‹ Le sourd-muet et l'aveugleChapitre 127 sur 128 · BANQUET ANNUEL ‘DES SOURDS-MUETS · texte numérisé non relu

BANQUET ANNUEL ‘DES SOURDS-MUETS

Be funestes dissontiments divisent en ce morbent l'in nstitution royale des: soutde-muets de: Paris, Ces dissenlients! dé éuture à compromettre l'existénèc dé l'étiblissenent s'ils 56° proléngesiont, out: lion entre:kes mèhbros du 'Cousvil d'administration et Mr Delannéau, maire :

da#% ‘arioféissemient ; récemment nommé directour. On dis: Lu de puis quinté jours le ministre hésite. ARR

En attetilént , les:soùrds-muets, Jose Mat de : de demation.,

n'hésitent pas, eux. Xls ont unanimement convié M. Delanneiu -éa banquet: anniversaire de la naissancé ‘de Fabhéd6 VÉjéo. ‘Ils ny -ont Jamais invité ancun des #dministrateuvs , üt v'est la prémière fôis. qhils rendent hommage à leur directeur: Celle année, le banquot ‘à eu fou

ss: Casino" Saitij-Mertin, : dans tes‘ beaux silos :de M: Auger, Ontre cinquante sourds-muets, on y avait éenvié une dixaine de parlahts, au nombre desquels étaient M, Bapin, président ‘de 1# Chambre, M. Delætneau, M. Johu O'Conuell, fis du cétèbre Daniel, M. Coignet, peintre d'histoire, etc. La galté la plus décente à'a cessé de régner pendant tout le rèpas. Au désert, Berthier, él pour là quatrième fois président par l'unanimité de ses frères, a rétracé dans une pantomime , dont uos meïllours acteurs sont bien toin d'approcher, lhisteire de l'abbé de l'Épée, celle de l'institution, et erfin celle ‘de Fassotiation contrals Ces sourds-muets. Il a remercié ävèc effusion M. Papin: de Yhonmeûr qu'il avañt daigné leur faire. {1 u dit tes titres du M Delmimeau à la confiance de ses élèves, ej il s'est porté garant de leur mn pour hui, FOREReE a Sd sine au nom dé tous les” diète.” eo

t#. Düpin a été invité à parièt. Alors le docteur Sets. placé à cdté dé M. Dupin;'a répété en imihique sa chaléurëüse improvisation, Lés' doigts du traducteur suivaiont les Rèvws de: l'orateur. Ces deux langages se croissient dans l'air sans se heurter ou #5 génèr en rien, €n sorte que l'oréillé entendait taadis que les sourds-mruéts £éoutalent des yèux. ls étaient les promicrs à s'émouroir t'A applaudir. M. Dupin parlait d’une voix bb ‘et ge a cp voir des larmes dans see years,

« Messieurs, a-t-il dit, c'est unie singulière au pour un orateur parlementaire qüe * d'adresser ta’ parole à -uneé assemblée de sourdsmuets. À la vérité, je n'ti pas à redouter des murmures, mais avssi je suis privé & Pavantage d'ésciter vos sympathies. Cepiriéant that moyen de comméniention n'est pus intrdit entre: nous, grâce à J'admitable tméthodé- inventée par Phomme presque divin dént nous célèbrons aujourd’hui le fête, et qui fut le fondateur et e père de votre institut. Jé vous pürle; it est vrai, une fangue étrangère, mais vous avez parmi vous de fidèles interprètes, des hommes habiles

à traduire, dans le langage qui vous est prepre ; due de la pensée d'autrui,

«Ce fut de votre part une pensée filiale, d'ouvrir uns | soiséeiptioni en l'honneur de l'abbé de l'Épée. Je m'enorgueillis d'avoir été placé par vôtre choix à la tête de cette œuvre vraiment nationale: car c'est en France que l'institution des sourds-musts a eu la gloire de naître. C'est de chez nous qu'elle se propagera successivement chez

tous les peuples qui. honorent la morale, la vraie philosophie et lhumanité.

: « Cette institution si.beile dans son principe, si utile dans ses résoltats, acquerra un nouveau lusire sous la tutelle de son nouveau directeur (M, Delanneau) : il vous offre en effet une double garantie

de dérotement et de capacité, soit comme adnñnistrateur, étant maire de l'arrondissement le plus populeux de la capitale, ‘soit comme instituteur, puisque nous l'avons vu chef d'une maison célèbre, où, pendant de longues années, la jounesse a FU pe ER aussi brillante que libérale.

