‹ Le Sourcil Dans Ses Rapports Avec Le Corps ThyroïdeChapitre 7 sur 45 · AGE · texte numérisé non relu

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que des résultats incomplets, incertains et quelque» fois nuls. {1 fallut, dit Thibierge, que la chirurgie créât par la thyroïdlectomie. un étal pathologique

singulier pour qu’on songeût que le myxædème dé- .

veloppé spontanément avait pour origine le corps thyroïde. C’est par les communications de Reverdin (1882) et de Kocher, précédées des expériences de Schiff, et confirmées par les travaux de Horsley, que fut établi avec certitude un rapportentre la suppression fonctionnelle du corps thyroïde et les troubles psychiques, trophiques et vaso-moteurs observés quelquefois dans cette maladie, jusque là

regardée comme une trophonévrose, d'autrefois,

sous une forme incomplète, chez les animaux éthyroïdés. Dès lors les affections décrite antérieurement par W. Gull (1873), Ord, et Charcot (1881), sous les noms d'état crétinoïde de l'adulte, de myxæœdème, de cachexie pachydermique, furent justiciables de la même étiologie.

Si le myxœædème avait constitué le seul type clinique, qu'on püt rattacher à la dégradation du Corps

thyroïde, il est vraisemblable, qu'on aurait négligé :

longtemps l'examen du soureil au cours de cet état. Ce n’est pas qu'on ait méconnu les effets de cette affection sur le système pileux, car, dès le début, on note l’altération fréquente des cheveux qui peuvent être courts, secs et cassants ; mais les remarques ne portent que sur le cuir chevelu. L'importance des symptôme cardinaux (arriération physique et mentale, nanisme, œdèmes durs, hypothermie,

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etc.) est telle qu'ils suffisent au diagnostic, tant qu'on n'étudie que le myxœædème franc. La connaissance de ses formes incomplètes, souvent difficiles à dépister, conduira nécessairement à donner une valeur séméiologique à certains eflets de la maladie jusqu'alors négligés.

Dès 1888, Mackew écrivait : « Nous avons la conviction que les formes extrèmes de l'affection ont seules été jusqu’à présent reconnues ; lorsque la science sera devenue familière avec ces manifestations, il n’est pas douteux que bien des désordres du système nerveux, jusqu’à présent mal classés,

Seront rangés au nombre des accidents dûs à des

formes frustes du myxœdème. » Les descriptions des auteurs, dit Hertoghe en 1895, sont exagérées, elles ont été inspirées par les cas les plus saisissants de la maladie. Le public médical qui connait bien le myxæœdème en théorie, ne le reconnait plus, lorsqu'il le rencontre. En mème temps qu’il prouvait que des symptômes,considérés jusque-là comme essentiels à la maladie, tels que linfiltration du tégument, l’arriération mentale, etc., pouvaient faire défaut, l'auteur belge montrait que la séméiologie de ces formes atténuées pouvait être extrêmement réduite. C’est ainsi qu'ayant fait le diagnostic d’hypothyroïdie chez un enfant de 7 ans, d’après les seuls signes suivants: gros ventre, constipation opiniâtre, retard de croissance, le traitement thyroïdien, en amenant la guérison, vint confirmer ses affirmations.

Il est toutefois un malformation, qu’on retrouve

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avec une certaine constance au cours de ses observations, c’est la déprédation du sourcil. Pour donner à cette altération une valeur séméiologique, il était nécessaire de la constater dans les différents cas d'hypothyroïdie ; or, bien qu'il existe, entre l'intégrité thyroïdienne parfaite et le myxœædème franc une infinité de degrés (Hertoghe), on peut, avec Jeandelize, distinguer trois catégories :

40 Une forme totale ou complète,où tous les signes sont exagérés au maximum, qui correspond à l'idiotie myxæœdémateuse de Bourneville ;

20 Une forme incomplète, à symptômes rmoins accentués ;

30 Une forme fruste, où prennent place les sujets qui présentent à peine quelques vagues symptômes d'insuffisance thyroïdienne. |

Pour devenir un élément de diagnostic, Phypotrichose sourcilière devra se rencontrer dans ces différents cas, car, dit Jeandelize : « Que l’on soit en présence d'un enfant ou d’un adulte, que le myxœædème soit complet ou fruste, les signes sont les mêmes, ils sont seulement plus ou moins accentués plus où moins atténués. »

La fréquence de cette dépradation peut être appréciée chez Hertoghe, qui, dans son travail de 189%, étudie surtout les deux premières variétés :

1. Myxœdème-congénital, — AÀ..., 14 ons, taille 0,74 cm., poids 19 k, 2, crâne 0,56 cm, fontanelle antérieure béante. Marche péniblement, s'exprime par grognements.

Hypothermie (35°2) , peau froide, farineuse, sèche ; le

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