AU SUJET DU CONCOURS DE PROBLÈMES
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Au mois d'octobre dernier, nous primes, dans le PalamèJe français^ rinitiative d'un concours de problèmes, et, c:i invitant Ici'auleurs de lous les pays à entrer en lice, nous leur fîmes connaître la composition du comité qui serait appelé à juger leurs œuvres, dans lequel ils voyaient avec confiance figurer les noms les plus recommandables, et leur offrant toutes les garanties qu'ils étaient en droit d'exiger.
La nouvelle rédaction du Palamèdc qui s'intitule elle-même sur la couverture de ce journal, l'élite At^ joueurs iesplu< célèbres et qui, en réalité, se compose d'un éditeur étranger aux échecs et de quelques jeunes amateurs, celle nouvelle rédaction, disonsnous, s'est substituée au comité que nous avions choisi, et elle vient de décerner les prix.
Nous n'avons personnellement rien à dire contre cette substitution dont la responsabilité pèie tout entière sur le Palamède. Mais, sachant de source cert;iine que la décision rendue a été accueillie par un certain nombre de compositeurs de problèmes avec mécontentement et défiance, nous tenons à honneur de déclarer hautement que nous sommes resté* tout à fait en dehors des opérations de ce concours.
Il nous suffit pour aujourd'hui de faire cette déclaration; mais nous aurons à parler de cette décision qu'on dit faussement avoirété prise à l'unanimité, de ce rapport incohérent dans lequel
les épithètes exclaraatives : superbe! admirable! splejidide!
remplacent les appréciations raisonnées et motivées, mais qui, en revanche, se permet certaines plaisanteries d'un goût assez médiocre, dirigées contre quelques concurrents malheureux, lesquelles, avis en est donné au trop spirituel rapporteur, ont eu peu de succès auprès de ceux à qui elles s'adressent.
Nous tiendrons nos lecteurs au courant de cette afi'aire.
P. JOURNOUD.
ECLAIRCISSEMENTS
SUR LB9 PROBLÈMBS (D
(SiUe)
Ce qui va suivra n'est pas un traité. Lors môme que je serais capable de justifier un pareil titre, je ne l'adopterais pas, le croyant impropre au sujet, par la même raison que je ne saurais Vadmetlre pour toutes considérations, aperçus, essais sur un art quelconque. Ce mot ne me semble applicable qu'aux ouvrages dogmatiques ou didactiques. Dès qu'il est question du goût, il faut renoncer à enseigner ; on peut émettre une opinion, dire son sentiment, mais on doit abandonner la prétention de poser des règles. Or, si, d'un côté, il est bon de s'entendre sur quelques principes en dehors desquels les problèmes ne peuvent ôtrc admis aux concours, de l'autre, on ne peut réglementer les appréciations des juges, parce que les qi: alités que doivent offrir les problèmes admissibles et admis lont du domaine de l'esthétique. Est-ce a dire qu'on soit réduit au silence? Non ; mais il est une excellente manière de ne dire que ce qu'il faut : c'est de définir autant que possible chacune des qualités, d'exprimer son avis sur la principale, et de laisser le choix aux compositeurs. C'est ce que je feraL Après avoir exposé les principes (ce sera court), j'apprécierai suivant mon propre goût les qualités des problèmes, et je m'appuierai sur quelques exemples pour plus de clarté.
Ce petit travail a été provoqué par différentes questions adressées au Directeur du Sphinx qui a eu assez de confiance en ma bonne volonté pour me laisser le soin d'y répondre. C'est donc à ces questions et à d'autres qui pourraient être faites, que répond notre titre : Eolaircissements sur les problèmes.