REFRAIN
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Jean eut un grand succès et M. Jambeau proposa que cette chanson : "La Reine du Rocher" devint le chant ralliement du Celcle Littéraire et Musical, proposition qui fut adoptée à l'unanimité.
Maurice lui quelques pages de voyages et d'aventures, il y eut encore de la musique, puis on se sépara en chantant :
— Bonsoir, mes amis, bonsoir.' Quand on est si bien ensemble, Devrait-on jamais se quitter ?
Combien agréable le temps avait passé ! Il est vrai que Louise Vallier avait baillé "à se décrocher les mâchoires" disait Maurice; mais cela n'avait pas d'importance et n'intéressait personne.
Le jeudi suivant, vers la fin de la veillée, , Jean se leva et dit :
— Je propose que notre charmante Présidente nous chante, à son tour, une de ses compositions, paroles et musique.
Des applaudissements accueillirent cette proposition de Jean, et Marieile sans trop se faire prier, se mit au piano.
— Je vais vous chanter une chanson que j'ai composée la semaine dernière, dit-elle, et que j'ai intitulée : "La Prière des Pleurs".
— Vraiment, Marieile, s'écria Louise Vallier, je ne savais pas que vous composiez des chansons, paroles et musique î . . . Je' vous avertis que, pour ma part, je suis très difficile et que, si votre chanson ne vaut rien. . .
— Ma chanson vaut ce qu'elle vaut, Mlle Vallier, répondit Marieile, en souriant. Si vous ne l'aimez pas, peut-être ces messieurs se montreront-ils moins difficiles que vous.
— Le titre de votre -chanson est beau, Marieile; je sais d'avance que ce sera délicat et joli, dit M. Jambeau. Nous avons bien hâte d'entendre : "La Prière des Fleurs".
— Oui, nous avons bien hâte ! dirent Jean et Maurice.
Marieile, après avoir joué une ritournelle, chanta :