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fidèles,s’était réfugié dans le Kordofan. Pendant un an, on n’entendit pas parler de lui. Au commencement de novembre 1899, on annonça sa présence avec près de 10.000 partisans, dans les environs de l’île d'Abba, berceau du Mahdisme.Espérait-il reprendre, par quelques victoires, son autorité auprès des populations soudanaises ? Croyait-il le moment opportun pour tenter une attaque contre les Anglo-Égyptiens ? Quoi qu'il en soit, après le désastre et l’'épouvantable hécatombe que ses yeux avaient vus à Omdurman, sa nouvelle tentative, avec les faibles moyens dont il disposait, dénotait chez lui un entêtement et une hardiesse véritablement extraordinaires. Son avantgarde, sous les ordres de l’émir Ahmed-Fadhil, s’étant fait battre à Abou-Aadel le 22 novembre, vint le rejoindre. Deux jours après, le 24 novembre 1899, toutes ses forces réunies, il se rencontra, à Om-Dibrikat, avec l'armée Anglo-Égyptienne. Les Derviches se battirent avec le courage du désespoir. Mais, comme à Omdurman, ils succombèrent sous la puissance et la précision du tir des Anglo-Égyptiens commandés par le colonel Réginald Wingate. Leur débâcle était complète. Le Khalife fut trouvé mort au milieu de ses derniers émirs criblés de balles comme lui. Ce coup-ei, le Mahdisme avait vécu.
On peut dire que, en droit et en fait, la question du Soudan se présentait sous un aspect très simple
et très naturel : Les Égyptiens, puissamment aidés
des Anglais, leurs collaborateurs en Égypte, se retrouvaient dans leurs « provinces soudanaises » d’où une « révolte » les avait tenus éloignés pendant près
de quinze ans.
.… Mais quelqu'un devait troubler la fête.
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