‹ Le Spectateur militaireChapitre 46 sur 82 · SOS · texte numérisé non relu

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remplis de trous-de-loup, par des chevaux de frise et des palissades enchevêtrées avec un art iucroyable.

» D'étroites meurtrières ouvertes dans toutes les parties et très rapprochées sont garnies de canons, de pierriers et de gingoles (énormes fusils du calibre d'une livre) ; chaque soldat est en outre armé d'un fusil à pierre avec sa baïonnette, paraissant pour la plupart de confection française. C'est contre ces obstacles et cette défense que nous avions à lutter, et notre tâche était d'autant plus rude que dans ces pays la chaleur s'oppose à la marche de jour et qu'il est nécessaire de faire reposer les troupes après neuf heures du matin sous peine de s'exposer à un désastre. »

Une fois la première ligne enlevée, l'armée avait devant elle une plaine entièrement découverte, dune étendue de 6 à 7 kilomètres, au delà de laquelle se trouvaient les forts et d'autres retranchements, sans doute plus redoutables que les premiers. Après quelques heures de repos, nos troupes traversent cette plaine sans rencontrer de résistance de la part de l'ennemi, et campent à 4 ,500 mètres des forts annamites.

Le 25 dès le matin, le feu commence. L'artillerie

jusque sur le parapet; c'est le moment que saisissent les colonnes d'assaut pour dresser les échelles. Les Annamites se défendent corps à corps, repoussant les assaillants à coups de lance, de hallebarde, et lancent des pots à feu . Ils sont néanmoins obligés de céder à nos efforts. L'occupation des premiers ouvrages nous donne plus de facilités pour attaquer ceux qui restent encore, et le plus important d'entre eux, le Mandarin, ayant été enlevé, l'ennemi prend la fuite.

Pendant ce temps-là, les bâtiments du contre-amiral Page avaient successivement fait taire le feu de tous les fortins et retranchements placés le long de la rivière, et rendu la retraite de l'ennemi désastreuse. Les journées du 24 et du 25 février nous ont coûté

s'approche assez de 1'

lancer de la mitraille

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près de 300 hommes mis hors de combat, et le lieutenant-colonel Testard, de l'infanterie de marine, que l'armée de Chine avait remarqué à l'assaut de Takou, a été tué.

L'ennemi s'est retiré dans deux villes que l'on nomme My-Tho et Bien-Hoa, et la possession de ces deux refuges nous assurerait, paratt-il, la tranquillité dans toute la basse Cochinchine. Des reconnaissances se poursuivent en tout sens, mais il est probable que le vice-amiral Charner désirera recevoir des renforts avant de reprendre la suite des opérations. Peut-être se décidera-t-on plus tard à agir sur Hué, la capitale de l'empire, et alors on embarquerait les troupes pour les porter à Tourane, qui est un point très voisin de Hué. Celle-ci est distante de la côte de 60 kilomètres seulement.

11 n'est pas inutile de rappeler l'immense étendue des pays dans lesquels nos troupes agissent en Asie. Lorsque les journaux nous informent que nos soldats vont de Hong-Kong à Tien-Tsin, ou à Shang-Haï, ou à Saïgon, on se figure volontiers qu'il est question de se transporter de Strasbourg à Marseille, à Bordeaux, ou de quelque déplacement analogue. Or, de Shang- Haï à Saïgon il y a plus de 2,000 kilomètres. Les soldats, qui avaient laissé en Chine les rivières gelées, étaient exposés le mois suivant, en Cochinchine, à une chaleur accablante.

— Les journaux annoncent comme prochaines les résolutions les plus variées au sujet de nos affaires de Syrie. Toutefois, les bruits les plus persistants veulent que la majeure partie de nos troupes rentrent en France au délai fixé, c'est-à-dire le 5 juin. Notre petite armée a fourni récemment une expédition d'un nouveau genre et d'un caractère ultra-pacifique : une nombreuse caravane, composée de soldats et d'officiers, a fait le pèlerinage de Jérusalem et visité les

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lieux saints. Ceux d'entre eux qui retourneront en Algérie pourront à bon droit, vis-à-vis des Arabes, faire précéder leurs noms de la qualification de El-Hadj.

— Le nouveau monde, lui aussi, est décidé à far da se, et tout annonce une lutte vigoureuse entre les États désunis, car les populations y sont, on le sait, d'une giande énergie. Les hostilités ont déjà commencé. Le fort Sumpter, dont il a été souvent question depuis quelques mois, a été pris de force par les États séparés du Sud. Le major Anderson, chargé de conserver ce poste aux États du Nord, n'avait, du reste, ^e bien peu de ressources. Voici, d'après un journal du pays, le détail de ses forces : officiers, 15 mi/sïdenses artilleurs et 30 ouvriers. Attaqué le 12 avril au matin, il a dû capituler le 13 au soir.

