TH
8 D, échec
2 FR, échec'
7 D, échec
4 D, échee
Rpp. T
R. oF
an dernier eoup, lea Bknos peuvent également Jooer D.' 4 G A, échec«
Solution en iO coups, par M,
• Fassin, de
F. 3 C, échec
Di 8 FD^ échec
R. ID
T. 8 T, échec.
1). 8 FD» échec
1>. 7 F, échec
T. 6 T, échec
F. 4 C, échec
Autre solution en iQ coups par MM. B. Sieurw et Dam^tte. Les sept premiers coups comoDe dans la solution précédente.
T. 7 T, échec
D. 8 D, échec (i)
F. 4 C, échec
P pr. F, fnat.
(f ) L'échec de la Dame peut encore être donné iedifTéremmenl à 3 effilà^FD, à8THetà6TD.
Autre par M, Lelasseur.
Les six premiers coups comme plus haut.
7 D. 5 D, échec
9 D. 6 ou 8 D, échec
10 F. 4 C, échec
P pr. F, mat.
LB
Autre par M.
Stiennon de Meurs.
3 C, échec ,
R. IF
7 CD, échec
•r. iR
8 T, échec
R Joue
7 F, échçc
6 T, échec
4 C, échec
P pr. F, mat.
Cette solution a été également envoyée par M. Lelasseur, de Nantes, en remplaçant' toutefois les 6% 8« et 9* coups par 6 D. 5 D, 8 T. 1 CR et 9 D. 6 ou 8 D, échec ; et par M. Lantoine, de Guise, qui, outre la modification de 6 D. 5 D, donne pour 8* et 9« coups D. 7 CD, échec et T. 6 T, échec, obtenant )e même résultat.
Solutions en ii coups par MM. Duclos, Courel de Lisieux, Lel<is-
seur et Demonchy de Marseille.
Les trois premières rentrent dans celles qui sont exposées plus haut. La quatrième présente cette variété que le mat est donné par le pion du Cavalier; la voici :
3 G, échec
5 FD, échec
IFR
7 F, échec
6 F, échec
IF
8 F, échec
5 R, éch. dcc.
4 G, éch. et mal
Solutions en 12 coups par MM. Grosdemange, Lamouroux, Duclos, U. Bernard, Stiennon de Meurs, Mabille du Havre, et Lelasseur.
Cell equ i suit est de M. Grosdemange.
Les six premiers coups comme dans la solution précédente.
JOURNAL DSS iCHECS
6 R, échec
IR
7 C, échec
8 T, échec
8 FR, échec
7 F, échec
4 C, mat
Solutiùnsen 13 coups par MM. B. SieuraCy Lantoine/Demonchy et
Lelasseur.
Solutions en 14 coups par MM. Duclos, Beylemans de Lilley Lehsseur, Gautier f Lemattre de Chartres, don Mateo de Zamora de A Imeria.
La première de cette catégorie, signée Duclos, avait la priorité sur toutes les autres, ayant été déposée au café de la Régence le 15 juin, Jour de Tapparition du Journal, avant neuf heures du matin. Celle'que nous reproduisons se distingue par une manœuvre nouvelle et un mat différent de tous ceux que noue avons vus: elle est de M. Mateo de Zamora.
7 CD, échec
7 FD, échec
9lB
7 D, échec
5 T, échec
3 C, échec
Le problème de M. Numa Lloubes a encore servi do thème à bien d'autres études intéressantes. En dehors des solutions, toutes valables pour le concours, qui viennent d'être mentionnées, nous en avons reçu d'autres qui dépassent le nombre de coups prescrit, mais qui, par leur élégance et leur originalité, ne sont certainement pas les moins dignes d'attention. Nous croyons qu'on pren-
dra connaissance avec plahir dps deux suivaqtep qui pous sont communiquées par M. Lelasseur. Nous nous bornons à dqnner les coups des Blancs^ ceux des Noirs étant tous forclos.
Solution en 18 coups.
Blancs. — 1 F. 4 TR, 2 D. 7 CD, échec, 3 D. 7 FD, échec, 4 D. 7 D, échec, 5 D. 7 CR, échec, « D. pr. T. 7 F. 6 TO, 8 B, 3 F, 9 R. 4 R, 10 R. 4 F, il C 6 R échec, 12 C. 7 C, échec. 13 R. 5 C, 14 C. R, 15 C. 4 FR, 16 T. 8 T, échec, 17 D. 7 C, échec, 18F.4FD.
