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SUR LES MANOEUVRES W INFANTERIE

modifications assez nombreuses dans la composition et la formation des carrés.

Ces modifications nous paraissent susceptibles de nombreuses critiques.

Et d abord, nous nous hâtons de le dire, nous croyons que la formation en carré ne répond plus aux progrès accomplis dans l'armement de l'infanterie, et dans le tir de l'artillerie. Nous croyons, que dans les guerres qui ont eu lieu récemment et dans celles qui vont suivre, prochainement peut-être, en Europe, on ne doit plus former le carré que dans des circonstances tout à fait exceptionnelles, c'est-à-dire, toutes les fois qu'une troupe d'infanterie pourra être attaquée d'emblée sur son front, sur ses flancs et par ses derrières.

Cette circonstance ne se présente guère, en Europe, qu'à la fin d'une bataille perdue, quand il s'agit d'évacuer le champ de bataille, en présence de l'ennemi.

Nous ne parlons point, bien entendu, des guerres d'Afrique, ou de toute guerre hors d'Europe, où l'on n'est jamais absolument le maître d'interdire à l'ennemi l'attaque d'emblée, sur une partie quelconque de l'ordre de bataille. La formation en carré est souvent indispensable dans de pareilles conditions, et il est bien naturel de la conserver dans l'ordonnance.

Mais en Europe, une armée marche ordinairement sans aucune inquiétude pour sa ligne de retraite. Elle a toujours l'ennemi devant elle. Dans ces conditions, la meilleure disposition contre la cavalerie nous parait être la formation déployée.

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En voici succinctement les motifs :

L'infanterie atteint, par son feu surtout, son maximum de puissance. Elle n'a de chance de résistera l'action de choc de la cavalerie, qu'en arrêtant cette cavalerie à distance, par un feu sûr et rapide exécuté contre elle, avant et pendant la charge.

Tous les écrivains militaires considèrent une charge de cavalerie arrivée à 40 mètres de distance de l'infanterie qu'elle doit rompre, comme une charge réussie, parce qu'à cette distance, l'infanterie n'a plus le temps de tirer avec assez d'efficacité pour arrêter l'élan de la cavalerie.

Il y a donc tout intérêt pour l'infanterie, à présenter, au moment où elle est menacée d'une charge, le plus de feux qu'il lui sera possible.

La formation en carré réunit-elle cette condition? Évidemment non. Et, il y a plus; une bonne cavalerie sachant attaquer un carré, ne rencontrera même pas le quart de feux de l'infanterie qui compose un carré.

Quant à la résistance de pied ferme, à la baïonnette, au moment du choc, on sait ce qu'elle vaut et quel degré de confiance il faut y avoir.

Pour bien comprendre les observations qui vont suivre, il faut remarquer .

V Que l'armement de l'infanterie a été entièrement remanié, et que son feu efficace, pendant la durée des guerres de la République et de l'Empire, atteignait à peine la limite de 200 mètres:

2° Que cette action efficace du feu, avec le nouveau

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