Ce premier fait de guerre a causé de part et d'autre une grande exaltation. Le Nord a prescrit l'appel immédiat de 75,000 miliciens pour marcher contre les États séparatistes. Ceux-ci, de leur côté, ont ordonné l'organisation d'une armée de 150,000 hommes: ils ont délivré des lettres de marque. Le président Lincoln a déclaré le blocus des ports du Sud, et annoncé qu'il ferait condamner comme pirates tous les corsaires capturés.

— Chaque jour voit naître de nouvelles inventions pour le perfectionnement des armes à feu. Nous ne pouvons tenir nos lecteurs au courant de tout ce que la presse périodique annonce en ce genre, la plupart des inventions indiquées ne parvenant pas toujours À se faire accepter. Nous rappellerons, parmi les indications qui nous ont le plus frappé, un système de bombes impénétrables à l'eau, chargées de poudrecoton, reliées entre elles par un fil électrique, et placées au fond de la mer, aux abords d'un port que l'on

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veut protéger contre les navires ennemis. L'explosion produite, à la volonté du commandant de la place inquiétée, détermine les plus grands ravages.

Il est aussi question, selon M. Jobard, de Bruxelles, qui en fait un rapport dans le Progrès international, d'un nouveau fusil Minié. Cette arme se compose d'un canon rayé de 40 centimètres seulement de longueur. Ce canon, il est vrai, est solidement établi vers l'extrémité d'un fusil de bois, et il est mis en communication avec une batterie de nouvelle invention. Des expériences auraient prouvé que la portée et la justesse sont comparables à celles des fusils longs.

Mentionnons également une carabine pouvant tirer dix coups à la minute, à l'aide d'une plaque contenant dix charges, et qui glisse contre la culasse de l'arme en présentant successivement les dix charges.

Le Mechanics Magazine, d'autre part, publie des détails intéressants sur les fameux canons Armstrong. Un officier anglais, chargé spécialement de rendre compte des observations que lui inspirerait remploi des canons Armstrong en Chine, informe que ces armes ont donné des résultats de justesse remarquables, mais qu'ils ont fait assez de mal aux artilleurs anglais eux-mftmes pour qu'on ait été obligé de les retirer du servie», et de les remplacer par des batteries de l'ancien système. Des expériences faites récemment ont, en outre, démontré que le canon Armstrong, frappé par des bouches à feu ordinaire, était incapable de résister, et se brisait on se déformait, tandis que les canons en usage en Europe, exposés aux coups des Armstrong, n'en éprouvaient pas d'avaries graves pouvant les mettre hors de service.

— Le camp de Chàlons, où les troupes commencent arriver, est, ainsi que l'année dernière, sous les ordres du maréchal Mac-Mahon, duc de Magenta. 11 se compose de trois divisions d'infanterie et d'une division de cavalerie.

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— Il est question, s'il faut en croire certaines correspondances, de la réorganisation de l'arme du génie, qui serait augmentée et modifiée. Il y aurait notamment un plus grand nombre d'officiers supérieurs.

— L'armée française vient de perdre quelques-uns de ses chefs. Les généraux Aymard, Alexandre, Carbonel et Peyssard sont morts a la fin du mois d'avril. Ce dernier avait longtemps servi en Algérie, où il s'était fait remarquer de bonne heure. Il avait ensuite, pendant quelques années, rempli des fonctions importantes au ministère de la guerre.

Le général Trochu, qui a prononcé quelques paroles sur la tombe de son ancien chef, a rappelé à l'assistance un mot qui, à lui seul, est toute une oraison funèbre. Le maréchal Bugeaud avait coutume de répéter, dit M. Trochu : « Bon comme Peyssard ! »

— Le colonel d'Azémar vient de faire paraître la troisième partie de son travail Sur l'avenir de la cavalerie. Ce nouveau volume traite à la fois de l'infanterie, de l'artillerie et de la cavalerie, et il en sera probablement rendu un compte détaillé dans le Spectateur. Nous ne nous proposons d'examiner que les pages consacrées, dans ce nouvel écrit, au caractère du cheval. M. d'Azémar, après avoir rappelé que le cheval tressaille au moindre bruit, montre de l'inquiétude en présence des objets les plus inoffensifs, s'effraye de tout, etc., ajoute :

« Sans doute, le cheval prend une part active aux » dangers et à la gloire des combats ; nous ne discutons » pas l'effet, mais seulement la cause, et nous la trou- ■ » vons non dans son courage naturel, mais dans sa » poltronnerie, dans sa nature nerveuse, qui le pousse, » lorsqu'il est au milieu des escadrons, à se porter en » avant par l'entraînement de l'exemple et l'élan mé- » canique de la charge. Le bruit, la fumée, le retentis-

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» sèment des armes, l'agitent, l'étourdissent, et la » frayeur l'excite à se précipiter aveuglément sur l'en- » nemi. C'est de l'intrépidité d'épouvante.

