SCÈNE IX
BLANCHE, BERTHE
BBRTIIE, éperdue, accourant, et lui prenant les mains.
Oh! non!... non!... je t'en priel... je t'en supplie!... Blanche !
D L A N G U E , froidement.
Es-tu rassurée?
BERTHE
Non... non... n'est-ce pas?... Ce n'est pas vrai?... ce n'est pa? possible?...
BLANCHE
Tu as entendu ?
BERTHE , l'enlasant.
Ohl ma chère... ma chère petite!... je t'en supplie!... jo te demande pardon... je t'aime, je t'aime bien, je t'assure... oh! ne fais pas cela, je t'en supplie à genoux!
BLANCHE
Ne me prie pas, c'est inutile, je suis décidée.
BERTHE
Mon Dieu! mais c'est horrible!... ma tôte se perd... quand
je pense que c'est peut-ôtre moi, mon injuste défiance, ma sotte jalousie...
Ohl non... n'aie pas de remords... ma résolution était prise depuis longtemps... cela a pu me la faire précipiter de quelques heures, voilà tout.
BERTIIE.
Mais, malheureuse enfant!... y songes-tu, enQn?... c'est le déshonneur! c'est la trahison! c'est le crime!... et crois-tu donc que je puisse laisser cet odieux projet s'accomplir dès que j'en suis instruite?... Ohl non... c'est un devoir pour moi de t'arrôter à tout prix... et, si tu résistes à mon affection, à mes prières, à mes larmes... eh bien, je parlerai... je préviendrai ceux qui ont des droits sur toi... ton beau-père, s'il le faut!...
BLANCHE
Non... tu sais que tu me ferais tuer; du reste, tu le peux, le voici !
l'amiral, au fond.
Mais certainement... cela vous abrège le chemin de moitic...
BERTUE, à part.
Mon Dieul