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97 — üniformèe dans {ous lés pays, La conviction de M. Taylor in’a d’ailleurs confirmé dans mon opinion et depuis que je la connais, je propose avec plus de confiance encore d'adopter les lettres du bas de casse pour l'impression en relief dans notre Belgique.
M. Taÿloi n’a pas seulement adopté cet alphabet, mais il ÿ a introduit une amélioration réelle que je vais faire comprendre:
L'alpliabet dont on se sert pour imprimer en relief dans l'institut des aveugles de Paris, occupe trois. espaces, comme on le voit dans le tableau suivant.
L'alphabet américain , étudiée d’après celui d'Édim- ‘bourg, ainsi que celtii que je picpose N°1, DAREeN que deux espaces. |
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Pour none de l’espace ; aucune letire ne RS | au-dessous de la ligne et les lettres sont cependent deux fois plus tangibles. Pour obtenir ce résultat, on a élevé les lettres dont les traits inférieurs descendaient et on a mis leurs bases au niveau de celles qui sont sans projec-
lions ; comme on le voit au N3; dæhs les soie d fs ps g; y ec.
Ce déplacement des litres leur ds Suite . caractéristiques qui empéchent qu'on se trompes sur leug nom et valeur, mais l'œil n'y. étant pes habitué, en es plus ou moins choqué, et dans l’aphabet américain a même été obligé de se servir. du G capital romaim
M. Taylor propose donc d’abaisser mn: peu les projec- | tions supérieures et de donner aut letires dés: truits descendant au-dessous de la ligne. Ces traits inférieurs et supérieurs en même. temps. qu'ils aideraient à faire distinguer les lettres, seraient cependant assez courts pour que ces caractères n’occupassent qu'un seigième plus d'espace, .que les caractères N°2 de SR voir l'alphabet litkographié N° 2.
Cette perte est trop bien balancée par anti ie tiennent les lettres sous le rapport de la tangibilité, pour que j'hésite un instant à croire que l'adoption de ces caractères serait utile.
Après le choix de l'alphabet, il nous reste à chercher quelle doit être la grandeur dés lettres. Si un clairvoyant, après avoir appris à lire par les yeux, essaie de le faire par le toucher, le progrès qu'il fait est si lent et si ennuyeux qu'il serait tenté de condamner la lecture des livres en relief, comme une utopie. La conclusion qu'il direrait de son expérience serait cependant fausse et.un peu de réflexion le démontrera. Après l'éducation que l'œil a reçue, il est capable d'observer les objets aæe une rapidHé et une netteté surprenantes. Mais il na pas toujours eu ee pouvoir.
L'œil d'abord est un organe très-stérile , les aire sont son.objet premier, et c’est tout ce qu'il cst:en état de distinguer gomme sens. Toutes Les informations que
nous recevons àh-présent par cet organe sur la forme, la grandeur et la distance des objets, des informations qui ne nous out été eommuniquées originairement que par le tact. C'est par le tact seul que les formes des objets sont discernées. On a toujours remarqué que tels changements de couleurs et d'ombres correspondent à certains changements de figure , cette expérience est si uniforme , que l'œil, à la fin, conclut instantanément de la couleur à la forme. Cette éducation de l'œil était déjà faite même avant que nous eussions commencé à raisonner et nous étions devenus si habiles à discerner les distances et les formes par un coup-d'œil avant que nous fussions en état d'en constater la source, que nous avons attribué à l'œil ce qui nous veaait du tact. L'œil ayant si bien supplanté - le tact, ce dernier sens a été négligé et on n’a plus d'idée de l'étendue qu'il aurait pu obtenir. Si nous voulons nous former de justes idées sur la puissance de ce sens, nous devons nous mettre , autant que possible, à la place des aveugles, ils doivent être nos guides et pe seront pas ici de guides aveugles.
L'expérience doit précéder le raisonnement : or il est bien connu que la perte d’un sens tourne à l'avantage des autres. Cela est, parce que l'on cultive davantage ceux qui restent. La perte de la vue donne au tact une délicatesse telle que nous, qui n’avons pas l'habitude de informations par le tact, nous sommes dans
’impossbité de nous en former une juste idée. Par la prapa par l'exercice, le tact remplace la vue jusqu'à un point surprenant, surtout sion commence de sonne neue à l'exercer.
L'admirable rapidité, avec laquelle nous lisons, est ” le résultat d’une longue pratique. D'abord le discerne-
ment et la combinaison de lettres se fit lentement et Le Souas-Muzr nr L'AvaucLs. À AnNNés. 7
ce n’est que peu à peu que nous sommes parvenus à le Faire rapidement. Il ne faut donc jamais comparer l'œil qui a recu son éducation avee le tact quin'en a reçu aucune, mais nous devons plutôt conclure du pouvoir que notre œil a acquis à celui que le tact pourra acquérir , s'il est bien formé. L'analogie doit nous y mener. Il ne faut donc pas que les lettres soient trop grandes ; d'abord, pour ne pas augmenter le volume des livres, ensuite ‘pour que le doigt puisse en démëêler plus vite les formes, car plus la surface, que la lettre occupe, çst grande et plus il faut de temps pour la constater par ke doigt. Mais ce serait une erreur bien dangéreuse de croire que les caractères peuvent étre reduits tout juste à ce qu'un aveugle peut sentir: on doit créer dans lui le désir, l'envie, la soif de lire, et jamais on n’y parviendra si cette lecture est un effort. On dait les encourager ‘à lire , et cela ne se fait pas en montrant aux aveugles combien les caractères sont petits qu'ils ne peuvent pas lire facilement, mais en leur montrant qu'ils peuvent ‘aisément lire les Hivres qu'on a imprimés pour eux,
Tous les sens sont modifiés par l'exercice et peuvent acquérir un dégré de susceptibilité admirable. Ce que les sens ne peuvent pas d'abord, des essais A le ‘rendent facile.
La netteté des perceptions que reçoit un sens est tout juste en rapport de l'habitude qu'il a de recevoir ces perceptions. L'usage améliore. La grandeur du caracière proposé N° 2 est celui qu’un élève peut lire distinctement et qu'un homme dont les doigts se durcissent par le travail peut continuer à lire. Il ne faudraït à côté de ce caracière qu'une planche pour imprimer Talphabet en letires plus grandes à l’usage de cœux qui commencent , afin de leur pouvoir faire remarquer les
points caractérisques des lettres. .La croissante déhcatesse du tactexigera peut-être ou permettra une réduction dans la grandeur des caractères , mais provisoirement celui que je propose répond auxbesoine dù moment. : :
Chaque letire a été étudiée séparément et’ a du l'être afin de trouver le meilleur moyen de, la rendre la plus distidcte en altérant le moins sa fgrmie commune.
| de distingue de rO parceque le trait supérieur n'en ést'pas arrondi comme dans ra des voyants. Le b æst ouvert pour quon ne. le confonde pas avec set [a “n'est, que demi : : cercle pour qu'o on ” distingue de. re ét: de 16. Le trait inférieur + mr fe un point caraetérique ds plus pour
distinguer cette lettre du et du Ÿ, v ee a un contour extérieur par lequel cetie lettre s isole de toute autre
forime. Le J'au ieu de descendre au-dessous de la Hgne
inférieure sera mieux placé sur la ligne Jc car dans la
première position, la partie supérieure est semblable à r et la partie inférieure arf tandis que quand on la
place sur la ligne, ie J ne peut se confondre quan