‹ Le Sourcil Dans Ses Rapports Avec Le Corps ThyroïdeChapitre 8 sur 45 · EE; A · texte numérisé non relu

EE; A

corps, les membres et la face sont comme gonflés d’une graisse molle; hernie embilicale,

Double rangée dentaire dûe à la persistance des dents de lait ; bouche ouverte, lèvres épaisses, glossomégalie.

Tête couverte de squames jaunes. Cheveux rares, secs et cassants. Les arcades sourcilières sont presque complètement déplumées, glabres dans leur 1/3 externe.

2° Myxœædème congénital. — Fille de 18 ans, nanisme (77 cm5), paupières infiltrées, amas graisseux sus-claviculaires, ventre prolaèé, hernie.

Ne parle ni ne marche ; langue infiltrée saillante, dents mauvaises.

Peau sèche, farineuse ; cuir chevelu semé de squames

jaunes, dur, sclérosé, cheveux tombés par grandes plaques.

Sourctils fortement ravagés. glabres dans presque toute

leur étendue.

3° Myxædème de enfance (début à 17 mois). H., 18 ans, nanisme ; nez épaté, face ronde, lèvres épaisses, joues flasques, paupières lourdes, ventre gros, hernie.

Peau sèche, taches pigmentaires, hypothermie, mouvements lents.

Indifférence du visage, violentes colères, idéation et parler lents, voix rauque, sait lire.

Cuir chevelu squameux, cheveux rares. Les Sourcüils ont presque complètement disparus.

4 Myxœdème de l’enfance (début à 7 ans). G. 20 ans, 12 m 15 ; 30 kgr. Face pâle et bouffie. Infiltration des mains et de l'oreille, gonflement peu marqué du corps.

Temp. axill. : 36°5. Mains rugueuses, bleuâtres et toujours froides. Peau sèche, desquamation rapide.

Anorexie, somnolence, apathie intellectuelle, lit et écrit. Les sourcils sont déplumeés dans leur 1/3 externe.

2'S DE Se

Après 220 j. de traitement, la taille s'est accrue ; l’'œdème a disparu ; les cheveux sont plus abondants ; la ligne sour-. cilière mieux fournie. |

5° Arrêt de croissance dès 12 ans. — H. 27 ans, 1 m 37. Visage cireux, bouffi, hernie, hypothermie, peau farineuse.

Voix enfantine, intelligence médiocre, lent, somnolent.

Chevelure abondante ; les sourcils sont dégarnis dans leur 1/3 externe.

6° Cachexie strumiprive. — A.,18 ans, 1 m53, n’a plus grandi depuis longtemps. Strabisme convergent, nez gros, joues gonflées et flasques. Teint pâle, jaune ambré, taches diverses. Hypothermie.

Les sourcils sont fortement ravagés dans leur 1/5 externe.

L'intérêt de cette dégradation est du reste affirmée par Hertoghe, qui la considère comme des plus constantes, même dans le myxæœdème au débat.

L’épilation plus ou moins complète du sourcil, ditil, est un symptôme précieux et facilement appréciable. La déprédation du soureil commence par le 4/3 externe; sa chute est précédée pendant un

#temps variable d’une espèce de dermatite de la zone d'implantation qui se traduit par une rougeur assez vive de la peau: elle s'accompagne d’une desquamation assez rapide de l’épiderme, et de très vives démangeaisons, D'autre part, il mentionne la canitie précoce, la chute parfois abondante des cheveux, qui, tantôt porte sur la lisière frontale, tantôt sur la ligne médiane, et, parallèlement, les altérations gingivo-dentaires. L'aspect de la cheve-

= 9Sr.Er

lure et des sourcils, dit-il, l'état des dents et des gencives constituent un ensemble facile à noter à première vue; j'y attache une grande importance.

Cependant, il faut remarquer que, dans cette étu-

de, la déprédation du sourcil n’est signalée que SIX fois sur neuf observations d’hypothyroïdiens ; malgré la constance des eflets thérapeutiques, la repousse ne lui parait digne de mention qu’en un cas ; l'hypotrichose sus-orbitaire par agénésie n’est pas étudiée.

Rtn 1899, Hertoghe applique le traitement thyroiïdien à des malades présentant les symptômes les plus variés : céphalées, douleurs articulaires, hépatalgie, constipation, métrorrhagies, oppression, frilosité.….; 7 fois sur 16, il relève une déprédation des sourcils allant de la raréfaction légère jusqu’à l’alopécie partielle.

La chute des sourcils, telle que Hertoghe l'avait étudiée, a pour cause un processus de kératose pi- Jlaire : le front est, du reste, pour M, Gaucher, le siège habituel de cette lésion, qui forme là deux plaques rouges, symétriquement situées, occupant soit la totalité du rebord orbitaire, soit le 1/3 externe ou le tiers interne ; elle s'accompagne quelquefois d’altération des ongles et du cuir chevelu. On - s'accorde d’ailleurs, dit M. Léopold-Lévi, pour reconnaitre qu’elle évolue sur un terrain de strume (terrain souvent d'hypothyroïdie).

De 1906 à 1911, MM. Léopold-Lévi et H. de Rothschild élargissent le domaine de la pathologie thyroï-

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