INSTITUTION DES SOURDS-MUETS A LILLE
| diSTRIBUTION DES PRIX.
La distribution solenfelle des prix aux éléves de sbtte noble et belle institution qui compte déjà cinq années d’une existence prospère, a eu lieu hier dimanche, 1° Septembre, à midi, dans la grande salle du tribunal civil, en préseuce d’un nombreux auditoire, .
M. le préfet, qui présidait la séance, a prononcé un diécours fort remarquable, Ce discours, écouté dans le Le pres ol a été vivement applaudi.
Les élèves se sont livré ensuite à des exercices d'autant plus intéressans qu'ils mettent en évidence ce qu'il faut des soins, de sollicitnde, de dévouement pour parvenir à remplacer chez ces pauvres ètres incompi Ls les sens si essentiels dont la uaiure les a privés.
Ainsi, M. Lavallée, agé de 34 ans, nous w raconté la fable de la
Grenouille et le Lœuf: M. Michez, âgé de 15 ans, celle du Corée: et le
Renard: M. Jacques, âgé de 20 ans. celle du Renard et la Crgoqne Le Souro-Mur1 et L'AVEUGLE, 2 ANNÉE. Lr
et enfin M. Benjamin, ce jeune sourd-muet qui, l'année dernière, à pareille époque, nous faisait connaître les aventures de sa vie, M. Benjamin nous a raconté la fable du Gand et la Citrouille et celle de la Laitière et le Pot au lait.
Nous n'essaierons pas de décrire ces différens exercices. Quels mots pourraient rendre cette pantomime animée et rapide au moyen de laqaelle les idées les plus abstraites sont exprimées aussi clairement et se font comprendre aussi facilement qu'au moyen de la parole! Mais si le discours est impuissant pour faire comprendre ce dont les yeux peuvent à peine se rendre compte, le cœur est là qui bat déhcieusement, qui s soulève de plaisir et d’admiration à la pensée que l'humanité produit seule de pareils miracles, et qu'il a fallu le dévouement d'ae seul homme pour donner l'ouïe et le langage à ces infortunés plongés dans l'éternel silence et sur la langue desquels pèse une impuissance fatale.
La distribution des prix aux élèves des deux sexes a eu lieu immédiatement après les exercices.
Nous croyons que le lecteur lira avec plaisir le discours suivant composé par le jeune Benjamin, sourd-muet. Ce discours, qui devait être lu à la distribution des prix aux élèves de l'institution Massieu, n'a pas pu l'être à cause de l'absence de M. Le Glay qui en était
chargé :
« Messieurs,
» Vous vous rappelez peut-être avoir lu l'année dernière l’histoire du vagabond ét fugitif Benjamin, ancien élève de l'institut, si infortuné naguère; vous le voyez maintenant heureux et satisfait à côté de M. Le Glay, son mentor.
» Je suis à Lille depuis un an, après avoir été jeté sur une mer semée d'écueils, un vent favorable vint me pousser à Cambrai où j'ai trouvé pour protecteur M. Bouly père, qui a été l’auteur de mon bonheur, puis à Paris, où j'ai fait ma première communion et reçu une éducation, et enfin à Lille, où je veux consacrer toute ma vie à l'éducation de mes frères d’infortune, sous la direction de notre célèbre et vénérable Massieu que vous voyez courbé sous le poids de ses longs et pénibles travaux.
» Dieu a voulu que je fusse ici pour lui payer le tribut de ma reconnaissance ; car il m'a préservé de mille dangers.
» Instruire les sourds-muets est une grande et honorable tâche pour moi qui devais être d’abord rélieur.
» J'en suis donc responsable devant Dieu et devant les hommes, Que la Providence est grande, admirable et mystérieuse!
» J'ai donné la préférence à l'établissement de Lille, parce que je
suis reconnaissant envers ce pays qui a payé ma bourse à l'école de Paris, et que c’est mon pays adoptif.
-» Parlans de nos élèves. L'art d’instruire les sourds-muets est le plus difficile et le plus pénible. Pour cela, le professeur doit avoir une grande patience, une grande persévérance et beaucoup d’expérience.