» Mais si l'on considère le cheval isolé avec des tirail- » leurs, par exemple, non-seulement les bruits ordinaires l'effraient; mais, s'il entend le sifflement des » balles, il devient très difficile de calmer ses tremble- « ments convulsifs ; le cavalier a grand' peine à le » maintenir en place et à l'empêcher de tourner la » croupe à l'ennemi pour fuir à toutes jambes le péril » qu'on dit qu'il affronte. »

Nous sommes loin de partager ces sentiments sur le * cheval. Certes, en réfléchissant à toute la portée de l'expression, nous admettons volontiers que l'on ne doit pas dire du cheval qu'il est brave. Mais il ne faut pas avancer non plus qu'il est poltron. Dans les deux cas, en effet, il est nécessaire, pour que l'épithète soit applicable, qu'il y ait conscience pleine et entière du danger, et l'intelligence du cheval ne va pas jusque-là, et pas plus dans une alternative que dans l'autre. M. d'Azémar, lorsqu'il voit charger le cheval, dit : « Ge n'est pas du courage : le bruit, la fumée, etc. » , et, si le même animal témoigne de l'hésitation, de l'inquiétude, c'est de la peur, de la poltronnerie; il n'y a plus de circonstances atténuantes. Nous.croyons, nous, que la conduite du cheval, dans tous les cas, peut s expliquer par la nature même de sa constitution. Oui, il tressaille et s'inquiète à la moindre feuille qui tombe, au simple froissement d'un morceau de papier, à tout bruit inaccoutumé; mais ces indices prouvent, selon nous, la richesse et la délicatesse de son appareil nerveux, et il faut l'en estimer davantage, loin de lui reprocher ces dons comme une cause d'infériorité. Préférerait-on l'apathie stupide du bœuf? Cette riche organisation du cheval fait qu'il est plein d'ardeur, qu il aime à déployer tous ses moyens, à courir de toute la vitesse dont il est capable, à devancer ses ri-

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vaux, à produire parfois des efforts jusqu'à ce que mort s'ensuive. C'est elle qui a fait attribuer de la bravoure à cettecréature admirable, et, si Ton veut bien remarquer les lignes qui suivent, on comprendra que Terreur est facile à commettre. Nous ne parlons que des chevaux barbes et entiers de l'Algérie, les seuls que nous connaissions.

Donc, nous avons vu souvent dans nos courses, au milieu des tribus, un cavalier seul marchant au pas. Un coup de fusil se fait entendre au loin, et tout aussitôt le cheval caracole, fait des gambades gracieuses, ♦ joue, selon l'expression arabe. Pourquoi? 11 n'y a cependant là ni grand bruit, ni fumée, ni retentissement des armes qui puissent causer de l'excitation. Selon nous, le cheval, dans ce cas, se souvient que, lorsqu'il s'est produit antérieurement des coups de fusil, il y a toujours eu pour lui, comme conséquences, des occasions de courir, de galoper à outrance, de se trouver en présence d'autres chevaux, de manifester toute Y action dont il est capable, et il a hâte de voir se renouveler ces circonstances, c'est-à-dire de retourner au combat. S'il n'y a pas là de la bravoure, on en reconnaît au moins toutes les apparences. Les Arabes, auxquels on ne peut refuser une certaine expérience de l'animal qui nous occupe, citent souvent, en faisant la description d'un cheval, son plus ou moins de bravoure.

Mais revenons à notre barbe entier qui a entendu la poudre : il est admirable alors de souplesse, d'élégance, de gracieuseté, d'animation, de légèreté; ses pieds touchent à peine la terre et rebondissent comme doués d'élasticité; l'œil brille, les naseaux se gonflent, crinière et queue sont au vent. Les mêmes mouvements se font remarquer si. au iieu de coup de fusil, lerheval a entendu la musique criarde des douars annonçant la fête des chevaux et des cavaliers, la délirante fan tasia. Ce n'est pas sans émotion que nous nous rappe-

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Ions nous-même les perfections de quelques-uns de ces animaux, et parce qu'il nous convient, pour la commodité de nos mœurs, dans nos villes encombrées de toute manière, au milieu de nos rues, dans l'intérieur de nos habitations; d'avoir des animaux tranquilles et dociles, en un mot châtrés; parce que nous voulons que, dans notre cavalerie même, les bêtes marchent placidement en file comme des oies, devons nous traiter de poltrons ceux des chevaux qui, plus finement organisés, plus sensibles, plus passionnés, mieux doués enfin, ne se prêtent que difficilement à nos tendances excessives à la régularité, à l'uniformité? Il serait fort désirable que le cheval lui-même pût s'expliquer, il nous dirait, croyons-nous, de tristes vérités.

