RÉSUMÉ
la forêt. On y voit paître d'innombrables troupeaux de bœufs; on y trouve l'ivoire en plus grande abondance qu’en aucune autre contrée du Soudan Oriental. Il est habité par des populations, en certains districts nombreuses, d’un naturel doux et accueillant, divisées en tribus multiples.
Or de Khartoum, il n’est point nécessaire pour y arriver, de subir pendant une longue suite de jours le ballottement fatigant du chameau comme pour gagner El Obeïd, Korosko ou Souakim. Une belle voie fluviale permet d'y accéder, large, sans obstacle, sur laquelle il faut parfois avancer à force de rames, mais sur laquelle, souvent aussi, il n’y a qu'à laisser filer la dahabié toutes voiles
dehors.