» Ces .enfans, auxquels j'ai donné des leçons depuis dix mois, sont pauvres en expressions, mais riches de sentiments religieux et moraux, Hs n'ont besoin d'apprendre ici bas qu’à être bons pour conserver . leur âme, Nobles créatures! Ils apprennent la langue française, pour être moins trompés par les méchants et pour parler par écrit aux emteudans parlans; le calcul, pour veiller à leurs intérêts; un état, pour pouvoir gagner leur vie.
Travaillez, prenez de la peine:
C'est le fonds qui manque le moins.
(LaAFONTAINE ).
» Voyez mes élèves, dont j'ai été toujours satisfait pour leur bonne conduite, leur travail et leur progrès. Ils sont heureux de pouvoir écrire, de sorte que la joie et le bonheur sont peints sur leur figure, Autrefois, les sourds-muets, que l’on considérait comme des monstres, étaient exclus de la société, ou plutôt mis à mort. Quel préjugé! quelle cruauté ! mais il est à croire que leur âme, plus chère que les trésors, est sauvée au Ciel, parce qu'elle était innocente.
» Aujourd'hui, ces sourds-muets sont rians et joyeux parce qu'ils sont sortis des ténèbres... Honneur donc à la réligion qui a envoyé sur la terre uu apôtre ingénieux et spirituel... l'abbé de l’Epée !!! que son aom sait gravé dans nos cœurs.
» Ou ne possède pas encore une bonne notice sur cet immortel instituteur. D'ici à quelques mois, M. Ferdinand Berthier, professeur sourdmuet à l’école royale de Paris, en publigra une qui satisfera les lecteurs. Il a déjà mis au jour son ouvrage intitulé : Histoire et statistique de l'éducation des sourds-muets.
» Messieurs, ce n’est plus un triste spectacle, vous pouvez regarder ces intéressans élèves sans compassion ; seulement, vous avez pitié d'eux à cause de leur pauvreté.
» Ne croyez pas, je vous prie, qu'ils soient fàchés d’être privés de l’ouie et de la parole pour entendre la musique et le ramage des oiseaux. Ils sont presque aussi contens que vous. Dieu, plein de bonté, adoucit leurs peines, leurs privations et les soulage. Vous me demanderez s’il y en a qui désirent entendre et parler. Oui, mais ce n'est pas sans molif. Un sourd-muet m'a dit qu'il désirait devenir entendantparlant pour être député, ou ministre, ou avocat et être aussi savaut
que Fénélon, Racine, ete.; mais il doit savoir que os n'est que vanité de chercher les honneurs et d’aspirer à s'élever.
» Parens, rejouisses-vous de voir vos enfans heureux. Ils sont devenus hommes : ils pensent, jugent, réfléchisseat, distinguent le bien d'avec le mal, le vrai d'avec le faux.
» Vous, à qui le Ciel a donné des enfans sourds-muets , placez-les da bonne heure dans une école : vous comprenez bien que la jeunesse s'instruit facilement. Lorsque Dieu vous envoie des enfans, vous ne voules pas les faire instruire tout de suite, parce que vous les aimes trop. Ils sont beaux et vous vous plaisez à les voir courir autour de vans Hélas! que diront-ils lorsqu'ils. deviendront grands ? ils diront : Pourquoi mon père et ma mêre ne m'ont-ils pas placé dans cette école? Quand je serai grand, j'aurai peu de goût pour l'étude, je m'instruira difficilement. On me regardera; j'aurai honte de mon iguorance.
» Heureux le père qui le sait, car son fils pourra un jour par ses talens ou son travail secourir son père et sa mère dans leur vieillesse.…, Boa fils !! €
.» Admiartrateute! voua ne cpssez de combler de mille bogtés us frêres d’infortune ; vous faites chaque jour des démarches couronaées: de succès pour améliorer notre école.
» Une chapelle vient d'être établie, et sous peu des ateliers encore...
