‹ Le sourd-muet et l'aveugleChapitre 50 sur 128 · ÉDUCATION INDUSTRIELLE · texte numérisé non relu

ÉDUCATION INDUSTRIELLE

L'aptitude de l'aveugle pour le travail est vraiment étonnant ; l’on trouve peu de difficulté à lui faire faire des tours de force qui excitent la surprise et l’admiration, car sa patience est grande; mais là n'est pas Je mérite ; l'essentiel est de lui apprendre un métier facile qui ne demande que de faibles secours et avec lequel il puisse entrer en concurrence avec les clairvoyants. Je l'ai déjà observé, c’est l'institution d’Édimbourg qui a le mieux atteint le but. Les élèves sortent ordinairement de l'institut de Paris, sans avoir aucun moyen assuré d'existence. Le directeur Howe, qui avait profondément étudié cet institut, prétend que, sur vingt, un tout au plus peut se suffire. L'opinion la plus accréditée, est qu'ils ne peuvent généralement gagner que le quart de leur vie, tandisqu'à Édimbourg un grand nombre est capable de pourvoir, par son travail, à sa subsistance. Il en est de même à Londres.

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