SUR LES MANOEUVRES D INFANTERIE
fusil, a été portée à 600 mètres environ, contre la cavalerie surtout;
3° Que les moyens de la cavalerie sont restés absolument stationnaires, qu'elle ne peut entamer lâchage avec chance de succès qu'à 300 mètres de l'infanterie, et que jusqu'à cette distance, elle s'approche au trot;
4° Que l'artillerie s'est encore plus perfectionnée que l'infanterie; que la puissance de son feu s'est beaucoup accrue et qu'elle agit avec justesse à des distances inconnues il y a quelques années seulement.
Il résulte de ces observations .
1° Qu'à partir de 1/200 mètres, une masse de cavalerie s' avançant pour charger de l'infanterie, subira déjà des pertes sensibles, par l'action de l'artillerie seule ;
2° Que de 1,200 mètres à 600 mètres, ces ravages d'artillerie augmenteront, le tir devenant plus précis et plus rapide.
3° Que de 600 mètres à 300 mètres, la cavalerie déjà éprouvée par le feu de 1 artillerie, sera soumise à l'action combinée de l'infanterie et du canon. Et dans cette période de sa marche, si l'infanterie tire vite et bien, la cavalerie n'arrivera point à entamer la charge. Mais, nous l'avons dit plus haut, son feu ne parviendra à son maximum d'effet, qu'autant qu'elle attendra la cavalerie dans l'ordre déployé.
A l'appui de cette dernière opinion il se présente une considération importante, tirée de l'examen de ce qui se passe sur le champ de battaille.
La cavalerie, qui n'a pas l'action de feu quand elle
attaque de l'infanterie, est le plus souvent accompagnée de batteries à cheval, qui lui donnent cette action de feu, dans une certaine mesure. Ces batteries rapidement démasquées, font feu sur les carrés, pour y mettre le désordre et faciliter ainsi l'approche de la cavalerie.
Dans r ordre déployé, ces batteries à cheval produisent peu d'effet.
Dans la formation en carré, au contraire, deux faces sont toujours atteintes, et les pertes deviennent plus considérables encore, s'il existe une réserve dans l'intérieur du carré.
Il est facile de voir, dès à présent, pourquoi la formation en carré nous paraît un non sens, à l'exception du cas de défaite où il peut devenir nécessaire : et voilà pourquoi aussi la formation du carré avec réserve nous semble un danger considérable ajouté a une faute tactique grave.
Il y a plus, nous soutenons, que la ligne d'infanterie déployée quand elle se compose de plusieurs bataillons produit un effet physique plus considérable sur le cheval, que la môme ligne formée en carrés obliques, ou perpendiculaires, comme on voudra. Nous allons essayer de le démontrer, et bien qu'en pareille matière, une expérience de polygône soit fort peu concluante, cette expérience d'exercice même viendrait-elle à l'appui de notre proposition
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! | 1 | ; etc.
Soit une ligne de bataille de huit bataillons, ayant