» Honneur toujours à la charité!!! Surtout n'oublions pas non plus notre généreux préfet, M, le vicomte de St-Aignan, qui sous port le plus vif intérêt,
» Le mot charité st admirable. La charité, c'est Dieu. Aimer la charité, c'est aimer Dieu. Elle n’abandonne jamais les pauvres. Elle a euvoyé un homme charitable à notre école. Il enseigne gratuitement la crainte du. Seigueur à .nos enfans sourds-muets dont quelques-uns auront le bonheur de faire leur première communion. C'est l’homme le plus utile pour eux; parce qu'il conduit leur âme sur le chemin de la vertu pour la, diriger vers la porte du Ciel. Quel est cet homme? je ne le nommerai pas de peur de blesser sa modestie; mais tous los cœurs ji l’auront bientôt nommé.
» Qu'il nous soit permis de profiter de cette circonstance solennelle pour exprimer notre reconnaissance au conseil-général, au conseilmuuicipal de Lille et à M. le ministre de l’intérieur.
» Parens! vous allez conduire vos enfans aux vacances; je vous prie très-instammant d'avoir bien soin d'eux, c’est-à-dire d'en éloigner tout ce qui pourrait, par leurs yeux, souiller leur ame et altérer l'innocence de leur cœur, L'exemple est la meilleure leçon que vous puissiez leur donner, C’est le plus puissant de tous les enseignemens.
» Les mauvais conseils, dit le Sage, empoisonnent l'esprit,
» Dès leur admission, nous atons cultivé leur cœur dux dépens
notre repos.
» ]l nous sera bien doux de Îes revoir à la rentrée aussi sages qu te le sont aujourd'hui. » -
L'histoire du vagabond et fugitif Benjamin dont il est parlé au commencement du discours qui précède, est cette histoire si naïve et si intéressante de sa vie écrite par lui-même, et que personne’ n'a pu La sans en être ému jusqu'aux larmes.
Voici un passage de cette Histoire d'un débius , qui est bien digne de remarque.
«Un jour je pris imprudemment une poignée de ce sable que j'introduisis dans mes oreilles et narines; je ne savais pas que cela’ fat dangereux. Je ne savais pas que cet acte d'enfant sans expérience : allait dresser une barrière éternelle entre moi et mes semblables; je ne tardais pas à ressentir un malaise inaccoutumé, je tombais malade ; je ne pouvais plus ni entendre, ni parler. Ma mère, affrayée de mon pénible état, alla chercher un médecin pour me guérir. Vain espoir! j'éprouvais d’affreuses douleurs; il me fit vomir en m'’introduisant une cufflèr dans la bouche, il chercha à l’aide d'instruments, dout j'ignore l8 nom, à extirper le sable de mes oréilles. Hélas! il n'en sortait que du sang en abondance; dans la tête, dans le cou, dans les pieds, je souffrais d’une manière inouïe, je ne pouvais plus marcher; enfin Dieu prit pitié de moi, In santé me revint, nrais j'étais sourd-muet,
» Avant ce malheur, ma mère, qui m'aimait bewacoup, me donnait chaque jour une instruction religieuse; j'allais souvent chez M. 1e curé de village qui me recevait avec bonté, j’espérais même devenir un enfant de ehœur! Malheureux! tout disparut pour moi avec la parole ; j'oubliai les leçons de ma mère, les prières que le bon curé m'avait apprises , un voile épais couvrit mon intelligence; -et je ne prononçais plus que comme par instinct quelques mots rares tels que pain, cidre, eau, papa, maman. | |
» Il me semble que Dieu m'ait affligé de cet anéantissement passager : pour me rendre moins sensible le coup qu'il allait me porter.
» Des malheurs avaient accablé ma pauvre mère, son modique avoir avait disparu, elle fut obligée de vendre son jardin et sa maison pour acheter du pain; puis quand ses dernières ressources furent épuisées, nous fümes obligés de mendier un azile, et notre nourriture dans la famille de ma mère, mais l'hospitalité nous fut refusés ; alors nous devinmes errants, passant les nuits tantôt sous un toît abandonné, tantôt . couchés sur le bord d'une route, sur les feuilles à la lisière des bois.
