Le souverain-pontife
Cher fils, Salut et Bénédiction Apostolique. C'est avec un trèsgrand plaisir que Nous avons reçu votre lettre, qui témoigne si pleinement de votre fidélité, de votre amour et de votre respect à ^otre égard. Vous Nous faisiez hommage en même temps de l'opuscule que vous venez de publier sous ce titre : Le Snuvcrain- Vonlife. Bien que Kos solliciiudes et Nos travaux accaljlants ne Nous aient pas encore permis de le lire comme Nous le désirons, Nous vous félicitons cependant de tout Notre cœur, cher fils, du zèle avec lequel, en composant cet opuscule, vous avez exposé et revendiqué la juridiction, faulorité et le pouvoir suprêmes des l'ontifes liomains sur f Eglise universelle, et ravivé dans les cœurs le respect et le dévouement qui sont dus à ce même Pontife. Nous avons été charmés de voir avec (juel soin vous vous efforcez dans ce travail de procurer le salut des âmes, et Nous vous encourageons à persévérer avec plus d'ardeur que jamais dans cette voie si salutaire. En vous remerciant donc du livre dont vous Nous avez fait hommage. Nous tenons à vous donner l'assurance de l'affection toute particulière que Nous vous portons. Comme gage de cet amour, recevez la Bénédiction Apostolique que Nous vous donnons du fond de Notre cœur.
Fait h Rome le 25 mai 1863, eu la dix-septième année de Nolra J*ontificat.
PIE II, Pape
LETTRE DE S. t. LE CARD. VILLECOURT A M^n DE SÉGUR
Home, le 9 juin 1863.
Monseigneur.je viens de terminer la lecture de votre heau livre sur le Souverain Pontife, et j'ai besoin de vous exprimer toute la satisfaction dont il a rempli mon rime. J'ai vu, sur la même matière, des ouvrages en plusieurs volumes in-4° où j'ai trouvé inliniment moins de choses avec dix ou vingt fois plus de paroles. Mais Bien vous a accordé la grâce de la doctrine, de la concision, (le la clarté et de la suavité du langage : je l'en ai souvent béni en vous lisant; et je ne vous le dis que parte que je suis iiien .assuré que vous rapportez tout à sa plus grande gloire.
Veuillez donc. Monseigneur, agréer ma vivo reconnaissance pour moi et surtout pour la noble cause que vous avez si digiicnient défendue. Je prie Dieu qu'il vous conserve longicinps pmir sa gloire, et dans l'intérêt de la sainte Eglise romaine dont vous êtes le généreux défenseur; et me recommandant à vos pieux souvenirs, je vous prie d'agréer tous mes sentiments les plus respectueux en Jésus et en Marie Immaculée.
Clém. CarJ. ViUECoonr.
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