CONCLUSION
Aimer le Pape, c'est aimer l'Église ; c'est aimer Jésus-Chbist; c'est aimer le bon Dieo.
Les Juifs n'aimaient pas Jésus-Christ, parce qu'ils ne savaient pas qu'il est le seul vrai Dieu vivant revêtu de la chair; les protestants n'aiment pas l'Église, parce qu'ils ne savent pas que l'Eglise est « le corps du Christ, » comme dit l'Écriture, c'està-dire, sa manifestation visible sur la terre, l'instrument vivant de ses volontés, son organe, sa bouche, son cœur ; enfin les demi-catholiques n'aiment point le Pape ou l'aiment peu, parce qu'ils ne savent pas que le Pape est le résumé de l'Église, l'Église en personne, l'Église parlant, l'Église enseignant, l'Église condamnant ou pardonnant.
Pour bien comprendre l'identité de l'amour du Pape et de l'Église avec l'amour de Notre-Seigneur Jésls-Christ, il ne faut pas perdre de vue cette grande vérité, écrite cà chaque page du Nouveau Testament et proclamée par tous les docteurs et par tous les Saints, à savoir que Jésus-Christ est tout dans son Église et qu'il est la vie de chacun des membres
LE SOUVEUAIN PO.NTIFE. 233
qui la composent. Dieu, dit saint Paul, a établi le Ciuist Chef et tète de toute l'Église, laquelle est son corps, sa plénitude et son extension ; et Jésus se complète en étant tout en tous : qui omnia et in omnibus adimpletur.
Jésus, Verbe éternel et tout à la fois Médiateur de Dieu et des hommes par son Incarnation, apporte aux hommes dès ce monde la vie divine. Sa sainte Éghse, qui a pour mission de le faire régner sur toute la terre , le présente à toute créature , et ceux qui veulent le recevoir, deviennent ses temples vivants, par le baptême d'abord, puis par l'Eucharistie. Le Père, qui habite en Jésus et n'habite qu'en lui, s'unit ainsi par Jésus aux âmes fidèles, et Jésus répand en elles, au nom de son Père et en son nom, le Saint-Esprit qui leur infuse la vie de Dieu.
Un chrétien, c'est un homme dans l'âme duquel l'Église, brisant par le baptême le mur de séparation qui le tenait éloigné de Jésus-Christ, fait descendre ce divin Sauveur, dont les délices sont d'être avec les enfants des hommes. « Le chrétien, dit saint Augustin, ce n'est pas seulement l'homme qui est juste, honnête, sincère, etc. ; c'est l'homme en qui habite le Christ lui-même : sed et ipse Christiis habitat in christiano. » Toute la vie chrétienne et tout le ministère de la sainte Église consiste uniquement à conserver, à développer Jésus dans l'âme des fidèles.
Par le baptême, Jésus s'établit donc dans l'âme
qu'il a raclielée de son sang; il y vil, il y dcrnciiro, il y agit sans cesse, l'imprégnant de sa sainteté, l'inondant de ses grâces et lui communiquant ses vertus. Il est ainsi le Christ des chrétiens, le Saint des saints.
Par le sacrement de l'Ordre, il se communique à un nouveau titre à cerlains chrétiens élus entre tous les autres ; il s'unit, il s'incorpore à eux, non plus seulement comme Christ et comme Saint, mais comme Prêtre ; et il les fait prêtres en lui, ou, pour mieux dire, il devient lui-même Prêtre en eux. Jésus est le Prêtre universel de l'Église ; tu es sacerdos in xlernum^; et c'est lui qui, par l'organe de ses chers élus, hénit les hommes, leur prêche le salut, leur pardonne leurs péchés, offre le divin sacrifice, et exerce toutes les fonctions de médiateur. Jésds-Christ est donc tout dans le prêtre, comme il est tout dans le chrétien.
Il est également tout dans l'Evêque, et lui seul est Êvêque et Pasteur des âmes dans les Évêques^. Il leur communique son Episcopat par la consécration, et par eux, comme par de très-saints et tout divins organes, il enseigne, juge, gouverne et conserve dans la sainteté et la vérité les différentes portions de son Église.