» Je niamocie de tout mou cœur à tout o8 qui viont dé vous être proposé. »

Forestier a porté le tônst suivant à Le sauté de J. John O'Connell :

« À la santé de M. John O'Connell, fils du libérateur de l'Irlande! Pleins d'admiration pour le grand mérite de cs neble chawpion des libertés humaines, mous avons été enchantés de. contempler daus le fils l'intage du père. Nous sonmmtes fiers et jayeux de la présence de M. John O'Connell, représentant de l'Irlande, car nous avons de sincères sympathies pour ce pays opprimé. Héritior des vertus de som pèra, avocat de toutes les causes qui. intéressent l'humauité, il a bien. voulu grossir notre phalange d'amis at da. frères. Nous lui savons bien bon gré de sa présencs iei, ef nous le prious d'agréer l'expression de notre reconneissancs, » |

M. John O'Connell, aveq heaucomp d'ématiqu, a. remercié pour lui-, même et pour san père, auquel il a promis de rapporter fidèlemeni tout ce qu'il venait de voir et d’entendre. |

M. Delanneau s’est ensuite exprimé ainsi : .

« Messieurs, |

s Je suis profondément touché de l'honneur que. vous m'aves fait ea m'invitant à cetèe intérossante réunion. M'appeler à fêter avec vous. l'immortel abbé de l'Épés , la pèse de votre grande famille, c'est m'admeîtee dans le sin de cotée; mêne. famills | cast me. dannor- dussé de cité parmi vouss c'estrandre justios aus RE infeiment, à vous. . , :

» Si, dans le poste, honorable œui to. avétee paufié ctidontje. sous toute l'importance et la -saintoté, il ne m'est donné que de suivre de bien loin Jos traces du grand, homme qui sst l'ohjist de vos hommages et de votre vénératian, j'aurai au gmoins l'ambition de du segepsbler pour la tendre et. patarnelle sollicitude qu'il a ne toute : sa vie à vos jeunes frères d’ipfortune !

» Puisse l'Institut royal des sourds-mupts, sous me direstiqu être à vos yeux le cheflieu de la famille, le contre commun de vas. pensées, de vos affections! Mon cœur me dit que vous y trouverez toujours un ami sincère, devoué et un chaud défenseur de vos intérêts »

Le sourd-mtet Peyson, qui naguère a coneouru pour le prix de Rome. prépare pour l'exposition de vette année ua tableau de grande dimension, dont le sujet est tiré de la vie de l’abbé de l'Épén. Dans quelques: phrases pleines de modestie et de DE il a remercié ses. frères.

des encouragements qu'il en recevait, et a rapporté à son imaître, à, Coignet, les éloges dont il avait été l'objet,

Eufin, à dix heures et demie, l'assemblée s'est séparés.

(Le Droit du 37 novembre 1888.)

— M. Delanneau, nommé par M. le ministre de l'Intérieur, directeut des sourds-muets, s'est vu forcé, peu de jours après, de discontinuer sts fonctions par suité de l'opposition des tnembres du Conseil de cet établiwesent, Voilà pngiron un mois. que durp cet état de thoses,

| { Le Journal de Paris dus 7 décembre 1858.)

— La roine viént d'accorder au sieur Chef, cultivateur à Xertigny (Vosges), une soreime de 40 fr. pour l'aider à procurer us trousseau à son fils, sourd-muct, récemment admis dans l'institution des sourds- Muots de Nancy avec une bourse départementale. Déjà 5. M. à accordé, il.y « quelques années, pour la même destination, un secoues de

100 francs à la veuve Barthel de Nanëy. .

7 — La ville d'Orléans, qui avait depuis 1886 une école de sourdesmucttes dirigée par les sœurs de la Sagesse, école qui compte aùjourd'hui 20 élèves, vient de voir former aussi une éeole de sourdsmuets. Un ecclésiastique, M. l'abbé Lavau, est à le tête de l'établissement: il est secondé par des frères de l'instruction chrétienne, vonus de la Vendée, et qui s'occupent avec zèle et intelligence de l'éducation si laborieuse des sourds-muets. Nous avons déjà eu occasion de signaler deux ou trois établissements du même genre fondés par des eccKsiastiques dans le courant de l’année dernière. Un pareil dévoñment les ARS ee ARR a M Folie Pr, pie | : { L'Uoivers du 6 février 480, )

— L'amonr du pays est un sentiment profohdément exraeiné dans te oœur des Frane-Coméois, Coux que leurs fonctions ow enrs afluires. avaïout éloignés de leur provinces manquent rarement l'occasion d'y rentrer. M. Désiré Oïdinaire nous offre un mnouvel’exemple de cet attachement des Fréno-Comtois pour le foyer d'origine. Notre compatrible est arttvé à Besançon avec l'intention d'y terminer va carrière.

