CHAPITRE V
Essai de pathogénie.
On ne doit s’attendre, pour ce chapitre de pathogénie, ni à une description ou à une discussion complète des innombrables théories qui ont été proposées, ni surtout à des conclusions qui auraient la prétention d’être définitives. Nous entrons, en effet, dans la grande question de la physiologie motrice extra-pyramidale, actuellement à l’étude et qui est loin d’être entièrement résolue.
Le premier point à élucider est celui de la nature organique du spasme de torsion. Les premiers auteurs, en effet, l’avaient présenté comme une névrose, et ce fut Oppenheim qui eut le mérite, en se basant sur des considérations purement cliniques, d'émettre l'hypothèse qu’il s’agissait peut-être bien d’une affection organique. Un peu plus tard, Mendel ladmit de
façon absolue, toujours sans autopsies. Il était seulement frappé de l’uniformité des cas, de leur ténacité et de l’influence nulle qu'avait sur l’apparition du spasme la volonté du malade, même stimulée par la meilleure des psychothérapies.
Les autopsies n’ont fait que confirmer cette manière de voir et actuellement, la nature organique de l’affection ne fait plus le moindre doute. Nous donnerons d’abord le compte rendu détaillé de ces deux autopsies, qui représenteront à elles seules tout le chapitre d'anatomie pathologique de ce travail.
4° Autopsie du cas de Thomalla.
A l’examen macroscopique : sévères atlérations dans le puütamen du noyau lenticulaire. Le putamen est, des deux côtés, fortement rétréci, son tissu est crevassé. La consistance du putamen des deux côtés est étonnamment molle.
L’examen histologique montré : un foyer de ramollissement étendu dans le putamen. Le processus pathologique est, après l’écorce de l’insula, comme découpé par une ligne de démarcation assez accusée. Le noyau caudé et les ponts de substance grise qui relient le noyau caudé et le putamen et qui coupent le bras antérieur de la capsule interne, ne sont pas altérés. Struma colloïde. Foie petit, avec altérations qui classent la maladie dans la pseudo-sclérose et la maladie de Wilson.
GC. et O. Vogt, qui ont examiné aussi le cas de Thomalla signalent en même temps des lésions du noyau de Luys et confirment à cela près les résultats précédents.