» Ma mère, ma pauvre mère faible, accablée de fatigues, voyait avec effroi s’éteindre ses dernières forces, à peine pouvait-elle marcher, elle ne pouvait faire plus de viugt ou trente pas à la fois,
je la voyäis alors tomber de faiblesse. Un soir enfin elle ne put. se relever, nous étions au bord du bois de Caisne. Elle priait Dieu , et moi, enfant sens intelligencé, eens facultés morales, je ne joignais pas mes prières aux siennes ; car je ne savais plus ce que c'était qu’une prière; our je croyais: qu'il n°y avait au eiel qu'un sourd-muet comme moi, portant le même nom que moi, car je croyais que cœtte nuit, où brillaient les étoiles, n'était éclairée que par les soins des hommes du ciel qui allumaient ces astres lumineux, qu'ils devaient éteindre le matia on souffiant dessus: car cette pluie, ce vent qu'il faisait, je les prenais pour l'ouvrage des hommes. À qui me serais-je adressé ? Je ne priais pas, j'errais aux environs du lieu où ma mère epuisée, était tombée sans secours humains. Oh! s'ils l'avaient vue alors, ceux qui nous avaient refusé l’hospitalité!! Un monsieur me rencontra, me crut seul probablement et m’emmena chez lui; sa généreuse pitié me fournit alors uu souper et un lit... Je dormis, pauvre enfant que j'étais, et le lendemain je courus rejoindre ma mère; je relrouvai son corps. ma mère n'existait plus, son âme s'était envolée. »
— M. Louis Braille, répétiteur à l’institation royale des aveugles de Paris ot aveugle lui-même, connu déjà par la découvents d'nne éenturo en points à l'usage des aveugles, vient d'inventer un nouveat procédé pour réprésenter par des points la forme des lettres ordinaires. Je. donnerai dans le prochain No de mon Jounnas l'explication complète de ce procédé et un-échantillon de eette écriture. Une ‘lettre écrite eu points, par M. Braille, et jetée à la poste, à Paris, m'est arrivée le surlendemaia.
— M. Ordinaire, aneïen directeur de l'institut des sourds-muets de Paris, consacre à présent sa vie aux deux établissements de, Bésançen, où sent réunis les plus grandes infortunées, colui des sourds-muats «et la maison de détention, de réfuge et .d'aliénés. Cet homme ne saurait vivre sans faire du bien à son prochain, c'est un besoin de sa vie. Que Diou le conserve longtemps!
— M. Léon Vaïsse, professeur à l'institution royale de Paris, a publié une poñide broshurcintitulée : Le sméconieme de lu parole mis à la portée dee sourde-mests de naissance. Il y ‘expose un procédé pour écrire la prononciation. Le procédé est très-ingénieux et meuf.
— M. Piroux vieat d'achever le premier volume de son intéressant journal Péme des Sourde-Muota. 160 pages.
—#% Valade-Gabel , directeur de l'institution des Sourds-Muots de Bordeaux , a proposé à l'académie royale des sciences et arts de Bordeaux deux mémoires sur osite question : Que! rdle l'articulation ef da. lesture sur les lèvres doivent-elles jouer dans l'ensaignement des Sourds-Muots ? Ces mémeires que l’auteur a fait imprimer séparément me -sont arrivés trop tard pour pouvoir en rendre compte à présent. Cette question mérite toute l'attention des instituteurs des sourds-muets; je désire beaucoup
connaître l'opinion actuelle de ce savant professeur, En 1898, M. Valade fut chargé à Paris d'un cours d’antioulation. Son cours était composé de 15 individus, dont 7 entièrement seurds et huit autres qui avaient conservé plus ou moins d’audition. Chaque division ne recevait qu'une heure de leçon par jour et, au mois de juillet de la même aunée, deux membres du conseil de perfectionnement firent sur ces essais ce reppor à l'administration, Après avoir tracé la marche qu'avait suivie M. Valade
ils constatent le résultat obtenu, « Les élèves, disent-ils, sont arrivés à articuler toutes les voyelles, toutes les consonnes. la plupart des syllabes et un grand nombre de miots, à la vue des lettres qui les représentent et à lire les uns et les autres sur les lèvres de leur maître et:sur celle de quelques-uns d'entre eux.» L'essai est denc concluant etc.