M. d'Azémar termine son livre en insistant sur la nécessité où nous sommes, si nous voulons avoir réellement de bons cavaliers, de nous rapprocher des coutumes équestres des pays où le cheval est le compagnon et l'ami de l'homme, des contrées habitées par les Arabes ou les Tartares; or, l'Algérie et sa population arabe sont à nous, il nous serait donc facile d'y créer une pépinière de jeunes cavaliers. Nous avions ^mis ces idées antérieurement, nous sommes heureux de les voir faire leur chemin . et nous désirons vivement qu'elles arrivent comme conclusion de tout travail qui sera publié sur la cavalerie.

— La librairie Dentu vient de mettre en vente deux charmants volumes : le 13 e hussards et le Chemin de l'épaulctte. Le premier est un récit de toutes les tribulations qui attendent le conscrit dans un régiment de cavalerie. Le héros du livre est tellement dégoûté et irrité qu'il devient un fort mauvais soldat, et après un an à peine il est sur le point d'être envoyé aux compagnies de discipline, lorsque heureusement pour lui ses parents le font remplacer. Le volume entier est une série continue d'anecdotes plaisantes, dobserva-

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tions de détail fort exactes. Depuis qnelque temps déjà il a été publié divers ouvrages traitant des mœurs intimes du soldat. Ces livres ont eu du succès, et la veine n'est pas épuisée, car les nouvelles publications traitant la même matière trouvent dans le public la même faveur que leurs devancières. La condition essentielle, à notre époque réaliste, pour qu'une étude de ce genre soit bien accueillie, c'est qu'elle soit vraie, et le 13 e hussards ne Ta pas oublié. Seulement, au milieu de tout un monde inconnu du vulgaire, l'auteur, M. Gaboriau, n'a choisi que les types ridicules, les actions risibles, et son œuvre a pris un caractère exclusivement jovial.

Le commandant Lecomte, dans son livre du Chemin de l'épaulette, ne nous a pas ménagé non plus les récits drôlatiques , mais il les a accompagnés d'une partie sérieuse qui ne se trouve pas déplacée. Son enrôlé volontaire, malgré quelques déboires aussi, parvient à savoir remplir ses devoirs , à se faire remarquer et à arriver à l'épaulette. Çà et là apparaissent des conseils sages et sensés sans être lourds ni ennuyeux, et l'ensemble n'en est pas moins gai, plein de vervrf et d'entrain militaires. Nous sommes heureux d'avoir à signaler le succès de ce livre, car nous avons connu l'auteur alors qu'il commandait un escadron à Tlemceu, et nous savons de combien de sympathies il était entouré dans l'armée d'Afrique.

— Il est question, en ce moment, d'organiser des bibliothèques militaires. L'administration de la guerre a pris l'initiative de cette importante création, mais elle semble compter presque entièrement sur les dous gratuits, et dès lors le projet annoncé pourrait bien éprouver des lenteurs dans sa réalisation. Quoi qu'il en soit, le Spectateur qui depuis plus de trente ans, et à diverses reprises, a insisté sur l'extrême utilité de ces sortes de bibliothèques, ne peut rester indifférent, et

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il renouvelle ses instances pour qu ela mesure projetée soit mise sérieusement à exécution.

Une conséquence toute naturelle du surcroît d'instruction chez les officiers de notre armée serait d'encouraçer ceux qui se sentiraient suffisamment préparés à publier des travaux dans les recueils militaires. Loin de là, il est très difficile actuellement, pour un officier, d'obtenir la permission de faire paraître quelques

Sages, même lorsqu'elles ont un but purement scientique. Et cependant qui mieux qu'un militaire peut écrire sur l'armée? N'est-il pas pénible, par exemple, de voir les relations de nos dernières campagnes confiées par le gouvernement à des écrivains tout à fait étrangers au métier des armes? On n'exaltera pas ainsi chez nos voisins l'idée qu'ils peuvent avoir de l'état d'instruction de nos nombreux officiers.

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