‹ Le sourd-muet et l'aveugleChapitre 24 sur 128 · LA · texte numérisé non relu

LA

si pout son éducation on suivait les lois de la nature.

Je reviendrai sur cet important ouviage, ur pou trop concis et trop substautiel pour quelques instituteurs, puisqu'il contient réellëment plus d'idées que de mots, mais qué niéditeront avec frôft ‘les: philosophes, tous ceux qui s'occupent d'améliorer éducation dé l'enfance et surtout les prêtres qui s'y convaincront que pour rendre à la religion tout son empire sur les inteHigentes et faire Connaître Dieu 1el qu’il se révèle par sa parole, il est nécéssaire de le faire connaître auparavant tel qu'ik se révèle per sés œuvres , et de développer l'intelligence et de former le cœur des hommes par leurs inspiratios.

Je montrerai dans le prechain numéro la parle pratique de ces principes;

ls grand-duc de Hesse vient d'ordonner l'établissement à: Friedberg, d'une maison d'éducation pour les sourds-muets. | L'xsrrrur impérial des sourds-muets de St-Pétersbourg est en voie d'amélioration et accroît chaque aunée le cercle de sa bienfaisaute activité. Le nombre de ses élèves qui, en 1835, était de 66, se monte actuellement, à 86, dont 49 garçons et 57 filles. En outre, 6 garçons et 4 filles, jouissant de l'usage de la parole et de l’ouie, ont été admis à l'institut pour être. élevés en commun avec les sourds-muets et y remplir un jour les fonctions d'instituteurs.

Ox vient d'imprimer à Modène la vie de deux sonrdes-muettes, l'une de Marie-Thérèse Ferrari, morte en 1829, et l'autre de Rose Zanasi, morte en 1830. La première est écrite par le chevalier César Galvani et l’autre par le docteur Séverin Fabriani, instituteur de sourds- muets, à Modène. La vie édifiante de ces deux infortunées et leur mort précieuse pouvant contribuer à l'édification des fidèles, je me suis empressé de traduire ées deux petits ouvrages, et ils paraïîtront dans peu de semaines.

cm 142 a QUELQUES RÉPONSES DES SOURDS»MUETS

die gtie la grâce?

Gazan. La grâce est le je no hais quoi, Es chose de divin répandu sur le corps, dans les mouvements ; dans les gestes, dans toute fa personne.

La grâce, c'ést vin dén, une fareur:

La grâce, c'est le secours de l'inspiration divine.

Qu'est-ce que la pudeur?

Gazan. La pudeur, la plus touchante des vertus, coloré le front d'un Konnête homme, ou plutôt celui d'uñe jeune ‘vierge, d'un incarriat agréable; c'est une légitime antipathie, mêlée d’une aimable ds à la vue de ce qui blesse la chasteté,

"| Qu'est-ce que la clémence?

" Éxarmen. C'est tm pardon magnifique.

Quelle différence entre henu et magnifique?

Gazan. En faits d'art ou d'ouvrages d'esprit, il faut pour qu'ils soient beux, qu'il y ait de la régularité, une nobte simplicité, de la grandeur; mais le m#nagnifique y ajoute un éclat extraordinaire par un concours de perfectious et de proportions qu'on ne peut s'empêcher d'admirer, Unissez lé beau au magnifique; cela produit le sublime qui vous enlève, vous ravit et vous transporte. Au reste vous le trouverez toujours naturel.

Qu'est-ce que le bonheur?

Gazan. Goûter la jouissance de la vie, ce n’est que le plaisir, Le bonheur est la paix de la conscience,

Nies-tous les mystères du christianisme en certains endroits?

* Gazax. Pitoyable deniande! L'homme est un orgueilleux ver, qui prétend pércer la machine du monde; gravir au haut de l'adorable et mystérieux temple de la foi; fouiller irop avant dans la nature de notre agent spitituel pour découvrir ce qu'ils ont de caché. Tout lui ferme à jamais la porte des mystères. Vaines tentatives! folie! il ramasse les sciences” spéculatives, lui qui n'est qu’un atôme dans l’immensité des commaissances qui lui manquent. Eh bien, est-il juste "que cet atôme me demande à moi, . qui suis son compagnon iibuoranos et de misère, si je nie les ji ds du christianisme en ‘certains endroits ?

Ox a déjà pu remarquer qu’en présentant l'histoire de l'art d’instruire les sourds-muets, jé ne m'attache

guères qu'à montrer les principes qui ont guidé

les auteurs que j'analyse, et que je passe tout ce qui

n'est pas empreint d'une utilité pratique immédia-

tement applicable. Mon but est de vaincre les préjugés quon a sur Fimpossibilité ou la difficulté de cette instruction et qui font qu'on abandonne encore les infortunés sourds-muets à leur triste isolement, pendant les longues années de leur enfance ou plus longtemps

encore; tandis qu'il est bien prouvé et clair que

l'écriture est capable de remplacer réellement la langue articulée et que le commencement de l'éducation d'un sourd-muet est à la portée de tout homme, qui a un peu de zèle. J'ai besoin de montrer d’abord l'avis unanime des auteurs et d'exposer la manière simple et solide des instituteurs rénommés , afin de convaincre eux qui auraiènt pu en douter autrement que les méthodes normales que je proposerai ensuite sont en fffet capables de faire: obtenir le but malgré leur simplicité. Je continue donc l'histoire de l’art.

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