Au commencement de 1829, M. Valade fit lui-même un rapport où: il exposait ses résultats. Les élèves, dit-il, complètement sourds, sont en état de lire sur nos lèvres, et de prononcer, sens erception, d’uns manière très-ntelligible , toutes les valeurs phoniques usitées dans la langue française; ils connaissent en outre les diversés nfanières d'écrire ces valeurs, et presque toutes les anomalies de notre alphabet ; enfin ils savent décomposer un mot eu ses éléments syilabiques. On y ajoute enfin que les résultats sont supérieurs, pour leur uniformité, à ceux qu'on « obtenus jusqu'à présent e n Angleterre et en Allemagne, J'examiuerai dans un prochain No ces mémoires, on les complétant par tout ce que M. Valade a encore éerit sur cette intéressante matière.
— M. Ramon de la Sagra a publié des notes sur un voyage qu'il a fait en Belgique et en Hollande, sous le titre de Voyage en Hollande et en Belgique etc. Paris, Arthus Bertrand , éditeur, rue Hautefeuille, 23, 2 volumes. Ses recherches ont surtout eu pour objet l'instruction primaire, les établissements de bienfaisance et les prisens. Il y parle longuement des établissements pour les sourds muets des deux pays, Il y a inséré aussi un petit exposé de ma manière d'enseigner l'articulation,
—Je reçois à l'instant des livres insprimés en relief. peur les avougles à York. Je donnerai dans le prochain volume uu Rues de cette nouvelle manière d'imprimer.
— M, Taylor, directeur de l'institution des aveugles de York , vient de m'envoyer 1° un livre de prières imprèmé en relief pour ses | élèves intitulé: Z'he Collects for sundays and holydays. etc. Fork, printed by W,. Dawson Litilodale, Manorkowe, 1839. % Early lessons. C'est la premier essai de sa nouvelle manière d'imprimer pour les: areugles et le soul exemplaire qu'il ait laissé subsister. 5° Mornsmg hgmn. Les vers sont composés pur l'aveugle Jane Pickles, première élère de l'établissement. 4 Un ouvrage périodique pour les aveugles, intitulé : Magasine for the blind; doux No ont paru, Août et Septembre, Tous
ces ouvrages sont imprimés avec le caractère, dont j'ai parlé dans mon rapport à M. le ministre de Fintérieur: Les établissements pour des aveugles en Angleterre, p. 95, 96, 97 etc.
On connait trois ouvrages périodiques pour les aveugles, quel malheur que nous ne püissions pas procurer la inême consolation à nos malheureux aveugles.
— M. Alston trésorier de l'asyle pour les aveugles de Glascow, m'a envoyé la copie d'une lettre qu'il venait de recevoir des lords de la trésorerie de sa Majesté la Reine d'Angleterre, qui lui annonce que, pour l'encourager dans ses charitables efforts en faveur des aveugles, sa Majesté lui accorde pour continuer ses impressiohs , sur sa eassette particulière , un don de 400 livres sterl. (plus de 10,000 fr.). Voici la
lettre en original :
Treasury Chambers, 11th Sept., 1839.
Sim. — The Lords Commissioners of her Majesty's T'roasury having received a communication from the Secretary of State for Home Department, upon the subject of the steps taken by you connectad with the printing of the Bible in raised type, for the use of the blind throughout the kingdom, their Lordschip have commanded me to express to you their great approbation of your philantrapic exertions for so merilorious an object, and they hate been pleased to direct that issue of Four Hunderd Pounds be made to you from Royal Bounty, for the purpose of assisting you in the prosecution of the work.
Tam, Sir, Four obedient servant, G. J. PanNNINGTON.
Joun Acsron, Esq., Glasgotw.
— INSTITUT ROYAL DES SOURDE-MUETS er DES AVEUGLES DE Lièce. Rapport sur les travaux de la comméssion administrative. Liège, 1859, 52 pages in-go.
Ce rapport est composé par M. Visschers.
Dans le compte de 1838, on remarque parmi les recettes ordinaires un subside de l'état de. . . 7,900
id. de la province, . 1,000 id. de la ville. , . 1,500
L'institut a déposé, çette année, à la caisse d'épargne, une somme de 24,900 francs.
— Un arrêté royal du 80 Septembre dernier accorde à l'institut des sourds-muets et des aveugles, à Liège, un subside extraordinaire de 7,000 francs pour couvrir une partie des frais résultant de l'acquisition et de d'appropriation d'un nouveau local,