CONS
A. — « J'envisagerai d’abord deux premières éven- «tualités où, à mon avis, la MÉTHODE ENDOSCOPIQUE «n’est plus discutable, où elle s'impose, l’emportant «sur le Frever. Ces cas se situent, si je puis m’exprimer ainsi, aux deux pôles opposés de l’évolution de la maladie, c’est-à-dire soit {très au début, alors que « l’augmentation de volume de la prostate est encore «faible, ne donnant lieu qu’à des accidents minimes «qui ne sauraient en rien justifier le Freyer, soit frès « tard, c’est-à-dire chez des malades très vieux (qu'ils «le soient de par leur âge — au-dessus de 80 ans — «ou par suite d’un vieillissement précoce, anticipé, « dû à un état général déficient), malades chez lesquels l'augmentation de volume parfois considérable de la < prostate apporte des troubles justifiant l’ablation «de celle-ci, sans que pourtant il soit possible de la « proposer.
CNRS
LE — « Dans le premier cas, qu’on pourrait concrétiser sous la formule « TRÈS TÔT », il s’agit le plus sou- «vent de sujets encore jeunes; il y a habituellement «concordance entre le petit volume de l’obstacle pros-
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tatique, du grossissement cervico-uréthral qui, au moins au toucher rectal, est modéré, — et les troubles souvent encore légers qu'éprouvera alors le malade. Ces troubles consistent souvent en une simple fréquence de la miction, surtout nocturne, mais suffisante pour supprimer un bon sommeil, — en une impériosité désagréable, gênante, de cette miction qui devient, par ailleurs, de plus en plus difficile, avec un temps d’arrêt au début (le patient doit attendre parfois cinq et même dix minutes avant que l’urine vienne). C’est en somme le tableau du prostatisme si bien décrit autrefois par M. Guyon. Le cathétérisme montre ou l’absence de résidu, ou un chiffre faible de rétention, 100, 150, 200 résidus souvent variables d’un jour à l’autre.
«Chez ces malades, avant la méthode endoscopique, on ne pouvait vraiment songer à proposer l’ablation sanglante : le Freyer n’est tout de même pas sans certains risques et aléas, sans entraîner de gros désagréments pour le patient, et seuls des accidents notables peuvent justifier l’opération. D'autre part, il faut reconnaître que l’énucléation de ces petits adénômes est souvent difficile. Donc, jusqu'ici, avant la faveur récente des opérations endoscopiques, le chirurgien refusait, à juste titre, d’intervenir dans de tels cas, attendant que les accidents soient plus prononcés. Actuellement, devons-nous rester passifs devant ces symptômes et attendre ainsi tranquillement que les troubles augmentent, — tel un architecte qui, en présence de quelques lézardes, attendrait pour agir que la maison risque de se dégrader complètement ?
&« L'URÉTHROCYSTOSCOPIE, du fait des troubles anatomiques et fonctionnels qu’elle permet de révéler, montre aujourd’hui qu’une telle conduite est illogique; depuis quinze ans, j'ai pu m'en rendre compte par des examens endoscopiques répétés. D'abord,