BLANCHE, BERTHE
BERTI1E , éperdue, accourant, et lui prenant les meins.
Oh! non!... non!... je t'en prie!... je t'en supplie !••• Blanche!
BLANCHE , froidement»
Es-tu rassurée?
BERTHE
Non... non... n'est-ce pas?... Ce n'est pas vrai?... ce n'est pas» possible?...
BLANCHE
Tu as entendu?
BERTHE, l'enlacent*
Oh! ma chère... ma chère petite!... je t'en supplie!... je te demande pardon... je t'aime, je t'aime bien, je t'assure... oh! ne fais pas cela, je t'en supplie à genoux I
BLANCHE
Ne me prie pas, c'est inutile, je suis décidée.
BERTHE
Mon Dieu! mais c'est horrible!... ma tôte se perd... quand
je pense que c'est peut-être moi, mou injuste défiance, ma sotte jalousie...
BLANCHB.
Oh! non... n'aie pas de remords... ma résolution était prise depuis longtemps... cela a pu me la faire précipiter de quelques heures, voilà tout.
BERTHE
Mais, malheureuse enfant 1... y songes-tu, enfin?... c'est le déshonneur 1 c'est la trahison! c'est le crime!... et crois-tu donc que je puisse laisser cet odieux projet s'accomplir dès que j'en suis instruite?... Oh! non... c'est un devoir pour moi de t'arrôter a tout prix... et, si tu résistes à mon affection, à mes prières, à mes larmes... eh bien, je parlerai... je préviendrai ceux qui ont des droits sur toi... ton beau-père, s'il le faut!...
BLANCHE
Non... tu sais que tu me ferais tuer; du reste, tu le peux, le voici !
L'AMIRAL, au fond.
Mais certainement... cela vous abrège le chemin de moitié...
BERTHE, à put.
Mon Dieul