Noirs. — 18 P. 3 T^ échec et mat.
Solution en 23 coupi.
Blancs. — 1 P. 4 TR, 2 D. 7 CD, échec, 3 C. 7 F, échec, 4 1 D, échec, 5 C pr. T, 6 D. 7 CR, échec, 7 D. 7 FR, échec, 8 F. 6 TD, 9R. IT, lOR. 2T, 11 R. 1 T, 12 D. 5 T, 13 C. S F, <4D^6 C, 15 C. 4 D, 160 6 D, échec, 17 T. 8 T, échec, 18 F. 1 F, {9 D. 7 R, échec, 20 T. 6 T, échec, 21 D. 4 R, échec, 22 D. 5 FR, échec, 23 F. 2 C.
Noirs. — '^3 Ppr. F, échec et mat.
Nous avons pensé qu'il serait agréable aux nombreux amateurs qui ont étudié ce problème de connaître les résultats des recherches qui ont été faites et les différentes manières d'obtenir le mat. De toutes ces solutions^ celle qui est en 9 coups est la seule Juste, dans la rigoureuse acception du mot : c'est par conséquent la plus méritante. Nous déclarons donc que le prix a été légitimempnt gagné par son auteur, M. A. GauUer, demeurant à . Courbevoie, rue de Colombes, n<> 32.
En terminant, nous nous faisons l'interprète de M. N. Lloubes pour déclarer que son offre d'un prix n'avait aucun caractère de prétention ou de défi, il a voulu simplement soumettre sa composition à des investigations approfondies, afin de s'assurer si Ton pourrait arriver au but qu'il s'était proposé et qui consistait à faire manœuvrer le' Roi, les Fou? et le Cavalier» sans que les piom noirs puissent bouger. Par le fait, ce but s'est trouvé complètement atteint, quoique par des marches différentes de celles que l'auteur a employées.
P. JOURNOUD.
JOUlNAIf PV8 ftCHBCS
LETTRES D'UN AMATEUR
Mon cher monsieur,
' Puisque tous voulea. bien accueillir mes idées lorsque Je pense aux échecs, permettez-moi de saisir l'occasion, peut-(^trc unique» que me présente le problème do M. Lloubes, pour rappeler ici quelques définitions que paraissent ignoret* plus d'un compositeur els'îrtor.t plus d'un chercheur :
1® On entend par problème d'échecs un mat & donner ou une position à prendre en un nombre de coups déterminé, avec ou sans conditions.
T^ Lorsqu'un problème e?t annoncé en 5 coups^ par exemple, s'il peut se résoudre en 4, il est faux,
3® l^$ conditions ne peuvent être sous-entendues.
4* Si, comme Damiano, on propose une solution qui ne soit pas la plus brùve possible, après ces mots • en tant de coups», il faut ajouter ceux-ci : a ni plus ni moins. >
5^^ Lej>remier coup (à moins d'indications formellement con* traires) duit être unique, sans quoi le problème' est /aux. Chacun des autres coups de Taltaque doit 6tre unique aussi, sans quoi le problème est défectueux. Ce n'est que lorsque la défense ne Joue pas son meilleur cqup, que l'attaque peut être continuée de plusieurs manières.
Si maintenant j'applique ces règles si simples et si logiques au problème de M. Lloubes, me voiià dans l'embarras.
En 14 coups (ce n'est pas ni plus ni moins), en 14 coups, et l'on accorde huit jours pleins! C'est donc bien dii'ficile à trouver? Baht nous ferons de la haute école.
Mais voici qu'au bout de quelques demi-heures les 14 coups sont réduits à 13, à 12, à H, à iO et qu'avant l'expiration du délai, il vous arrive une triomphante solution en 9 coups I
Évidemment il y a eu malentendu, et l'auteur a oublié ces mots si importants : ni plus ni moins. Voyons donc si, en 14 coups, il n'y avait qu'une manière de résoudre le problème.
On trouve plusieurs premiers coups. Ensuite, plusieurs marches différentes, et, ce qui est plus grave, plusieurs mats. Recherchons donc ridée qui a pu donner naissance à notre échiquier en ivoire.
