ÉCOLE DE BATAILLON
§ I er . — FEU PAR RANG.
Ce feu nous paraît à la fois d'une exécution difficile à la guerre, et d'une efficacité contestable.
S'il remporte momentanément et en apparence seulement, sur le feu de deux rangs , en donnant un feu simultané sur tout le front du bataillon, il exige d'autre part un sang-froid remarquable et une solidité éprouvée de la part de l'infanterie, qui devra l'exécuter.
Il y a mieux : il nous paraît impossible de le commander en temps utile, au milieu du bruit de la bataille, et c'est pour cela surtout que le feu de deuoo rangs, le feu à volonté, est le seul qu'on pratique sur le champ de bataille.
Si l'on voulait un feu de la moitié du bataillon, réparti sur tout son front, ce que ne donne pas le feu de demi -bataillon, il nous paraissait préférable de l'exécuter dans tout le bataillon, par des fractions constituées.
de flanc, sans aucune exception. La théorie devrait renfermer une indication formelle à cet égard.