‹ Le sourd-muet et l'aveugleChapitre 62 sur 128 · EE · texte numérisé non relu

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EXTRAIT D'UNE LETTRE SUR LES INSTITUTIONS POUR LES AVEUGLES D'ANGLETERRE.

. En attendant que je puisse publier um rapport détaillé sur oo mstitutions que je viens de visiter, je crois devoir communiquer eux Lecteurs du Sovar-Mozr et de L'Avuezs des extraits d'une : tirs tmprimée dns 16 Nesw-Cusfle Chronicle &u 91 Oclobre 1957.

Dans tous les âges les Le ont été l'objet de la oormmisération publique, mais il était réservé à notre siècle de bien diriger ces sentiments et de rassembler ces infortunés pour les secourir plus efficacement.

* L'origine de ces instétutions est récente encore, la première fai érigée à Paris en 1784, une autre à Liverpool en 1791: à Édimbourg et à Bristol en 1793; à Dublin en 1799; à Londres en 1800 ; à Norwich en 1805; "à Molmeux, Dublin en 1815; à Glascow en 1895 ; et à Belfust en 1965.

Dans 4er institutions 560 aveugles reçoivent la avurriture, les vétements

at des soins constants. Dans la plupart, mais non pas dans toutes (1) on leur apprend un métier. Mais ceux qui se trouvent dans ces asyles ne sont. qu'uue fraction des aveugles qui se trouvent dans la Grande-Bretagne. Ceux qui sont capables d'en juger pensent que la proportion est de 1 sue

2000 habitants, ce qui nous donne une population de 13,500 aveugies (2), nombreïque je erois plutôt au-dessous de la réalité,

Quand on considère que le plas grand nombre appartient à la classe la plus humble de la société, quelle masse de misère et d’ignorance ne nous présentent-ils pas... ls méritent qu’on vienne à leur secours et c'est un devoir pour la société de rechercher ce qu'on peut faire pour améliorer leur condition et les relever de leur état de dégradation.

‘Heureusement ceci n'est plus un problème. Ayant visité cette année les institutions de Londres, d'Edimbourg et de Glascow, J'ai été à même de voir et d'entendre ce qu’on « déjà fait pour les aveugles...

Londres avec un revenu annuel de 11,988 liv. st. et des biens fonds pour

la somme de 66,000 Liv. st. n’entretient que 122 élèves et est surpassé do beaucoup par les deux asyles de l'Écosse.

L’asyle d'Édimbourg contient 73 élèves . . . . l’industrie et l’habilité de ces élèves étonne . . .. chacun regarde son occupation comme son amuse

ment et s'ils travaillent pour leur propre intérèt, ils trouvent en même temps leur bonheur dans le travail. . . . .

Par les soins du bienfaisant et courageux John Alston, l’asyle de Glascow

est parvenu en peu de temps à eccuper une des premières places dans La liste des instituts.

Cet esyle contient 60 élèves (voir ci-après). Le montant de la vente des objets fabriqués en 1836 était de 2514 liv. st. Si on déduit la valeur de la matière première, il y restera une balance de 1517 liv. st. Cette somme divisée entre les élèves et leurs maîtres, donne un revenu da

(1) En Angleterre dans tous les asyles, les aveugles apprennent un métier. Norx vu Ren.

. 2) Dans un rapport de l'institution de York on calcule avec beaucoup de probabilité que le nombre des aveugles en Angleterre sur une population de 15,000,000, est de 15,590, et M. Thomas Anderson, dans ses. Observations on the employement etc. of the blind, dont je rendrai compte dans le prochain Numéro, porte ce nombre à 28,000 pour touts. Ja Grande-Bretagne; d’autres en admettent 30,000. L'Angleterre n'a pas de statistique pflicielle. Nore pu Ru.

8 ch. 6 d. per semaine. Ceoi prouve clairertent qu'un pareïl asyle peut être conduit de manière à se supporter lui-même (2).

L'asyle de Glascow est sans contestation , sous le rapport des bâtiments, le plus beau des trois. Bâti sur une éminence, et à deux étages, on y jouit d'un air pur. Surveillé avec des soins paternels par l’infatigable Alston , les élèves semblent jouir de tout ce qui peut alléger leur malheur. Oh! M. c'était délicieux de voir l'expression du bonheur sur leurs visages, quand ils entendirent la voix de leur excellent trésorier. Il paraissait connaître non seulement les noms des élèves mais toute leur famille, et tandis qu'il s’informait comment se portait le père de Pierre et auprès de Walter comment se trouvait sa femme, tandis qu’il exprimait à celui-ci son con tentement de le voir rétabli ou qu'il se concertait avec un autre sur s0n ouvrage, la joie et la reconnaissance rayonnaient sur leurs visages et exprishaient assez clairement que dans Alston ils trouvaient un pére et un

ami. ....

Je suis avec respect.

19 Octobre 1857. DAVID H. WILSON.

INSTITUT DES AVEUGLES DE GLASCOW:e

Le rapport suivant, sur l’état actuel de ce remarquable asyle, vient d’être fait par le secrétaire dans une assemblée générale des sguscripteurs, tenue le 15 janvier 1858.

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