Mais entre tous ses élus Jésds-Christ Notre-Sei-
* Sic et Christus non seraelipsum clarificavit, sed qui loculu. «st ad eum : tu es sacerdos in ailernura. (Helir., v.)
* {'aslorem et Episcopum animarum vestrarum. (1 Potr., h.)
giiC'.'.r Cil choisit un, un seul, unique comme luimême Fils unique de Dieu, pour lui communiquer son souverain Poilificaf, et pour le constituer Pontife de toute l'Église, Monarque des âmes. Pasteur suprême des Évè mes, des prêtres et des chrétiens. Cet homme choisi entre tous, cet élu des élus, c'est le Pape ; et l'élection de Jésus est attachée par sa volonté irrévccahle à la qualité dÉvêque de Rome et de successeur de saiut Pierre. Noire-Seigneur est tout dans le Pape, comme il est tout dans l'Evêque, comme il est tout dans le prêtre, comme il est tout dans le chrétien ; de même que notre âme, une et indivisible, opère néanmoins d'une manière tout à fait différente en chacun des organes dont l'ensemble constitue notre corps; de même Jésds, bien qu'il soit tout entier en tous et en chacun, omnia et in omnibus^ oi ère dans le Pape un ministère tout spécial, un ministère suprême et unique, qu'il ne remplit ni dans l'Évêque, ni dans le prêtre, ni dans le simple fidèle. Ce qu'il donne au chrétien, il le donne au Prêtre ; ce qu'il donne au chrétien et au prêtre, il le donne à l'Évêque; ce qu'il donne au chrétien, au prêtre et à l'Évêque, il le donne au Pape; mais, er outre, il donne à celui-ci ce qu'il ne donne à aucun autre, ce qui fait du Pape un Être à part, qui sur la terre forme à lui seul une hiérarchie, et la hiérarchie suprême, comme dans le ciel la Sainte Yierge constitue à elle seule une hiérarchie, et la première, la plus sublime de toutes.
L'Église est donc le corps du Christ, la partie terrestre et militante du Christ, Roi des Cieux, et e nous sommes les membres de ce corps mystérieux de Jésus, la chair de la chair de Jésds-Christ, et les os des os du Verbe incarné; quia membra sumus corporis ejus, de carne ejiis, et de ossibits ejus^. » jÉsus-CiiRisT, l'É^^lise, le Pape, au fond c'est une seule et même vie : c'est Dieu s'unissaiit à nous, demeurant avec nous, nous prenant en lui dès ce monde pour nous faire demeurer en lui et dans son amour et dans sa béatitude pendant toute l'élernité. Donc aimer le Pape et l'Église, c'est aimer Jésus-Christ, Souverain Pontife et Médiateur du salut, de même qu'aimer Jésus-Christ, c'est aimer le Père qui l'a envoyé.
La tradition nous donne avec l'Écriture cette grande idée de la Papauté et de l'Église ; et les hérétiques et schismatiques de toutes nuances ,qui rejettent l'autorité ecclésiastique, sont en cela, comme en tout le reste, non-seulement de grands coupables, mais de pauvres ignorants. Nous pouvons leur dire, comme le bon Dieu à la Samaritaine : Si scires donum Dei; oh, si vous saviez le don de Dieu! si vous saviez le mystère de la sainte Église ! si vous saviez ce qu'est l'Église et ce qu'est le Pape que vous blasphémez ! Forsitan et tu j^etisses ab eo, sans
♦ AdEphes. V.
doute, vous aussi, vous viendriez, soumis et fidèles comme nous, vous prosterner aux pieds du Vicaire de Jésus-Christ; et dedisset tibi aquam vivant, et il vous donnerait, comme à nous, l'eau vivante qui rejaiilit à la vie éternelle, le Saint-Esprit, l'Esprit de Jésus-Christ, la doctrine de Jésus-Christ, le Corps de Jésus-Christ, l'amour de Jésus-Christ!