M, Désiré Ordinaire, dont les talènts, le sèle pour te bien publie et le caractère henordble ont été appréciés dans ce ‘pays, e-6é doypa de la faculté des sciences de Besançon jusqu'à le malhkeurèuse Spoque. de sa suppression. Il fut ensuite iospectour de l'ucadétmie churgé de l'administration rectorale. Plus tard il fat appelé aux. fonctions de

rectenr de l'académie de Strasbourg, qu'il a occupées jusqu'en 1851, époque où il fut nommé directeur de l'institution royale des oardsmuets à Paris. M. Désiré Ordinaire, sprès avoir opéré dans. ce dernier établissement des réformes difficiles et d'importantes améliorations; cédant enfin aux pressantes sollicitations do ses amis, qu'effrayaient l’altération croissante de sa santé et surtout l'affaiblissement de sa

vue, est revenu dans sa ville natale goûter un repos : il & si bien mérité de jouir,

M. le ministre de l'intérieur, en acceptant à sic la démission de M Désiré Ordinaire, dont il appréciait le modeste et courageux dévoûüment, a voulu lui donner tn témoignage de gratitude ot d'esfime.en le nommant directeur honoraire de l'institution royale des sourds-muets de Paris, et membre du conseil de perfectionnement éréé près de ce aeniique établissement.

Nous espérons que les loisirs de M. Désiré Ürdinairé fourneront au profit de noire pays. $es connaissances variées et sa philanthropie trouveront à s'exercét utilemént pour la société d'agriculture, pour notre académie des sciences, ét spécialement pour notre institution départementale de sourds-muets.

(L’'Impartial de Besançon du 4 Décembre 1688. til a été constaté, dans des statistiques dressées dans les dépôts d'aveugles, que le plus. grand nombre des cas de cécité, ont lieu dans te premicr âge de la vie, à la suite d’ophtalmies occasionnées par le froid humide agissant sur les nouveaux nés. Une pétition a été xdrosvé aux deùx charnbres. pour là prudente interprétation de l'article 55 du code tivil. M. de Gasparin a fait un rapport sur cette demande et la chambre des pairs l’a favoräblement accueillie dans sa séance du 7 jaillet.-Cette pétition a été renvoyée aux deux ministres de l'intérieur et des cultes, (Journal Français. ) + — C'est avec le sentiment d'une profonde douleur que les amis de Fhumanité apprendront la mort de la sœur Constance Van Darne, directrice de l'institut des enfants aveugles et sourds-mruets d’Ypres. Elle d'est éteinte à l’âge de vingt-nouf ans à peine, au milieu de ses trente-six élèves éplorés. Sa perte irréparabie, les ressources de l'établissement ne permettent pas les frais d’une nouvelle direction qui serait moins désintéressée que la sienne. La sœur Constance a demandé à étre enterrée à Moorsisde, à oôté da son oncle, le vénérable curé Verhelst. - (Le Journal des Flandres.) .— La société de bionfaisamce, connue sous le nom d'Institut des sourda-muets, fondé à Anvers le 1r janvier 1835, a publié son 1° rapport trimestriel de 1839. L'institut comptait 111 membres et avait: placé dans des instituts un sourd-muet et deux sourdes-muettes,

Les revenus du trimestre étaient de . . .. : . « fr. 5232-79

L'encaisse an fr avril... .,..,..,....,.... fr. 21559

Fonds de réserve placé à Ia banque . . . . . . . fr. 800-00

Ce rapport contient ensuite dés détails sur une visite dont Æ. le Président et l’an des Commissaires de la société, ont bien voulu honorér mon établissement, à Bruges, Le rapport cet trop flatteur paur que je puisse en dire davantage.

— N'a été proposé un pris de 5 {ôrins par la première classe de l'intitut royal des sciences. belles-lettres et arts à Amsterdam, au meilleur mémoire, en réponse aux questions suivantes :

« Comme l'exreri:nce a prouvé que beaucoup d'aveugles-nés et de

sourds-muets admis dans les institutions de Groningue et d'Amsterdam ,

suocombent pendant le cours de leurs études à la suite de phthisie ou d'autres maladies de poitrine ; et que cepéndant ces cas fréquents d'affections de la poitrine ne peuvent ëêfre attribués ni à la position, ni à la tenue de ces institats; la première classe demande : 19 si l'expérience

confirme en général et partsut que les sourds-mnets et. les aveugles

de naïssance suocombent plus souvent que les autres jeunes gens de leur âge à la phthisie. 20 En cas de réponse affirmative, on demande : si la fréquence de cette maludié doit être attribuée à des causes aocidentelles; ou bien s'il y a entre cette maladie et la privation de la vue ou de lonie, (que cette privation soit congénitale ou accidentelle), une allinnce feiftement intime que la privation de ces deux sens'et la phthisie peuveut étre:cousidéifes gomme effets d'une seule et même causc? et 5v.si entin des remèdes peuvent être employés pour prévenir cette maladie, sans naire au but que l’on se propose en admettant les dits élèves dans de pareïtles institutions. Les mémoires pouvaient être écrits en-hollandais, on latin, en français, en anslais ou en allemand, mais devaient être envoyés, francs de port, ou secrétaire de la première classe ets à Amsterdum, avant kK dirnicr février 1859. » | DE

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