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Les Blancs, après avoir enfermé le Roi noir au milieu de ses propres pions
lui donnent le mat au onzième coup.
Ce problème fantaisiste est un des plus incorrects qu on puiacc imaginer. J*en signalerai successivement les taches. Quant «"l présent, remarquons qu'il présente deux Fous blancs sur des cases blanches.
Dans tous les problèmes ou parties figurés on est convenu K^ de faire marcher les Blancs de bas en haut et les Noirs de haut tu bas; 2° (à moins d'indication contraire], de supposer que les Dlancs ont le trait.
Mais oublions un instant cotte dernière convention, et que le lecteur me permette de lui adresser une question, avec espoir de réponse affranchie, {y'oir le diagramme ci-après.)
Règles absolues, — Supposons qu'il s'agisse d'un [ roblème en 5 coups, s'il peut serésoudre en 4 ou moins, il est faux.
Le premier coup doit être unique, sinon le problème est faux.
En réponse au coup précédent des Noirs, chacun des coups des Blancs (qui ont eu le Irait) doit être unique aussi, à moins que le coup des Noirs n'ait pas été l'un des meilleurs possibles. Sinon le problème est défectueux.
Si donc, ÙL la première attaque, les Nuirs ont répondu par un mauvais coup, c'est à dire par un coup qui ne pcrmett3 plus la défense la plus longue^ les Blancs peuvent avoir plusieurs ma-
oières de jouer pour obtenir le mat en 4 coups ou moins; et siDsi jusqu'à la fin.
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'Jtm^fjA.
D'après qaelie probabilité peut-oii attribuer le irait soit aux Blancs, soit aa\ Noirs? Dans qnclle mesure ponrrait-on parier?
S'il y a des conditions qui affranchissent de ces règles le probtème proposé, elles doivent être très-explicitement exposées, ainsi que celles qui. sans enfreindre la loi, ajouteraient de nourelies difficultés. En un mot, aucune condition ne peut être sousentendue.
Si, par exemple, on propose une solution qui ne soit pas la plus brève possible, après C3s mots « en tant de coups », il faut ajouter ceux*ci : c ni plus pi moins. »
Exemple :
Le problème déjà cité est faux, parce qu'on peut jouer indiffé* remment au premier coup : T 4 F échec, F 5 F échec ou C 6 F échec. Il est de plus incorrect parce que le pijn arrivant à 8 T peut être converti en Fou ou en Dame, les Noirs n'ayant pu faire de fiule.
On s'est quelquefois imposé la tâche de construire des problèmes symétriques. La symétrie absolue, qui consiste dans le dessin et dans la cou^eur^ cfTre une très-grande difficulté, non pour éviter un double premier coup (on peut presque toujours remédier à cela en déplaçant l'ensemble des pièces); mais pour éviter un double dans les coups suivants.
Ainsi, dans leproblème ci-contre, la Tour peut jouer au second coupa cinq cases difTércntcs.
Je citerai encore le problème invei*se de Madame Handwerker (page 68]. N'étant plus amoureux de «cette dame qui m'a donné uoe leçon, je lui déclare que son dernier Cavalier blanc a plu-
sieurs cases et n'est point obligé de se faire prendre. C'est une iurorreclion.
Les Blancs font mat en 5 coaps.
Convenons donc que, pour qui ne connaît pas cos règles tacilcmcpt élablies dans le monde des échecs, les données d'après lesquelleson doit trouver Ta; d'un problùm3 sont trô>insuffi santés, Ku effet les Blancs donnent le mat.
Ont-ils le trait? En France, nous ne le disons pas.
De combien de manières peut-on attaquer? D'une seule. Sousentendu, lill ainsi des autres règles.
La formule : « Les Blancs font mat en cinq coups » est donc bien loin d'avoir une rigueur et une netteté mathématiques.
Il faudrait dire (et cela serait encore insuffisant), les Blanc?, .Tyant le trait, etdébutant d'une seule manière, font mat, au plus tard, au cinquième coup.
Mais cela serait insupportabicment long, cl l'on a supposé qu'il on était des citoyens de la république échiqucenne comme des citoyens français ou annamites qui sont ciMiiés connaître la loi. Or, il faut conv nir que, si la loi ( si d'accord avec la conscience qui doit nous inspirer Tobservance du code, la conscience a d'innombrables sous-entendus relativement à Tadministration, à la police, à l'impôt, etc., etc. Connaître la loi sans l'avoir apprise, c'est beaucoup plus fort que do deviner les élisions de notre
formule.
Laissons-la donc telle qu'elle est, avec celte suffisante iusutlisance qui convient parliculiôrem.^nt aux orac'es.
{La suite prochainement.)
BENOIST
imNAL DES ÉCHRCS
PARTIES