C'est dans cette union intime et indissoluble avec le Sauveur que les Papes sont si forts. « Nous le confessons avec amour et en toute vérité, s'écriait jadis l'immortel saint Léon, c'est Jésus-Ghrist qui opère en Nous l'œuvre de notre ministère et tout le bien que nous pouvons faire; et Nous Nous glorifions, non pas en Nous-même, qui ne pouvons rien sans lui, mais en lui seul qui est toute Notre puissance... Malgré tous les obstacles, Nous ne perdons ni le courage ni l'espérance, parce que Nous n'attendons rien de Nous-même, mais de Celui qui opère en Nous. Ce n'est donc point témérairement, mais à la lumière de la foi que nous le proclamons : il est présent au milieu de ses fidèles, le Seigneur Jésds- Christ ; et, bien qu'il siège à la droite du Père, le Pontife suprême ne fait point défaut au corps sacré des Évoques. C'est lui qui est le véritable et éternel Pontife, dont le ministère est immuable et ne doit jamais finir'. » Et parlant de saint Pierre dont
* Pie et veraciler conCiemur, quod opus ministerii nostri ia omnibus quaerecte agimus, Christus exsequitur; et non in Nobis, qui sine illo nihil possumus, scd in ipso, qui possibilitas Kostra
il se déclarait et le successeur et l'héiitier, saint Léon le Grand ajoutait que cet Apôtre, associé par Jésds-Christ à son Pontificat éternel, n'a reçu le nom de Pierre que parce que ce nom est le nom même du Christ ; id qiiod ipse erat Christm, voliiit Petnim nominari^.
Le Pape est au milieu de l'Église Y ostensoir vivant de JÉsDS-Cnr.isT Souverain Pontife, « Nostre- Seigneur, dit admirablement M. Olier, a été si jaloux de nous faire voir que cestait luy seul qui devoitestre fondement de la foy far sa demeure en sainct Pierre, qu'il permet que celuy-ci, plus que tous les austres Apostres, donne des marques de sa foiblesse et de son ignorance dans sa conversation avec le commun de ses frères. La Providence a permis cela pour faire comprendre à tout le monde que la lumière, la force, la vertu et le courage qui ont paru dans sainct Pierre ont esté en l'unité de Jésus-Chp.tst qui l'avoit alors changé en luy-mesme. En luy disant : Ce n'est pas la chairni le sang, mais mon Père qui te Va révélé, Jésus m.arquoit que sainct Pierre estoit rempli de la mesme lumière que luy, à sçavoir de la
est, gloriamur. Et tamen non desperamus neque deficimus, quia
non de Nobis, sed de illo prxsumimus, qui operatur in Nobis. — Adest igîtur, quod non tcmere, sed Cdeliter conlitemiir, in medio credentium Dominus Jesls CnnisTos : et quamviâ ad dcxteram Dei Palris sedeat, non deost tamen Ponlifei sunimus a suoruin congregatione pontificum... Ipse enim verus et aîlcrnus est Autistes, cujus adminislratio nec commutalionem potest habere, ncc Cnem... ( In anniversario die Assiimptionis, Serm. v et m.) ♦ Epist. X.
lumière de son Père, qui est toute la sienne. Sainct Pierre est donc en possession, par exprès, d'une saincte lumière de Dieu, laquelle est le fondement de l'Église : c'est la base, c'est l'hypostase qui la soutient. De mesme que l'hypostase de la Sagesse soutient l'humanité en Jésus-Christ , de mesme la lumière de Jésus-Christ en sainct Pierre soutient toute l'Eglise.
