. C’est autant pour vous perinettre d “remplir le vôtre encore mieux que pou “mieux remplir le nôtre, que nous avons for ‘“‘dé l'oeuvre du Sou de la Pensée Française “et que le Sou sera versé cette année au fond

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de l'enseignement français dans “l'Ontario...

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bler et des Pyramides à ‘édifier, Rien que pour enseigner le français

nos administrations semi-publi “cals intell{igible, et voir à ce que Je fran. “Çais qu'on veut avec raison imposer au com- “merce ne soit pas du &alimatias, {] vous fau- “drat. À vous du Parler français, dépenser “plus v'argent que vous n'en aurez Jamais en

“caisse, et probablement plus de temps qu'il “ne vous en reste À vivre,

ques un fran.

dans notre esprit de vous f

d'Ontarto, c, l'imporà l'épuration ne fois l'oeurien ne s'o Posera À ce qu'elle profite à toutes les for.

da, y compris

“Soyons donc amis, Cinna!

“ensemble recueillir vingt-cin

sentiment national en sera fortifié

, et vous “‘verrez qu'en définitive votre oeuvre aussi y “gagnera...”

Par conséquent la Société du Parler fran- Çais et la Société Saint-Jean-Baptiste de Qué.

cale ni, pour employer

“organisation” nouvelle, El sa charte à se recruter, et te dans toute la province, exactement soixante-dix-huit

d'autant plus apte à recevoir, au nom des minorités canadiennes-françaises, “les deniers qui peuvent être versés pour cet objet”, qu’elle possère ou administre des biens d’une vaieur totale d’un million et demi. Tous titres qui ne l'empêchèrent pas l'année dernière de se mettre avec empressement au service de la Société du Parler français — alors “organisation” plutôt nouvelle et plutôt locale — pour l'organisation du Congrès du Parler français. 30 Sans nier à la Société Saint-Jean-Baptiste de Québec le droit de différer d'opinion avec elle sur le mode de souscription proposé, la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, se basant sur l'expérience et sur les nombreuses adhésions qu'elle reçoit de toutes les parties du Canada français, maintient que ce mode, de beaucoup le plus favorable à l'expression prompte et universelle du sentiment populaire, est aussi le plus propre à faire valoir les offrandes les plus modestes comme les plus considérables. Elle laisse d’ailleurs aux événements le soin de justifier son initiative.

Quant au grief de la Société Saint-Jean-Baptiste de Québec, que l'appel de l'Association canadienne-française d'Ontario ne lui aurait pas été adressé, la Société de Montréal, sans prétendre se donner en exemple, serait tentée de croire que ce qui lui a valu l'honneur du premier appel c'est sa détermination, depuis assez longtemps déclarée, de donner un peu moins eux manifestations de parade et un peu plus aux oeuvres essentielles.

Tout en félicitant la Société Saint-Jean- Baptiste de Québec d'entrer — à sa manière . dans le mouvement, la Société de Montréal craint fort que les circonstances et les termes de cette résolution — prise après que des représentants autorisés de la Société Saint- Jean-Baptiste de Québec et de la Société du Parler français eurent personnellement approuvé l’idée du Sou de la Pensée Française — ne nuisent aux Canadiens-Français d'Ontario en faisant croire à la désunion des Canadiens-Français du Québec, et ne compromettent l’action légitime de la Société du Parler français, en faisant croire que cette Société, par un zèle mal entendu, prétend à supplanter, pour la défense des droits constitution nels du français, les organismes spécialement établis à cette fin.

La Société de Montréal refuse de croire que cette résolution exprime le sentiment de la population si patriotique de Québec. Forte de l'approbation unanime du Canada fran-

Çais, elle continue avec une énergie croissante l'organisation de la Fête de la Pensée Française, et dans cette tâche, elle compte sur le concours enthousiaste de tous les Canadiens de langue française qui savent mettre l'intérêt national au-dessus des amourspropres personnels et des vanités de clocher.

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CORRESPONDANCE ECHANGEE ENTRE Mgr L'ARCHEVEQUE DE MONT- REAL ET M. GONZALVE DESAULNIERS

Montréal, 2 juillet 1913.

Mousieur Gonzalve Désaulniers, Montréal.

Monsieur,

Ce qui a été publié dans plusieurs journaux, à la suite de l'incident de la séance donnée à l'Université Laval, le 24 juin, par la Société Saint-Jean-Baptiste, me semble appeler un mot de ma part, et ce mot c’est à vous-même que je l’adrese.

La salle de l’Université Laval avait été mise à la disposition de la Société Saint-Jean-Baptiste pour cette soirée, mais l’Université n’était nullement concernée dans le programme qui avait été arrêté par les organisateurs. Si, consulté par ceux-ci, au téléphone, alors que je me trouvais à Saint-Jérôme, au retour de ma visite pastorale, j'ai donné la direction que vous savez, ç'a été sur des renseignements incomplets. Lorsque, quelques heures plus tard, vous m'avez fait vous-même vos représentations, je vous ai répondu que vous aviez toute liberté de réciter les vers qui vous avaient été demandés.

La discrétion ne me permet pas d'entrer dans plus de détails.

L'incident est fâcheux. Il s'explique par les circonstances et les malentendus ; mais ramené à ses véritables proportions, il ne comporte certainement pas les conclusions qu’on en a tirées.

Recevez, Monsieur, l’expression de mes.sentiments sincèrement dévoués,

(Signé) PAUL, Arch.

de Montréal.

Montréal, 3 juillet 1913.

Sa. Grandeur Monseigneur l'Archevêque de Montréal,

Monseigneur,

Je vous remercie de votre lettre et veux en retenir surtout une chose: le regret que vous éprouvez d'un incident que vous qualifiez vousmême de fâcheux.

Cet incident, je l'espère, glissera, sans alté-' rer nos relations toujours cordiales jusqu'ici, au domaine où vont toutes les choses mortes, l'oubli.

Agréez, Monseigneur, l'expression de ma considération la plus distinguée.

(Signé) GONZALVE .DESAULNIERS.

A Vendre

Boulevard SHERBROOKE

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