ACTE DEUXIÈME
SAVIGNT.
Ob! rieh... des lettres.,.
BERTnB.
Des lettres?...
SAVIGNY
Oui, des lettres... relatives à notre mariage... Elle voulait me prouver qu'elle s'en était beaucoup occupée... personnellement, et que j'étais un ingrat, par conséquent.
BERTHE
Et tu lui as promis que nous resterions?
Non, pas encore... je me défends tant que je peux.
BERTHE
Enfin, il faut espérer... (Eue se ie?e.) Vous devez encore avoir une conférence sur la terrasse, après la valse... j'ai cru entendre?
SAVIGNT* brusquement.
Est-ce que tu es jalouse, toi ?
BERTHE
Oh 1 mon ami... jalouse de Blanche!... comment veux-tu?..
SAVIGNT.
Il ne manquerait plus que cela!... N'est-ce pas uniquement pour te plaire, pour t'obéir, que je suis entré dans cette série d'explications ridicules?
BBBTHE.
Mais... sans doute... et je t'en remercie... je t'en sais tout le gré du monde.
SAVIGNY
C'est heureux. (Riant.) Tu me permets alors d'aller à mon rendez-vous, car elle a la fureur des rendez-voua!
BBBTHB.
Oui... oui, va, je t'en prie!
SAVIGNY
Je crois que voilà la valse qui finit justement, (t'orchestre cesse déjouer.) Et c'est une personne qui n'aime pas à attendre... (n
go dirige yen la porte de la terrasse.)
BERTHB.
Oh!... OUI, Va, vaî... (Se croyant seule et essuyant du bout de son gant deux larmes qui lui échappent.) Oui, je Suis folle, vraiment!
SA VIGNY, qui s'est arrêté arec hésitation aprèa arolr entr'ouyert la porte, revenant doucement près d'elle, et surprenant son émotion ; areo bonté.
Tu pleures?
BERTHE , aptes un faible cri de surprise.
Non... non... pardon 1 je te demande pardon!... je ne sais ce que j'ai ce soir... je suis fatiguée... nerveuse... voilà tout!
SAVIGNY
Tu es jalouse, dis vrai I