« Qui pourroit, en effet, soutenir ce vaste etimmensô bastiment qui occupe toute la terre et qui doit subsister dans tous les temps, que l'infinie Sagesse de Dieu, etcette subsistance du Verbe ? Qui peut fournir de lumière tout un monde comme est l'Eglise, si ce n'est ce Soleil de justice divine? Qui est capable de résister à toutes les erreurs, à toutes les illusions, à toutes les hérésies, à tous les mensonges de l'enfer, que la Sagesse incarnée qui s'est establie en sainct Pierre, comme dans une pierre inébran^ lablef
« Pour monstrer que tout cela se ferait en sainct Pierre par grâce et par l'establissement nouveau de Jésus-Christ en luy, Notre-Seigneur lui dit : « J'ai prié pour toi afin que ta foy ne défaille jamais, nunqiiam defœiat fides tua ; et lorsque tu seras pleinement converti et tout changé en moy, tu seras la force et la confirmation de tes frères : et tu aliquando conversus confirma fratres tiios. » Et après avoir dit à Simon : « Tu es pierre en moy, et sur cette pierre qui est moy-mème (comme dit
saint Augustin : petra erat Christiis) je fonderay toute mon Église, Jésus ajoute : Ce que tu auras lié en la terre sera lié au ciel, et ce que tu auras délié en la terre sera aussy délié dans le ciel. »
Hé pourquoy? par quelle suite? sinon parce que Jéscs-Chmst qui est dans le sein de Dieu, eslant le mesme que dans sainct Pierre, ce qu'il délie dans la terre est aussy, par une nécessité absolue, délié dans le ciel. On voit par là combien les hérétiques sont abusés : sainct Pierre comme homme, et sans Kotre-Seigneur, ne pouvant pas estre fondement de l'Église.
« C'est donc en Jésds-Christ seulement que sainct Pierre doit estre fondement, et fortifier ainsy l'Église tout entière. Mon Père, dit Jésus-Christ, in petra exaltasti caput meiim, en establissant en moymesme, qui suis la pierre, ce Chef visible de mon Église, vous avez faict de luy, quoique très-faible en luy-mesme, ma pierre fondamentale, puisque vous l'avez establi dans la force d'un rocher inébranlable que toutes les tempestes et toutes les furies de la mer de Tenfer ne pourront ébranler. Sainct Pierre n'est donc fondement de l'Église qu'en Jésus-Christ, et à cause de Jésus-Christ, qui e%\. fondement visible en la personne de sainct Pierre en qui il réside^ maintenant que depuis son ascension dans les cieuXj il est absent de la terre. »
Après cela, qui s'étonnera d'entendre les Saints
nous dire qu'il faut aimer le Pape, qu'il faut aîmer l'Église? Et saint Pierre Damien n'avait-il pas bien raison d'affirmer que, « pour être tendrement aimé de Jésus-Christ, il faut aimer tendrement saint Pierre, solus efficitur familiaris Christi, qui Peti'i familiaritaiem habiœrit? » Saint Pierre est toujours vivant dans son successeur, et il siège en cette- Chaire suprême que préside Jésus-Christ, cum Domino residet présidente.
Si nous savions ce qu'est le Pape et ce qu'est l'Eglise, nous dirions tous et sans hésiter, comme sainte Catherine de Sienne au Bienheureux Raymond de Capoue, son confesseur et le confident de toutes ses pensées : « Le Pape est le Vicaire de Jésus-Christ ; il faut nous exposer pour le soutenir, comme pour soutenir la foi catholique elle-même. » Sur son lit de mort, la même Sainte adressait aux amis qui l'entouraientcesautres paroles mémorables : « Soyez certains que, si je meurs, la seule cause de ma mort est le zèle qui me brûle et me consume pour la sainte Église. Je souffre avec joie pour sa délivrance, et je suis prête à mourir pour elle, s'il le faut. »
« J'ai sacrifié ma vie pour Dieu et pour le Pape, répétait à son tour le jeune martyr de la liberté ecclésiastique, Joseph Guérin, sur son lit de mort; j'ai sacrifié ma vie pour Dieu et pour le Pape. Que je suis heureux de souffrir et de mourir lenlemeni pour Jésus- Christ et pour son Vicaire ! » Et, les yeux