Sans aucun doute, une idée ingénieuse, par exemple celle-ci : déloger ce cavalier qui garde des cases importantes et qui arrête un pion lequel enferme la tour. Assurément, si le mat ne peut être donné en 14 coups qu'à ces conditions, il y avait là une entreprise, mal conduite, il est vrai, mais digne d'éloges.
Mais, mon cher monsieur, il faut renoncer à cette explication. 11 ne se peut, en effet, que l'auteur n'ait pas découvert celte vérité si simple : pour arriver exactement au nombre U, il n'y a qu'à opérer d'abord comme pour le mat en 10 ou en 9, et à perdre des temps avant de couper au roi la retraite vers le nord. J'indique ce moyen, il y en a d'autres.
Je conviens que, si l'auteur a vu cela, il n'avait plus le pouvoir d'exprimer sa pensée : il eût fallu qu'il indiquât lui-môme, pour ainsi dire, sa solution, en déclarant que telles ou telles pièces devaient être mues.
Voilà ce que je voulais démontrer : l'inconvénient du manqua de précision en matière de problèmes.
L'échiquier est dû à l'auteur de la solution en 9 coups; mais il est évident que l'auteur du problème n'avait pas prévu ce résultat. Qu'il se coDsole d'ailleurs, s'il est peiné : il est arrivé des mésaventures aux meilleurs compositeurs, et aucun d'eux n'a songé à nier les principes que Je viens d'exposer ou pour mieux dire de rappeler.
Après tout, erraTt,,, J'allais dire une banalité.
Cela me remet en mémoire un conte persan qui a bien pu issir de Méry, lorsque ce voyageur par intuition étudiait à Marseille les Indes anglaises. Quoi qu'il en soit, le conte est aujourd'hui écrit en persan.
Une nuit, un Nabab d'invention et de loisir imagina un problème grand comme un cèdre, invei^e comme un puits et bienfaisant comme un essaim d'abeilles. 11 en confia la publication aux quatre bouches du vent; et, pour l'auteur de la première solution Juste qui lui arriverait, il promit et fit faire en effet, un éléphant en or, en argent, en fer et enRuolz,à l'instar de la statue de 1 honnête Nabuchodonosor. Je dis honnête parce que ce vaurien s'est repenti, et que, les Pères de l'Église étantincertains sur son sort final, il m'est bien permis de le supposer en pleine béatitude : Je suis irès*lent à damner le prochain. L'éléphant était donc, comme l'empire d'Alexandre, macédoine par sa composition, et, par ses reflets, macédoine comme la pierre de ce nom qui passe en Orient pour changer de couleur 72 fois par minute. C'était une belle bête : oreilles magistrales, forte trompe, regard condescendant et queue de rat. Ce njble animal^ entre autres signes de grandeur, avait une taille de quatre mètres. On peut comprendre qu'une
JOUBNAL DK8 fiCBSCS 89
prime d'un aussi beaa rendement dut mettre bien des esprits en campagne et faire négliger bien des épouses. On ne pouvait qu'on ne fût allécbé (style Port-Royal).
En effet, dès le premier jour, il arriva une solution au maximum des coups, puis une autre au minimum; et les jours suivants, les employés aux télégraphes de tout l'univers eurent à peine le temps de dépécher au Nabab les milliers de solutions que lui envoyaient les amateurs d'éléphant. C'est, dit-on, ce qui mit en retard certaines rectifications diplomatiques qui laissèrent à de fausses nouvelles le temps de faire fortune à la bourse... d'Ispahan.
Le Nabab généreux n'hésita point. Il avait mal vu en croyant son problème difficile, ou bien il avait commis une erreur en ne déclarant point absolu le nombre des coups; dans tous les cas, il s'élait trompé en supposant que, dans un nombre de coups déterminé, il n'y avait qu'une solution. 11 ne voulut point mystifier l'univers entier qui s'était adonné à la recherche de son énigme. Pour être juste, plus juste que sa ccnception, il accorda un éléphant pour la première solution dans le nombre de coups qu'il avait rôvé, et un second éléphant identiquement semblable pour la solution la plus courte. Il fit ainsi la fortune d'un Anglais et d'un Chinois, parce qWil avait erré! Ce qui fit dire à un latiniste de Chandernagor : Errare humanum est, il est charitable de se tromper.
Bien & vous.
BENOIST