fixés au ciel, le sourire de la béalilude sur les lèvres, il entrait dans une sorte d'extase... Revenu à lui, et voyant pleurer ses amis : o Que faites-vous? leur dit-il avec amour ; ne pleurez pas... Soyez jaloux de mon bonheur! »
Oh ! qu'ils sont à plaindre ceux qui n'aiment pa? de tout leur cœur le Vicaire du Sauveur! Qu'ils sont a plaindre ceux qui ne prennent qu'un intérêt médiocre à ce qui touche le Pape et son autorité et son honneur et ses triomphes ! Il n'est pas vraiment à Jésus-Christ, l'homme qui prend peu de souci du Vicaire de Jésds-Christ : or, Jésus-Christ, c'est l'unique nécessaire, le seul vrai trésor que la mort même ne peut nous ravir. Il se flatterait vainemen t d'aimer l'Église, celui qui n'aimerait pas le Chef de l'Église, c'est-à-dire Jésus-Christ au ciel, le Pape sur la terre. « Le véritable chrétien, disait naguère un saint prêtre, le véritable chrétien en qui vit Jésus-Christ, aime, admire, respecte l'Église comme le chef-d'œuvre de la Sainte Trinité, son organe authentique, le prix et la gloire du sang de Jésus. II l'aime plus que sa famille humaine, que sa patrie terrestre. 11 sent tout ce qui la regarde avec luie délicatesse infinie : on ne la touche pas qu'on ne le blesse. Quand sa cause est en jeu, il ne craint pas de passer pour partial ; il l'est, il l'est absolument, il se fait gloire de l'être, parce qu'il ne lui vient pas même en idée que le monde soit une puissance avec laquelle l'Église traite et doive jamais faire des com-
promis. Pour lui, comme pour son Jésus, qui pense et aime en lui, l'Église c'est toute la vérité, toute la lumière, toute la justice, tout le droit, toute la liberté, toute la vie, tout l'amour. Hors d'elle, il sait qu'il n'y a que ce qui est mort ou indigent; tout ce qui doit être éclairé, ressuscité, sauvé, enrichi devant venir à elle, comme à la mère de l'humanité et à la reine du monde ; venir humblement par la foi, entrer courageusement par l'obéissance, demeurer paisiblement par l'amour. 11 a faim et soif de voir régner l'Église et le Chef de l'Église, parce que ce règne est celui du Christ, celui de Dieu, et partant, le bonheur de toutes les créatures. »
Adieu, bon lecteur. Si la lecture de ce petit travail a fait du bien à votre âme, daignez prier pour moi le divin Maître, et sa Mère Immaculée et le bienheureux Pierre, son Vicaire trois fois saint.
Avant de nous séparer, prosternons-nous fous les deux en esprit aux pieds du Souverain Pontife, Pasteur de nos âmes et guide de noire pèlerinage. C'est à ses pieds sacrés que je vous laisse et que je dépose mon petit livre, disant avec un grand serviteur de Dieu : « Ce fruit de mon travail plaira-t-il au Siège Apostolique? Je l'ignore; mais ce que je sais, c'est que je m'abandonne de tout mon coeur à l'autorité
magistrale de Pierre, et si je me suis trompé en quelque point, je ne recule pas devant l'humilialion d'une rétractation. Le Saint-Siège, si j'ose parler ainsi, est ce mystique atelier à la tète duquel se trouve Celui que l'on appelait à Nazareth « le Fils du charpentier. » C'est lui qui est ce ^yji^e parfait auquel doivent en toute justice s'adapter toutes les productions de notre esprit, et c'est sur sa rectitude infaillible que vient se réformer tout ce qui s'est écarté de la droite ligne de la vérité ' . »
' Utrum Sedis Apostolicae judicio plaeeat, ignoiainus. Nos enim si quid erravimus, ad Pétri magislerium corrigendi lil)enter acccdimus, et retractalionis opprobriuni non vereraur. U.tc est enim iila, ut ita loquar, ofliciaa fabrilis, cui nimirum is qui fabri dicebatur filius, praesidet, ad cujus regulam omnis meiilo monela reducilur, ad cujus leciitudinis lineam, quidquid uspiam fuerit depravatum, reformalur. (S. Petrus Damiunus ad clerum populumque Mediolauensem.)